‹ Description physique des Îles Canaries, suivie d'une indication des principaux volcans du globeChapitre 8 sur 90 · A CE · texte numérisé non relu

A CE

2°. Une secôhde source qui jaillit d’une grande profondeur entresles rochers... %* . . . . . .

3° ‘Une source qui jaillit du sol, près du Baranco , . Source acide, située au-dessous de Moja et peu imporportante , soit par son contenu en acide carbonique, soit par la quantité d'éau qu’elle fournit . . . . Source acide ét abondante, qui jaillit entre des gros blocs de rochers , au fond du Baranco de la Vergine , au-dessous dé Fisgds . à + . +... . ra, Petite sourcerqui domine les habitations de Rio- Secco , près du Baranco de la Vergine , à 1,400 pieds de hauteur; la température de l’atmosphère est en ce point de 200 R,. , ; Ps, Fe Source abondante, situéeisur le chemin qui mène, par la montagne , de Rio-Secco à Moja . , . . , + Source abondante, mais très faiblement acide, qui sort d'un canal formé par deux pierres dans le Baranco, aumL Terror, à 1,451 pieds de hauteur ,

I paraît résulter de ce qui précède, que l’on peut regarder 13°,5 R. comme l'expression de latempérature du sokb;: sur le flanc septentrional des montagnes de la grande Canarie, jusqu’à une hauteur de 2,000 pieds. La température de l'atmosphère est, dans la même siluation, de 16°R. . |

Pelite nice sinée à 2,250 pieds de hauteur ; elle sort d’une masse de conglomérat jset coule au - dessous de Tonte , dans la Caldera de Tiraxana. J'ai trouvé que le 18 juillet sa température était . .

( Cet endroit est très abrité et fort chaud. )

Source située au-dessous de l'Église de Texeda , dans une vallée étroite, à 2,600 pieds de hauteur. Cette source médiocrement abondante marquait …

Sources de l’ile de Madère.

Auprès de Brazenhead, à l’ouest de Funchal, on re- Marque une source qui sort des fentes des rochers dans une grolte : les eaux qui coulent au milieu de : buissons q Adianthus sont entourées de bananiers très

épais, et par conséquent ces eaux ne peuvent être complètement à l’abri de l'influence de la température de l'air ambiant. Le 22 avril, le thermomètre marquait dans ces eaux 15° R,; la température de l'air était de 16°,6R.

Bonne source située à 900 pieds de hauteur’, sur le chemin de Camachio : la température de l’air était RE RES + 140,2 R.

23 Avril. Belle source située au- RÉ D Fr Églisede sept de Monte, à 1,774 pieds de hauteur ; sa température , prise à des jours différents , était constamment . « . 11,2

Bowdich a pris la température de la même source en octobre et a trouvé 44°,35R. ( Edinb. Phil. vie XVIII, 917.)

Source qui sort entre des blocs de rochers, à la partie supérieure du flanc de la montagne , sur le chemin qui mène à la pierre qu’on aperçoit très Hien de Senhora : elle’se trouve à 3,950 pieds de hauteur, La température de l'air est dans cette situation de 11,756, Celle de la source est de. . + … UE ji de la cime de Toridÿss, : jusqu’à l'endroit où commence à s'élever la dernière crête de la montagne , se trouvé une source entourée par une muraille, et qui sort en bouillonnant avec violence , et#en formant nn ruisseau : elle est située à 4,760 pédile de hauteur ; sa température est de . m . . . . - , . . . 5,74

Il résulte de là que la température s’abaisse de. 1 degré, lorsque depuis 900% jusqu'à 4,774" on s'élève de . . . 294r-

AT «ie Il paraît par là évident que la température moyenne change peu dans toute la hauteur qu'occupe la région des forêts, tandis que cette température varie du simple au double en-dessus et en-dessous de cette partie des moxitagnes. La. température du sol diffère : 4 :

CLIMAT, 94 aussi beaucoup moins de la température de l'atmo- Sphère dans les régions couvertes de forêts, que dansles parties situées à une faible hauteur au-dessus du niveau de la mer, ou sur la cime des montagnes.

