Cinq lettees aut., dont deux sont signées
Louis, duc de Bourgogne. ^. 168a. M. 171a.
La première lettre, datée au camp de Mans en PeuelCy le 8 septembre 1708, est attribuée daos ce volume au duc de Bourgc^e. Elle lui convient très-bien, pour le temps et par les détail ; mais récriture diffère teUement de celle de la lettre suivante, signée du doc deBourgo'gne, que nous u^osons rien affirmer. Ce prince commandait en chef l’armée française en Flandres, lorsque les alliés assiégèrent Lille, et s’en emparèrent.
• J’ai receu ce matin votre lettre d’hier, Ma chère femme, et M' Chamillart est arrivé à six heures et demie. Vous sçaurez apparemment le partyque le Roy a pris ; ainsy il faut redoubler nos prières, et nous remectre de tout à Dieu. 11 s’en faut bien que nous n’ayons icy cent dîx-sept qiil hommes, et c’est le tout si nous en avons quatre-vingt-dix : Les ennemis en ont pour le moins autant, et sont retranchés doublement, à ce que l’on dit depuis ce soir. » — « Si nous battons, tout ira à merveilles, si nous sommes battus, adieu l’Espagne; et Dieu veuille qu’il ne nous en couste gueres à nous-mesmes. » — « Les ennemis se sont logés ceste nuit sur quatre angles saillans du chemin couvert de Lille, non sans avoir esté plusieurs fois repoussés et avoir in- Rniment perdu. »
Lxttxe aut. du duc de Bourgogne, à Louis XIV, si^ée Louis : Versailles^ ce samedy à 9 A., la avril 1711.
Le duc de Bourgogne prie instamment Louis XIV de ne pas visiter le Dauphin, malade de la petite-vérole à Meudon, dans la crainte que le Roi ne soit atteint lui-mémc de cette maladie : «Et je craindrois bien plus pour Vostre Majesté qu’elle n a craint pour moy, lorsqu’elle m’a fait deffense de luy aller faire ma cour à Meudon. » — Le Dauphin mourut deux jours après, le 14 avril
MÀXiE-LouisK-GÀBaiBLLX DB Savoib, rciurd’Espagne. M. 171 4 *
Lettre aut. non signée, à sa sœur, la duchesse de Bourgogne. Madrid, le 3 février 1710.
«Je suis dans une grande impatience, Ma très-chère sœur, d’apprendre vostre accouchement, etc. » « Je vois que vous
vous amusiez, pendant que vous avez gardé la chaimbre, avec de la musique et des comédies. Je croy que vous ne pourrez guère avoir d’autres plaisirs en carnaval, car vous ne serez guère en état de danser. » — En effet, la duchesse de Bourgogne accoucha le i 5 février 1710, d’un fils qui fut Louis XV*
YicTOA-Axiois, duc de Savoie (Roi de Sardaigne en 1720). N. r666. M.
Lettre aut. signée, à sa fille, la duchesse de Bourgogne. Turin^ le 1" mars 1708.
Victor Amédée était en guerre avec la France et FEspagne; il avait perdu la Savoie. Dans cette lettre, il rejette sur ses ennemis la cause et le commencement de cette guerre ; il espère que la paix sera rétablie /ms/ des voies légitimes et solides,
ANHE-MAa», duchesse de Savoie. M. 17x8.
Lettre aut., non signée, au duc de Bourgogne, son gendre. Tutin, a4 juin (1701].
Cette lettre de condoléance, a Toccasion de la mort de Philippe, duc d’Orléans, fi^re de Louis XIV, décédé le 9 juin 1701, contient aussi quelques détails assez curieux sur une prétendue grossesse de la duchesse de Boui^ogne, alors âgée de i 5 ans et demi.
9. Relation de Téchange de ITnfante et de la princesse d’Orléans, faite à Tisle des Faisans, le 6 janvier 1722 (a feuillets imprimés). Rxlation de la route que l’Iufante a tenue depuis Bayonne jusqu’à Bordeaux, de ce qui s’est passé pendant le séjour de l’Infante dans cette ville, et de son départ pour Blaye (a 3 feuillets manuscrits). — Oedee de l’entrée de l’Infante à Paris.
Cette Infante d’Espagne se nommait Marie-Anne-Victoire, née le 3 i mars 1718^ et par conséquent âgée de moins de quatre ans, lorsqu’elle fit son entrée à Paris, le üq janvier 17x3, comme future reine de France. En 17x5, le Roi jugeant, par l’avis de son conseil, qu’il était du bien del’Ëtat de se procurer incessamment des successeurs, fit reconduire l’Infante en Espagne, à cause de sa trop grande jeunesse.
10. Copie des Insteuctions données au doc d’Orléans, chargé de se rendre à Strasbourg, pour épouser, au nom du roi Louis XV, la princesse Marie Leczinska, fille de Stanislas, roi de Pologne. Chantilly^ le 18 juillet 17x5. — Oedee du Gouveineur de Strasbourg, pour le cérémonial à observer par les troupes de la garnison à l’occasion de ce mariage: le 8 août i7xS.
La célébration du mariage, par procuration, de Louis XV et de Marie Leczinska, eut lieu dans l’église de Strasbourg, le i 5 août 17 x 5 ; et le 4 septembre suivant, le Roi et la Reine reçurent à Fontainebleau la b^édlction nuptiale.