‹ Description topographique et économique de la mairie de Neuchâtel, avec des notes historiquesChapitre 47 sur 93 · COMMERCE · texte numérisé non relu

COMMERCE

La privation de plusieurs articles de subsistance , sur un sol montueux et aride ; celle d'objets d'un usage nécessaire dans la vie , en métaux , étoffes , etc. , dut créer Tesprit de commerce chez le Neûchâtelois , dès qu'affranchi de la condition main - mortable , il put acquérir pour lui et pour ses enfans. La situation dé&vorable de la ville, son peu de ressources ne lui permettaient pas le commerce de commission, il se bornait à se procurer au dehors le peu d'articles dont il était assuré de se défaire dans sa patrie , et exportait les objets qu'elle lui fournissait en petite quantité ; ce commerce par échange dut être très-faible dans l'origine, et offrir peu d'avantages dans un pays sans luxe comme sans fortunes. Il est possible que l'esprit de commerce pour d'autres objets de spéculation que des denrées d'échange, dut son origine à

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une ou deux iamilles juives établies à Neuchâtel au commencement du Xy« siècle (28 , i ) , et qui sans doute y étaient ce que cette nation était et est encore partout, spéculant sur tout , prêtant à haut intérêt , 'et n'ayant pour mobile que le sien propre. Soit qu'ils eussent formé des élèves, soit que ce fût disposition naturelle, Tesprit de commerce fit des progrès et surmonta les obstacles que la nature lui opposait. L'on ne connaît avant le XV^ siècle aucun fait relatif au négoce, borné peut-être encore alors aux échanges simples; mais dès 1423, il est foit mention d'un marcliand bourgeois dont la boutique était fournie, non-seulement d'articles propres à l'habillement , mais d'autres d'un usage journalier et d'épices rares encore (n) qu'il achetait probablement à Bàle, ville avec laquelle celle de Neuchâtel soutenait des relations d'intérêt , à cause des emprunts qu'elle y faisait auprès des particuliers, et qui d'ailleurs par sa position sur un fleuve navigable et à portée des villes les plus commerçantes de TAllemagne , qui recevaient alors des Vénitiens les épiceries de rinde que ceux-ci achetaient en Egypte , devenait une sorte d'entrepôt , d'où elle approvisionnait le reste de la Suisse. Dans le milieu de ce même XV^ siècle , il est encore parlé d'un autre marchand à Neuchâtel qui vendait les mêmes articles; d où l'on peut supposer que Taisance s'était accrue chez les particuliers. 11 est vrai que la maison des comtes, alors résidant à Neuchâtel, foisait un grand objet pour le débit des marchands qui y étaient établis. L'esprit de conunerce s'étendit et ne se borna pas aux boutiques dans la ville. Des hommes actii^, avec des ressources bornées, €«terçaicnt leur

(n) Pierre Coustelier , marchand à Neuchâtel , arait une boutique bien pourvue en toutes sortes d'articles, même en sel , et les comtes Conrard et Jean de Fribourg y faisaient leurs approtisionnemens en épiceries ; mais elles se trouvaient sans doute plus chères à Neuchâtel qu'ailleurs, car le comte Jean faisait faire ses grands achats à Fribourg et à Genève.

industrie hors de chez eux, et colportaient de place en place et de contrée en contrée les articles sur lesquels ils savaient qu'ils pouvaient faire quelque bénéfice. Ce genre de commerce parait avoir commencé vers la fin du XV« siècle, et a pu devoir son origine à Pierre de la Haye, de Metz, homme habile et fort intelligent , qui , appelé à Neuchàlel pour des affaires de négoce , s'y établit et y épousa une bourgeoise. Il avait fait avec succès plusieurs opérations de commerce en France et en Allemagne, et il put ouvrir de nouvelles routes à ceux qui cherchèrent à Timiter (27). Ces colporteurs, dans un temps où les postes n'étaient encore ni généralement établies , ni à Tusage des particuliers, devinrent un moyen que la politique employa pour s'instruire de ce qui se passait dans les autres états (o).