Le capitaine Sabine, en montant au Pic Ruivo, le 15 Janvier 4822, a observé sur le flanc du Corals, à 4,180 pieds de hauteur, une source abondante dont la température était de 6°,7 R. : ce résultat s'accorde assez bien avec ceux qu’avaient présentés les sources situées sur le chemin de Toringos. Il serait pourtant à désirer que l’on püût observer la température de ces Sources élevées pendant le cours de l’été, alors qu’elles ne sont pas influencées par la fusion des neiges et les pluies abondantes de l'hiver. :

Il est à remarquer que la température des fontaines des environs de Funchal est très basse ; d’où peut provenir un pareil refroidissement ?

. Bowdich rapporte qu’il a observé trois fontaines situées à plus de 20 pieds de profondeur, et dans des bassins complètement ouverts, dans les habitations de MM. Sundie, Young et Sortie ; la température de leurs eaux était seulement de 110,55 R., tandis æ. la température de l'atmosphère était de 16°,4R.

D’après les observations faites pendant quatre années par Heberden , le thermomètre ne descend jamais dans Celte contrée au-dessous de 12% R. : la plus basse température qu’on ait observée cette année (1815),

était de 120,5 R. |

Dans les grottes, à 498 pieds de l’ouverture et àpeu Près à 15 pieds au-dessous du niveau de cette ouverture, le (hermomètre marquait le 4 novembre 159,5. , et le 4 janvier 140 R. L'eau des fontaines doit donc pro- Yenir d'une hauteur considérable ; mais, quoi qu'il en Soit, là basse températüre des eaux de ces sources est Un phénomène très remarquable. |

-On ne ‘doit pas Voir sans étonnement combien ii faut peu d'acide carbonique pour altérer la température des sources. Dans l’île de Canarie les eaux douces et acides sortent à peu de distance les unes des autres, et cependant on observe dans leurs températures une différence de près de 4°R. Dans la vallée étroite qui monte à la Caldera de Palma, au point où les rochers élevés finissent presque par se rejoindre, à-4,564 pieds au-dessus de la mer, on trouve une source acide, l’Agua agria, et à une très petite distance, presque dans Je lit du ruisseau, une source d'eau douce, l'Aqua buena, sort en bouillonnant des conglomérats qui forment le sol. Le 26 septembre, la température de l’eau acide était de 19° R., tandis que l’eau douce ne marquait que 150 R. La source acide de Chasna à Ténériffe, quoique située à 5,800 pieds de hauteur * “avait Cependant, le 28 mai, une température de 15,5 R.

Quelques remarquables que soient ces phénomènes, ils ne se bornent pas toutefois aux îles Canaries ; on

. généralement dans toutes les contrées :

moins remarqué aucune source acide dont

la température ne fût plus élevée que celle des eaux pures avoisinantes.

On comprend plus facilement qu'il doit en être ainsi, lorsqu'on cherche à se rendre compte de la manière dont ces eaux arrivent à la surface de la terre, et à apprécier leur véritable nature. En effet, elles résultent toujours de l'action des eaux minérales chaudes et chargées de substances étrangères, qui sourdent des profondeurs de la terre, à travers les fissures de la croûte du globe, ou dans des vallées. étroites. L’acide carbonique, dégagé par ‘ces eaux chaudes, s'élève à travers les fissures des rochers, se combine avec les eaux froides qu’ikrencontre sur son pas-

