‹ Description physique des Iles Canaries, suivie dʾune indication des principaux volcans du globeChapitre 39 sur 48 · VolcandeSa/ia;a»>lat.l4°4,N.;long. 119» 21* E. de Paris · texte numérisé non relu

VolcandeSa/ia;a»>lat.l4°4,N.;long. 119» 21* E. de Paris

Ce dernier est une montagne isolée , séparée de la série des Camarines par le golfe de Lamon.

15" Ambil. Au nord deMindoro, à rentrée de la Manilla Bai. Les flammes qui s'échappent du sommet de ce volcan indiquent aux navires la route de Manille ( Plants Polynésien , i , 655).

14e Taal. Une vue très remarquable et très intéressante de ce volcan, faite par M. de Chamisso, se trouve dans Choris [Voy.pitt., 1820, vu, tab. 5). Le cône du volcan est beaucoup moins haut que les bords du cirque qui l'entoure ; ii ne s'élève qu'à quelques centaines de pieds. L'espace intérieur compris entre le pic et le cirque est occupé par un lac. Le cratère est extrêmement grand, et le fond , sur lequel s'élèvent çà et là de petites collines , est couvert par une mare de soufre en ébullition. Les fragments qui recouvrent les flancs du pic prouvent évidemment que le cratère s'est formé dans le trachy te, La pâte principale de la roche est brun foncé, peu brillante , finement esquilleuse , comme sur la nouvelle Kameni de Santorin. Un grand nombre de petits cristaux de feldspath , en partie jaunâtres , sont empâtés dans cette roche, dont tous les fragments ont été blanchis , même décomposés en grande partie par l'action des vapeurs sulfureuses. La principale éruption bien connue qui ait eu lieu par le volcan de Taal , s'effectua le 12 décembre 1754. C'était la première depuis 1716. La montagne avait commencé à rejeter de la fumée dès le mois d'août ; le 7 on vit paraître des gerbes de flamme. Depuis le 5 novembre le volcan rejetta avec fracas une grande quantité de cendres ; il s'entr'ouvrit en beaucoup de points , et des flammes s'élevèrent même

du milieu des eaux de la lagune dans des points où la profondeur est extrêmement considérable. Beaucoup de villages, situés sur les bords delà mer, furent détruits dans cette éruption. On observe encore fréquemment depuis cette époque, de petites éruptions (Chamisso , in Kotzebuës Enldeckungreise , in , 69).

15° Aringuay, dans le district de Ygorrotes au sud de la province Ilocas, dans l'intérieur de l'île et à peu près à 16° 50' de latitude N. $ d'après Fra Juan de Conception , ce volcan flt éruption le 4 janvier 1641 (Chamisso , p. 68).

16° Camiguin; c'est une petite île , située au nord de l'île de Lucou , sous 19" de lat. N : elle possède un très bon havre. Le Gentil a donné {Voy. n , pl. 4) un plan fort exact de cette île. A l'extrémité méridionale s'élève un volcan qui sert de guide aux navigateurs. La carte des Philippines de John Jackson que John Mavor a jointe à l'histoire des Philippines de Martinez de Zuniga , indique positivement lehâvre de cette île, mais on n'y trouve aucune trace du volcan.

17» Volcan de l'île de Babujan , Lat. 19* 27'W.; Long. 119° 42* 1/4. /T. de Paris. Ce volcan qui a quelques mille pieds de hauteur, est situé dans la partie ouest de l'île. Une grande éruption qui eut lieu en 1831, força les habitants à prendre la fuite et à abandonner l'île (Meyen, Voyage, n , 181).

Deux autres petits volcans s'élèvent isolément hors de la direction de cette chaîne; peut-être une connaissance plus parfaite de ces contrées permettrait-elle de les ranger dans une série voisine de la précédente.

1<> Un volcan brûlant situé sur une petite île auprès de l'île de Slakenburg sur la côte occidentale de Borueo au nord de Sambas, 3° 1/2 N.

2<> Un volcan observé par le capitaine Bampton dans l'Hormuseer, sur l'île du Cap, dans le détroit de Torrès.

Lot. 9° 48' S. Long. Paris, 140" 20' 33" E. ( Flindere, Introd. , p. 41).

CHAINE DU JAPON, ET DES ILES kUHILLLS

(Pl. XIII, 1,2).