L'on ne connaît pas à cette époque d'antres objets naturels d'exportation à Neuchàtel que le vin et le poisson. £n fait d'industrie, il est fait mention de draps. Les collines au dessus de la ville n'étant pas encore défrichées en entier, fournissaient un très -bon pâturage aux moutons, mais peut-être les draps ne se fabriquaient -ils pas tous à Neuchàtel, qui, étant lui-même un entrepôt où les autres habitans du comté venaient acheter ce qui leur était nécessaire en articles tirés de l'étranger, recevait des draps et des laines en retour. Ces draps avaient probablement la couleur naturelle de la laine, et ceux qui étaient teints en d'autres couleurs, étaient apportés de France ; car la charte de i4ô4, en les désignant, établit

(o) Lettre du «onseil de Berne à celui de la ville de Neuchàtel , du 23 mai 1585 : « Sur les advertissemens que nous rccepvons journellement de » certains pn-paratifs qui sont faicls dans le duché et comté de Bourgogne > et en Lorraine , nous vous prions de despécher à nos dépends quelqu'un » des Yoslres, ayant Irafiq ou aultre occasion et prétexte de voyager à Dijon, » Troyes, etc., afin de vous en apporter bonnes et certaines informations, » pour en après d'icelles nous en advertir , et nous en userons de mesme » au réciproque. *

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sar ceux qui étaient exposés en vente un droit en faveur du seigneur, qui en levait également un sur les boutiques appelées fenêtres marchandes.

Il résulta sans doute des abus, soit de Taffluence trop considérable des marchands étrangers qui faisaient une concurrence désavantageuse aux bourgeois , soit de la variété des poids et des mesures qui donnait prise à la mauvaise foi ; car déjà antérieurement à 1 479 , sans que Ion en connaisse la date, il fiit créé une compagnie ou association de marchands bourgeois, que Rodolphe de Hochberg confirma à cette date, et dont les réglemens tendaient à établir Tordre en restreignant le commerce intérieur , hors les temps de foire , aux bourgeois, et en réglant les poids et mesures. Rodolphe de Hochberg , en confirmant les réglemens de l'association, lui confirma aussi le droit de nommer son chef, sous le nom de roi , « ainsi que ses prédécesseurs l'avaient fait » ; preuve que la chose datait d'une époque reculée. Cette association subsiste toujours, au moins nominativement, car le système exclusif a reçu des modifications sous la nouvelle domination. Ses membres sont tous bourgeois, et eux seuls pouvaient avoir boutique permanente dans la ville, à Texception des jours de foire pour les marchands étrangers et du jour de marché de chaque semaine , auquel le sujet de Tétat, non - bourgeois , peut étaler dans la ville.

Pour étendre les relations commerciales , augmenter Tactivité du négoce dans la ville , ainsi que pour introduire un plus grand nombre d'articles de consommation et d'usage, et pour les maintenir par la concurrence à des prix modérés, il fut établi des foires ; mais l'époque n'en est point connue. L'on ignore également si elles sont dues au seigneur ou à la ville , par suite de ses immunités. On pourrait tirer quelque induction en faveur de celte dernière supposition, de ce qu'avant le XV l^ siècle (à moins que Ton ne croie pouvoir

conclure de Tarticle 7 de la charte de 1214 (p) qu'il fut rorigine des foires) il n'y avait que trob foires annuelles; et si en 1512 il en fut ajouté une, bientôt après leur nombre fut remis à trois comme auparavant. Or si l'administration municipale a pu d'elle - même changer ainsi ce nombre des foires j on pourrait en conclure que ce fut elle qui les institua. Elles n'avaient lieu que le jour du mercredi seul, mais l'extension du commerce a fait augmenter insensiblement les jours de faveur, ensorte qu'aujourd'hui les marchands forains étalent et vendent dès le samedi qui précède au samedi qui suit le mercredi de la foire. La concurrence est favorable à l'habitant de la viUe, qui y trouve abondance et variété d'objets, et un prix plus équitable. Pour empêcher la fraude qui pourrait résulter de mesures étrangères , au commencement de chaque foire la compagnie des marchands £àit délivrer aux marchands forains des mesures vérifiées, et justifier les poids (q).

