Jacques II, roi d’Angleterre. N. i 633 « M
Maeie-BiIateix d’Est, reine d’Angleterre, femme de Jacques II. M. 1718.
Lettre aut. s. Jacques R., à Louis XIV, datée de Mortesalins^ le a juin 169a.
Lettre aut. s. Marie R., à I^ouis XIV, datée de SainUGermainy le 4 jnin 169a. y
Ces dèux lettres précieuses, adressées à Louis XIV par Jacques Il et Marie d’Est, roi et reine d’Angleterre, ont été écrites après le revers éprouvé^ le a9 mai 169a, par la flotte française destinée à replacer Jacques II sur le trône d’Angleterre. Le roi Jacques s’était transporté sur les côtes de la Normandie, et il date sa lettre de Mortesalins (Morsalines, village près de Valognes).
«Je ne puis jamais assez témoigner à V. Ma. la reconnoicence que j’ay de tout ce que vous avez fait pour moy, et quoy que le
bon Dieu n’a pas permis que cette entreprise si digne de V. Ma. réussît asteur^ je ue laisse pas de vous avoir les mesmes obligations, et vous prie de croire que je suis plus sensiblement touché de la perle de quelques-uns de vos grands vaisseaux, comme s’ils eussent esté les miens^ etc. » 11 ajoute quTl lui envoie le comte de Melfort, pour lui parler de ce qui le regarde, et savoir ses volontés.
La lettre de la Reine d’Angleterre commence ainsi : « C’est une chose bien fascheusepourmoy, qu’après avoir esté près d’un mois sans oser escrire à Vostre Majesté, crainte de l’importuner, je me irowve astheure obligée de le faire sur un suject aussy désagréable que celui dont le comte de Melfort vient de m’informer, etc. » — «Je suis persuadée que Vostre Majesté a la bonté de me plaindre ; et je le mérite un peu de vostre bon cœur, car, en vérité, Testât où je suis à présent est assez violent, et l’accablement du corps et de l’esprit dans lequel je me trouve est au dessus du commun. »
Cette malheureuse reine était enceinte, et elle accoucha, peu de temps après, d’une princesse qui mourut en 171a.