La fréquence des tremblements de terre qui se font, sentir avec tant de force dans File de Formosa peut donner lieu de supposer que la chaîne volcanique des Philippines se perd sous le continent de la Chine. Après une longue interruption, on voit paraitre une nouvelle série de volcans , qui commence à l'île sulfureuse du groupe de Loochoo.

1° Le capitaine Basil Hall a donné une fort belle vue de cette île sulfureuse , mais l'immense cratère qui y est représenté doit faire soupçonner quelque chose de plus qu'un simple solfatare $ cette île est évidemment un des principaux canaux de communication de l'intérieur avec l'atmosphère.

Les volcans du Japon sont distribués sur toute la surface de ce continent , qui est comme Quito , Java , Gilolo et Luçon , le principal siège de l'action volcanique. •

2° tanega-Sima , île sulfureuse, à Test de Kiu-Siu. D'après Kampfer , cette île se serait soulevée du sein de la mer en l'année 94 , mais elle est trop considérable pour qu'on puisse admettre cette assertion.

5° Vulcanus ou Fuego. Latit. 50° 40' ; long. Paris, 123° 9' 85" E. Cette petite île , fort remarquable , est représentée dans l'atlas de Krusenstern. Elle rejette constamment de la fumée et des vapeurs sulfureuses.

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4» Aso , au nord de Salzuma. Le sommet de ce volcan laisse dégager des gerbes de flammes ( Kampfers, Japan von Dohm , i, 120). Des bains chauds entourent de tous côtés le pied de la monlagne.

5<> Unscn , sur une presqu'île , à l'est de Nangasaki.

La montagne était autrefois large et pelée, mais point très élevée. Les vapeurs qui s'échappaient de son sommet pouvaient s'apercevoir à trois milles de distance (Kampfer, i , 120). Mais le 18 du premier mois (1795), la montagne s'écroula, et il en résulta un enfoncement tellement profond, qu'on ne pouvait entendre le bruit de la chute d'une pierre lancée de la partie supérieure. Des vapeurs épaisses s'élevèrent pendant plusieurs jours de cet orifice.

Le 6 du second mois, le volcan Bivo-no-Koubi s'ouvrità environ une demi-lieue de son sommet, des gerbes de flammes en sortirent et s'élevèrent à une hauteur considérable; en même temps, des coulées de lave se répandirent avec une telle vitesse sur le penchant de la montagne , que toute la contrée , sur un espace de plusieurs milles , fut bientôt en proie à un vaste incendie.

Le 1er du troisième mois , à dix heures du soir, on ressentit dans toute l'île de Kiu-Siu ( Kidjo) , mais principalement à Simabara, un violent tremblement de terre qui fit écrouler des montagnes , renversa les maisons et crevassa le sol en beaucoup de points. Pendantfce temps, la lave ne cessa pas de couler (Titsingb, Mémoire des Djogouns par Abel Rem usât , 1820, p. 203, sq. , avec un dessin colorié de cette terrible éruption).

Le 1er du quatrième mois, la terre fut de nouveau violemment agitée pendant une heure , et les secousses furent si fortes qu'elles renversèrent des montagnes et qu'un grand nombre d'habitations furent ensevelies

sous les décombres. En même temps on entendait de tous côtés un effroyable mugissement souterrain : toutà-coup la montagne Miyi Yama se souleva dans l'atmosphère , mais elle s'affaissa bientôt sur elle-même et disparut dans la mer. Les vagues, jetées avec force sur le rivage, détruisirent beaucoup de villages situés près delà mer, et une masse considérable d'eau, sortie par les crevasses de la montagne , submergea toute la contrée. Simabara et Figo ne présentèrent plus en un instant que les traces de la plus affreuse dévastation. On évalue à 55,000 le nombre des personnes qui périrent dans cette épouvantable catastrophe.

6° Firando , île située à l'ouest de Kiu-Siu. Non loin de là se trouve une petite île rocailleuse qui, d'après Kampfer brûle constamment (Japan, 120). Tous ces volcans sont à peu près dans la même direction, sur une ligne qui va du sud-est au nord-ouest.

7o Fatsisio. Lut. 54° 50' , long. Paris, 137o 19' 25 " E. D'après Kampfer, près de là a dû se soulever, en Tannée 1606, une petite île, probablement celle de laquelle Broughton vit se dégager des vapeurs en 1796 (Hoff., il, 42). D'après les dessins de Broughton (p. 140), elle doit avoir à peu près 3,000 pieds de hauteur et être située un peu plus près de Jedo que l'île de Fatsisio.