Le commerce borné à la vente dans Tintérieur de la ville et du comté, ne pouvait conduire à de grandes fortunes. Les marchands qui achetaient dans les villes peu éloignées , n'avaient qu'un bénéfice borné et peu considérable, après avoir

(p) Cet article assujettit les cordonniers qai vendent en boutique , ou étalent sur un banc , k payer au seigneur une paire de souliers , ni de$ meilleun ni des pires y h chacune des quatre époques de Noël, de la Chiuidclcur (2 février), de Saint-Jean et de Saint-Gall. Or comme ces époques répondaient à cel!cs des foires, avant que celle de Noël eût été supprimée, on pourrait en conclure, non que les foires existassent auparavant, mais qu'elles devinrent colles des foires dès qu'U y eut assci d'habitans dans la vJUe pour les rendre utiles et nécessaires. Ce droit regardait les cordonniers qui mettaient en vente leur marchandise, car d'ailleurs ils ne payaient rien lorsqu'ils travaillaient à leur journée chez les particuliers, comme l'usage en était alors général.

(q) Pour prévenir les fraudes dans les mesures , le Magistrat fit placer, en i 509, les étalons en fer de l'aune et du pied , adoptés pour règle , au premier pilier de la maison- de -ville, anciennement de Moringen, et dèslors auberge , en télu des arcades du nord de la rue de PH^pital.

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payé tous les frais qu^entrainait le transport des marchandises , et ne pouvant y mettre un prix plus élevé qui aurait rebuté les acheteurs. Us ne pouvaient donc augmenter leur gain que par une économie soutenue et le plus grand ordre dans leurs affaires ; ensorte que Ton ne voyait pas de grandes fortunes dans le négoce au commencement du XVIII^^ siècle, mais seulement de Taisance chez ceux dont les affaires avaient été conduites avec intelligence et bonheur. D'un autre côté, le commerce du vin était borné au canton de Berne, oii jusqu'alors cette denrée avait eu un grand écoulement. L'exportalion du poisson salé était fort restreinte ; une culture plus étendue, en diminuant les pâturages pour les moutons, avait réduit la fabrication des draps à ce qui était nécessaire pour la consommation de Tétat dans les classes ordinaires ; tandis que les draps étrangers devenaient toujours d'un plus grand usage. L'exploitation d'une mine de for dans le YaUde-Travers, avait cessé dès le milieu du XVI« siècle ; il fallait tirer ce métal indispensable de l'étranger, ainsi que le cuivre et les autres métaux. La balance ne s'établit donc que par l'économie particulière et le retranchement des besoins de luxe, impossibles à satisfaire avec le peu de ressources connues alors. La révocation de l'édit de Nantes , en 1685, changea à Neuchàtel , ainsi que dans plusieurs autres états , cette langueur en activité. Cependant cette révolution ne s'opéra pas immédiatement, comme à Bàle et à Zurich. Il n'y avait pas, comme dans ces villes, de grandes fortunes et Thabitude des spéculations pour saisir les avantages d'établissemens nouveaux , les foire naître et les encourager. Les réfogiés ne trouvèrent à leur arrivée à Neuchàtel que beaucoup de bienveillance , de commisération pour leurs malheurs , mais peu de ressources pour les réparer. Ils durent les trouver en euxmêmes , dans leur génie , et chercher à sortir de la limite étroite que leur traçait un commerce de détail , déjà entre

