CiirQciiu (L.). 11 Cavallo ammaestro (c’est-à-dire
le Cheval dressé), traité d’équitation, de Lelio Cinquini, en a livres, pet. in-4, vél. fig. 5o fr.
Manuscrit italien du dix*septième siècle, orné de deux dessins 'à la plume, et ^rtant la signature de Jean-Charles-Jérôme Mandai, gentilhomme bolonais, mathématicien célèbre, qui mourut dans un âge très-avancé, en 1678.
La seconde partie de ce traité offre un intérêt tout spécial par les détails qu’cite contient sur les règles à observer et les précautions à prendre pour le dressage des chevaux. [De la bibliothèque Huzard.)
36. Claustro (de) materiali et spiritual!. Manuscrit du XIV® siècle, sur vél. pet. in-4 de i83ff. i5o fr.
Manuscrit du quatorzième siècle, d*une jolie écriture ronde, orné d’élégantes majuscules et de nombreuses initiales coloriées. — Incomplet du premier cahier.
On lit sur le dernier feuillet; Hoc prescris libriim dédit conventui sancti Symphoriani dnus Claudius de Barnayo^ /lujiis ecclesie canonicus et eantor,,, Jnno dni ilfi^^tercia mensis «opembris. Cette note est suivie de la^ signature autographe du donateur.
Ce curieux ouvrage de théologie mystique est divisé en quatre livres. Après avoir décrit le temple de Salomon, matériellement et spirituellement; après avoir expliqué la règle que les moines doivent observer dans le cloître, l’auteur consacie le troisième livre au cloître de l’âme, de Claustro anime. Enfin il termine son œuvre par une comparaison de la ville de Jérusalem avec la Jérusalem céleste; il disserte longuement sur les murs,les portes, les serrures, les verroiix, les rues, les places de la Jérusalem terrestre et de la Jérusalem céleste. Nous avons remarqué un chapitre intitulé : de Libris celestis Jérusalem, Cette bibliothèque se compose de quatre tomes, ayant pour titre unique: le Livre de vie. Le premier tome a été écrit dans le paradis; le second, dans le désert; le troisième, dans le temple; ces trois tomes sont reliés en un seul volume. C’est le fameux livre de l’Apocalypse que saint Jean dévora : Et accepi librum de manu Angcli^ et devoravi ilium. Le quatrième tome a été écrit dans le cloître céleste, et il existe de toute éternité: Sciiptusab eterno in celesti claustro. Le moine qui a composé cet ouvrage n’a pas réfléchi qu’il plaçait dans sa Jérusalem céleste un livre du Destin, et qu’il rétablissait ainsi le dogme païen du fatalisme.