8<> Fusi. C'est la montagne la plus élevée et le volcan le plus considérable de tous ceux du Japon : il est un peu moins haut que le pic de Ténériffe ; mais il ne le cède à aucun volcan pour la majesté de son aspect. Il est placé un peu au sud-ouest de Jedo , dans la province de Suruga. Son sommet est constamment couvert de neige, et il s'en dégage d'abondantes fumées. U en sortait autrefois aussi beaucoup de flammes , mais elles ont tout-à-fait cessé depuis que la montagne s'est entre ouverte sur un de ses flancs (Kampfer, Japan, i, 120). Klaproth raconte , d'après les livres japonais , que

285 ans avant notre ère , un grand éboulement forma dans une nuit le lac de Milsou-Oumi ou d'Oïtz , et eu même temps, le Fousi noyama, la plus haute montagne de Japon, se souleva du sein de la terre. Du fond du lac Milsou-Oumi sortit, 82 ans avant Jésus-Christ, la grande lie de Tsikda bo Sima qui existe encore. Cet événement est très remarquable et serait de la plus haute importance , parce que nous y verrions un Etna ou un Pic k Tènériffe s'élever d'un seul jet et non par des éruptions successives , si l'époque où il a eu lieu n'était si recalée, et si les sources où on puise ces notions étaient accessibles pour un plus grand nombre de personnes (Humboldt, Fragments asiatiques, i,223).

9° Alamo , dans la province centrale de Sinano , an nord-otiest de Jedo. Le 1er août 1783, après un violent tremblement de terre , la montagne rejeta par son sommet des gerbes de flammes et une telle quantité de cendres et de pierres, que toute la contrée , même en plein jour, fut plongée dans les plus épaisses ténèbres. Les habitants des lieux circonvoisins voulurent prendre la fuite, mais le sol s'entr'ouvrant de toutes parts, vomit des torrents de flammes qui dévorèrent toutes les habitations et firent périr les hommes* Vingt-sept villages furent ravagés et détruits par cet incendie.

Depuis le 10 août , ces phénomènes avaient encore augmenté d'intensité; un bruit effroyable, semblable à celui du tonnerre, avait comme pétrifié les habitants; bientôt on vit tomber une pluie de pierres incandescentes , dont le poids était même de quatre à cinq onces : elles s'accumulèrent h Yasouye sur une épaisseur de quinze pouces , et formèrent jusqu'à une conche de trois pieds d'épaisseur à Matsyeda. Le 14 août, à dix heures du matin , un courant de soufre , mêlé de gros blocs de pierres et de boue, se précipita du haut delà montagne et vint se jeter dans la rivière d'Asouma

MlÉlSOML ISKS VOLCANIQUES. 4M

Gawa, qui sortit de son lit et inonda toute la contrée. Le nombre des victimes de ce désastre est immense. La vue coloriée, jointe à la description Japonaise de cet événement , montre bien clairement que cette terrible éruption s'effectua par un grand nombre de cônes, disposés sur un même alignement , et qui par conséquent se sont élevés sur une même fracture pour former des canaux et livrer passage aux flammes. Un grand nombre de villages ont vraisemblablement été ensevelis comme à Lancerote en 1730 (Titsingh, Mèm. des Djogouns , p. 180).

10° Pic Tilesius , sur la côte occidentale de Nipon, un peu au sud du détroit de Sangar. Ce pic est très élevé et constamment couvert de neige : on trouve une vue de cette montagne dans l'atlas deKrusenstern. Quoique le docteur Tilésius donne toujours à cette montagne le nom de volcan , il pourrait bien se faire qu'il l'eût confondue avec la montagne Jesan , située dans la partie nord du Japon , h sept milles de Nambu , laquelle rejette très souvent des pierres-ponces, quelquefois même très loin en mer (Georgi russ. Reis. , 1775, i , 4).

11° Kosima, h l'entrée du détroit de Sangar ^ latit. 41° 20', long. Paris, 157° 25' 33"^. C'est une fort petite île volcanique, où l'on trouve un cratère très large, duquel s'échappent incessamment des vapeurs et de la fumée. D'après Horner, ce volcan n'a pas plus de • 700 pieds de haut. Le docteur Tilésius a dessiné quatre vues de ce petit volcan (Edin. PhiL Journ. , m, 349).

12° Volcan de l'île Matsmai , à quatre milles à l'est de Chacodade.Broughton a vu une grande masse de fumées s'échapper du flanc nord de cette montagne ( Voy. to the north Pacif. Océan , 1804 , p. 94). Lat. 42° 50' , long. Paris, 158° 49' 53" E.