trop de mains pour qu'il conduisit à la fortune. Nombre de ces émigrans assignés à la ville de Neuchàtel dans la répartition qu'en firent les Suisses entr'eux, expulsés avec rigueur de leur patrie , n avaient pu rien en emporter ; pour ki plupart ils furent réduits dans les commencemens aux secours de . la bienfaisance. Quelques-uns, qui avaient pu sauver use fuible portion de leurs biens, parvinrent à force d'activité à se procurer quelques ressources. Mais les moyens manquaient à eux et à leurs hôtes pour créer des établissemens dispendieux. Dans les commencemens du XVIII^ siècle, Tun d'entr'eux, nommé Deluxe, natif de Saintonge, essaya un moyen qui eut les plus heureuses suites pour la fortune d'un grand nombre de particuliers. 11 tenta d'imiter les toiles peintes des Indes, et commença son établissement à Chézard au Val-de- Ruz, sous de bien faibles auspices : un petit ruisseau pour les lavages, peu de ressources pécuniaires, peu d'ouvriers. qu'il foUut dresser, l'imperfection du goût , du dessin et des couleurs ; tout cela ne faisait guère augurer les succès qui suivirent. Le prompt débit des premières pièces, et la quantité des demandes qui se succédèrent bientôt, encouragèrent Deluze ; il trouva des associés et des collaborateurs, entr'autres un de ses compatriotes, nommé Pourtalès, dont le fils s'est distingué par le commerce le plus brillant et le plus fortuné. Le local fut bientôt trop resserré au Val-de-Ruz , on dut en trouver un plus vaste qui permit de travailler en grand pour fournir aux demandes des nombreux acheteurs. On transporta la manufacture au bord du lac à peu de distance de Colombier , dans le lieu appelé le Bied , où furent successivement élevés plusieurs bàtimens. Les grands bénéfices que donna cette entreprise , encouragèrent d autres spéculateurs à en former de semblables. De nouvelles fabriques s'établirent; toutes ne réussirent pas ; mais celles dans lesquelles régnaient lintelligence, l'esprit d'ordre et une sage économie, ont ré-

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8isté aux évèmeineiis et aux effets d'une grande concurrence étrang^ère , jusqu'à ce que les décrets des dernières années ayant porté un coup trop sensible au commerce général de r£urope , celui de Neuchàtel , qui en a été atteint , a dû se resserrer pour éviter de grandes pertes , et plusieurs fobriques ont cessé, par sagesse, de continuer leors travaux. On a pu remarquer'que les produits de ces fabriques avaient toujours eu un écoidement assuré et la préférence , malgré la concurrence de celles établies dans toute TËurope , sur lesquelles elles remportaient par la nouveauté, le bon choix des dessins et des couleurs , la propreté dans Texécution et un prix plus modéré, parce que la constitution du pays ne mettait pas d'entraves au commerce.

Ces fabriques ont encore généralement contribué à la fortune des individus qui n'y avaient qu une part indirecte. Dans les faibles commencemens de la première, elle dut acheter les toiles et les drogues qui lui étaient nécessaires dans les places les plus voisines, où ses pourvoyeurs payaient les frais de commission , provision , bénéfices de spéculation qui étaient en déduaion de ceux de la fabrique. L'écoulement s'augmentont chaque jour, les entrepreneurs se débarrassèrent de cette entrave, en feisant leurs achats aux sources mêmes d'où ces divers articles se répandaient dans TEurope, savoir, dans les ports de France et de Hollande , dans les ventes de l'orient , de la Hollande et de l'Angleterre , où ils achetaient à un prix dégagé des frais qu'ils devaient payer auparavant aux spéculateurs intermédiaires. Cet exemple montré aux marchands épiciers qui avaient subi jusqu'alors le même joug ^ fut adopté par eux ; ils allèrent aux sources, y firent leurs achats , et au lieu de leurs ventes journalières et resserrées dans l'intérieur, ils purent à leur tour pourvoir d'autres places et faire des spéculations heureuses. Ce mouvement imprimé à l'activité, et ses succès, développèrent l'esprit de calcul

dont le Nenchâtelois avait le germe. Son caractère vif lui fit entreprendre de nouvelles spéculations, telles que la commission et le change , qui lui réussirent malgré Imgratitude de sa situation par rapport à nombre d'autres villes de commerce favorisées par leur position respective les unes avec tes autres. Le commerce en grand de rhoriogerie dans les montagnes où elle s'est fixée, participa à cette activité, ainsi que celui de la dentelle ; ces branches s'ouvrirent de nouvelles routes lucratives , et il s'établit dans tout l'état une correspondance d'affaires , malgré la différence des objets.

