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486 PHÉNOMÈNES VOLGANIQUES.
à 16, 080 pieds de hauteur (Condamine , Yes. des trois prem. deg. , p.56), et par conséquent il doit.être plus remarquable que les volcans de la vallée de Quito, qui s ’élévent déjà sur une base très haute. Personne n’a encore étudié ce volcan. Il dégage sans cesse des vapeurs, éten1749, son cratère se faisait distinguer au-dessus de la chaîne par l’éclat des gerbes de flamme qu'il rejetait. ,20 Tungura ua. Lat, 1° Al'S. Il s'élève à 15,471 pieds de Paris (Humboldt ). Avant de parvenir à la roche andésite dont il se compose, on trouve d’abord du micaschiste , et un peu plus bas, à 7, 200 pieds, de la syénite. Ces roches sont peut-être d'énormes fragments d’une enveloppe que les deux chaînes d'andésite ont bouleversée et brisée dans leur soulèvement. | 3° Cur: guairazo. Volcan situé non loin du Chimboraco, et qui s'élève à 14,706 pieds de hauteur ( Condamine ). L’affaissement du sommet de la montagne, qui s’est écroulé dans, l'intérieur, le 49 juillet 4698, peut difficilement être attribué à la seule action des secousses fi un tremblement de terre ( Humboldt, Atlas É pittor . + , 241 de | La td dû Chimboraço est une andésile à à fond gris et très dense. On distingue parfaitement dans les cristaux blancs d’albite qui y sont englobés, les angles rentrants et saillants de leur surface. Les cristaux d’amphibole sont ordinairement d’un vert foncé, et présentent une cassure lamelleuse évidente ( G. Rose ). M. Boussingault s’est élevé sur le flanc de celte ART jusqu’à la hauteur de 148, AS pieds (6, 004 mètres). C’est la plus grande hauteur à laquelle les hommes soient, MAT aNV dans le Nouveau- Monde. ù L'aspect, des blocs immenses d’andésite entassés les uns Sur les autres qui composent ce dômé immense, a suggéré à M. Boussingault, sur lèur mode de formation, une idée qui, énoncée par un naturaliste aussi distin-
gué, mérite d’être étudiée avec la plus g grande attention.
I! pense que les masses, les énormes débris dont les volcans se composent, sont le réSultat du fendillement et des fractures opérés par l’action qui a brisé et soulevé une partie de Ja masse andésitique des Cordillières. Il serait ärrivé pour ces débris ce qui aürait lie si on voulait combler : de nouveau un puits profond créusé dans le roc solide , avec les blocs qu'on en à extraits ; il est évident qu il resterait sur ce puits un cône d'au-
tant plus élevé que le puits aurait été plus profond Fes
de Poge 4855 , 216).
M. Bouésingaate admet donc le soulèvement de” ces
montagnes. Leur forme en dômé si régulier pourrait
néanmoins faire supposer un soulèvement plus régulier que celui qui résulterait de l’ entassement de débris él
de blocs. M. Boussingault ajoute qu’il n'y a certainémenñt pas dans les cônés volcañiques dé r équäteur, non plus que dans ceux du J'este du globe, üR, seul cratère
formé par le débordement d’ une lave liquide, | . 4 Cotopaxi. Volcan de là chaîne orientale, élevé
de 17,662 pieds de Paris (Humbotdt C’est un Cône immense ét l'an des centres les plus actifs de l'action
volcanique intérieure. Depuis 1742, He est presque constamment en, mouvement (Hof, he 492), M. dé Humboldt a donné une vue de ce es ( Atlas Te p. 44, tab. 10).
La roche qui fornie la cimé du céidpa ressemble. à
un pechstéin d'un vert grisâtre, et contient beaucoup de cristaux d’albite mesurables, On y observe aussi des obsidiénnes et des pierres- ponces , avec cristaux d’albite et d’amphibole.
L’ andésite se retrouve é éga atement. dans la plaine. Il est
évident, d’après les échantillons de la collection de
M. de Humboldt, que c’est celle roche qui forme les
préténdus porphyres de Penipé au pied du Tunguragua,
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