13° Volcan à quatre milles au nord de Chacodade.

Lat. 42», 6'; long. Paris , 158°, 19' 35// E. C'est le volcan le plus au nord de l'île (Ricord, Plan des Hafcns von Chacodade in Golwvnius Gefangenschaft, n, 236.

Broughton, p. 102). -1 ' ^ WÉ^V

14° Volcan au nord de Vulcansbay , dans l'île de Matsmai , sur la côte sud-est de Bay Strogonof . Krusenstern Ta remarqué auprès du pic élevé et fort étendu de Rumofsky . C'est probablement le troisième des volcans observé par Broughton (U , 104 ).

Ces montagnes sont les premières de cette longue chaîne si bien déterminée, formée par les îles Kurilles , et on peut très bien supposer qu'il y a encore quelques volcans sur la côte orientale de Jesso.

La nature des roches qui forment les penchants ou la base de ces volcans est complètement inconnue, car c'est à peine si les navigateurs abordent dans ces îles; cependant l'étude géologique de ces contrées mériterait bien d'être l'objet d'un travail spécial.

Il est très vraisemblable que le pic Tschatschanoburi sur l'île de Kunashir et Tschikitan (île de SpanbergJ sont des volcans ; cependant Golownin ne l'indique pas.

Le pic de Langle, sur une île située à la pointe nordouest de Matsmai , est sans doute aussi un volcan. D'après de nombreuses mesures faites en mai 1805 par Horner, sa hauteur est de 5,020 pieds de Paris.

15° Volcan dans l'île Iturup, au nord d'Urbitsch, à peu près au milieu de la côte occidentale de cette île étroite et allongée, la dix-neuvième des Kurilles d'après la carte de Golownin et d'après les nouvelles relations sur le nord (Neuen Nordischcn Beitragen, iv, 111 sq.) , où elle est désignée sous le nom de Etorpu. C'est la terre des Etats des anciennes Cartes ( Golownins Gefangenschaft, p. 28).

16° Tschirpoi ( Torpoi bel Krusenstern hydrog.

p. 88.), la dix-septième des Kurilles. Ce sont deux petites îles , chacune avec un volcan ( Neue nord. Beit/\ le).

17° Pic Peyrouse sur l'île Marekan ou Simusir (La Peyrouse, Voy., m , 96. ).

l$o Uschischir, quatorzième île des Kurilles. Volcan accompagné de sources chaudes qui jaillissent sur le rivage ( Neue nord. Beitr. I. c.) .

19 » Matua. Le pic Sary tschew, terminé par un cratère, sur la pointe occidentale de la montagne , dégage constamment une fumée gris-jaunâtre (Langsdorfs Reise, i, 297). Krusenstern a donné, dans son atlas, une vue de ce volcan , où File est désignée par le nom de Raschkoke (Reise, n, iOl, 152. Golownin, p. 20 ). Elle porte aussi celui de Mutova [Neue nord. Beitr., I. c.)

M. Horner, d'après une moyenne de onze observations , donne, pour la hauteur du pic Sarytschew, 4227 pieds de Paris. L'ouverture du cratère avait , à la distance de dix milles , vers le nord-est , une grandeur angulaire, de 0°, 41', 4" ce qui donne 720 pieds pour le diamètre de cette ouverture.

20° Raschkoke (Neue nord. Beitr. , / . c), onzième île. 21° Ikarma , la huitième île : des sources chaudes jaillissent près de cette montagne , sur le bord de la mer. Quelquefois , on voit aussi des gerbes de flammes sortir du volcan ( Neue nord. Beitr. , /. c. ).

22° Onekotan. L'amiral Sarytschew a observé trois volcans sur cette île.

25° Paramusir, pic considérable qui s'élève dans la partie nord de l'île. C'est une continuation des cônes situés dans le même alignement, sur la côte orientale du Kamtschatka ( Steller Ramtschastka , 1774, p. 46. Cook, 3e voyage 9 n, 468).

24° Alaity un peu à l'est en dehors de la chaîne volcanique; après une longue période de tranquillité, on

vit , en 4970, de la fumée se dégager de nouveau par le sommet de ce volcan. En février 1 793 , il fit une violente éruption (Sauer, 304). Ce volcan est une montagne conique fort élévée qu'on aperçoit de très loin, et qui, le 5 septembre 1802, était déjà couverte de neige (Chwostow 's Reise, p. 138. Steller, p. 4. ). !

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