Ces moyens ont contribué à fonder quelques maisons trèsopulentes, et d'autres plus ou moins riches ; d'autres encore sont demeurées dans leur état de médiocrité, ou ont décliné. Le commerce du vin n'a procuré des fortunes ni aussi grandes ni aussi rapides , mais il a été plus constant , parce que se fondant sur une denrée que produit annuellement le sol, il ne peut éprouver les variations du goût et de la mode, et parce que versant ses bénéfices sur le cultivateur, les spéculateurs et le propriétaire, celui-ci n'en a qu'une portion modérée; d'où résulte peut-être l'avantage pour ce dernier, que n'étant pas séduit par l'appât d'un gain subit et considérable , ni encouragé par là au luxe et au faste , il s'arrête toujours dans de sages limites , de nature à diminuer les pertes qu'il essuie quelquefois.

L'on peut se faire une idée des sommes qu'ont fait entrer les diverses branches de commerce dans l'état, non-seulement par le grand nombre de fortunes qu'il a créées, surtout dans ja ville de Neuchâtel , mais encore par la quantité d'articles nécessaires à la consommation ou de luxe qu'il doit solder à l'étranger. Le pays est loin de fournir assez de grains pour les besoins de ses habitaus ; ils doivent s'en procurer chaque année du dehors ; ils en tirent de plus les métaux ouvrés ou non-ouvrés, les draps, les toiles, même les communes, le fil, le coton brut ou travaillé , les étoffes de laine , à l'exception

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des draps communs qui se fabriquent dans le pays ; les chapeaux fins , les teintures , Torfèvrerie, la bijouterie, à la réserve de celle qui ftiit partie de Thorlogerie ; les papiers et cartons fins ; les articles immenses du café , du tabac et du sucre , le cacao , les épiceries , les drogues médicinales exotiques; celles de teintures, le sel, le salpêtre, le savon, diverses huiles, les vins recherchés et les articles innombrables et si dispendieux de la mode et du luxe, qui sont la suite de la richesse.

Un des premiers effets de la prospérité du commerce , a été la baisse de Tintérét de Targent. Avant qu'il eût acquis autant de faveur, l'argent se prétait au ô % par an ; mais les débiteurs, la plupart habitans de la campagne, ne pouvaient pas toujours s'acquitter chaque année envers leurs créanciers; d'où résultait pour ceux - ci un retard qui leur était préjudiciable. Les succès des négocians encouragèrent la confiance, mais ils ne voulurent recevoir des capitaux que sous l'engagement de billets simples et non d'obligations notariales , et n'en offrirent que l'intérêt au 4 % . Le créancier, qui voyait l'importance dont il était au commerçant , pour le maintien de son crédit, d'être exact à payer ses intérêts au terme stipulé , consentit à la perte de un pour cent , pour être assuré de retirer son intérêt à l'échéance. Dès-lors ce taux est devenu de règle dans les obligations notariales même , avec la ^ clause que si l'intérêt n'était pas acquitté dans les trois mois après récbéance , il serait exigible au 5 %.

L'on est arrivé actuellement aux objets qui ne tiennent plus au matériel de la ville ; mais avant que de s'en occuper, il sera bon de s'arrêter un moment à la partie intéressante qui concerne les seigneurs, mais uniquement dans leurs rapports avec la capitale et quant aux séjours qu'ils y ont faits, et sans chercher à éclaircir ce qui regarde leurs maisons et leurs alliances, lorsque cela n'aura pas de rapport avec le but en question (28,3).

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