Sage et est amené au jour avec elles. Ces eaux, par conséquent , Se trouvent échauffées par Je gaz qu’elles absorbent, et leur température s'élève ainsi au-dessus

de ce qu'elle aurait dû être. Entre toutes les sources remarquables de la Vétéravie et des montagnes siuées entre la Lahn et le Mein, il n’ÿen a pas une . dont Ja température ne soit Supérieure de plusieurs degrés à celle des eaux ordinaires. Ainsi, les eaux de Selters, à 800 pieds au-dessus de la mer, marquent TR. Celles de Gross Karben, entre Friedberg ‘et Franefort, qui sont les plus fortes, et par suite les Plus recherchées des eaux acidulées, ont une température de 42° R. La température des eaux de la Source de Schwalheim est de 40° R., et cette tem Pérature est la plus basse qu’on ait encore observé dans les sources de cette nature. Dans la vallée de la Lahn, on observe dans les parties les plus basses les Caux chaudes de Ems; mais de l’autre côté de ces eaux acides, on voit sorlir au pied des mOntagnes les abondantes sources chaudes de Wiesbaden. Aux sources chaudes de Cärlsbad, correspondent dans lespärties élevées des montagnes les sources acides et si nombreuses de Marienbaden et de ses environs. Aux Sources chaudes d’Aix-la-Chapelle, sont aussi annexées les sources acides de Spa et de Maimedy, de Pouhon-dés-Cuves, des Iles, de Guermont , de Hourt auprès de Vielsalm,, de Challe auprès de Stavelot ; enfin, les sources acides etélevéés de Riepoldsau, de Griesbach et d’Antogast sont toutà-fait en connexité avec les eaux chaudes de Baden*et de Badenweïler , qui sortent dans les parties basses de la contrée : il en est de même des sources acides de Liebwerda et de Flinsberg, et des sources chaudes de

armbrunh , dans le Riesengebirge. 2e

Les îles Canaries présentent cependant ce fait particulier qu'on n'y observe presque point de: sources

d'eaux chaudes , qui existent en beaucoup plus grande abondance dans les Açores. Toutefois ces eaux n’y manquent pas dune manière absolue, et leur présence suffit pour prouver leur conniexité avec les eaux des sources acides. Au sud de Tazacorte , dans l’île de Palma, se trouve une source dont les eaux sont extrêmement chaudes ; mais elle est presque constam ment couverte par les eaux de la mer, et ce n’est que dans les marées très basses qu’on peut l’observer. A la pointe de Fuencaliente, la plus méridionale de File de Palma , se trouvait aussi une source dont les eaux chaudés étaient. fort recherchées; mais elle fut recouverte par le courant de lave de 4678, et les-eaux se sont frayé un passage jusqu'à la mer, sans loutefois reparaître à la surface. Il peut bien se faire qu'il y ait aussi à Ténériffe et dans l’île de la grande Canarie un grand nombre de sources chaudes, dont les eaux se mêlent à celles de la mer bien au-dessous de sa surface. La mer est autour de ces îles tellement profonde, qu’on ne trouve aucune espèce de poissons dans leupwoisinage , parce que ces animaux ne pourraient trouver de place pour déposer leur frai; les sources chaudes peuvent, par conséquent, très ER s'écouler dans la mer à des profondeurs qui ne nous permettent pas de les observer.

: Les causes qui amènent à la surface de ia terre les eaux chaudes et les eaux acides, si importantes et si précieuses, ne sont probablement pas différentes de celles qui forment les éruptions voleaniques , et qui, brisant avec violence les obstacles qu’elles rengontrent, projettent une si grande quantité de matières et couvrent au loin de leurs débrisla surface de la terre : ; actions que l’on doit attribuer à l’incesSante oxydation des matières métalliques recouvertes par le granite Les matières gazeuses que les sources chaudes amè-

nent paï une action tranquille et continue à ja surface de la terre; restent, quand elle ne peuvent s’écouler de cette manière, enfermées au-de$Sous de la croûte terrestre, jusqu'à ce que leur pression étant devenue assez COnsidérable , elles se fassent jour avec violence, soit par les éruptions d’un volcan préexistant, soit en déterminant la formation de nouveaux cratères de soulèvement.

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