BORDES
Le nom de Bordes, donné fort anciennement au dimanche
(g) Dans la ferveur de la musique militaire à beaucoup d'instmnwB*' on essaya deux ann<^es de suite d'en faire figurer une pareille dans cfll« procession ; mais le peuple lui-même sentit combien elle était dispan^^ avec rinstitution et Thabillement qui la rappelait ; il fallut donc pour remettre de Tensemblo, se borner de nouveau a la vieille musique, *^ tambours et au\ fifres.
des Bi*andons^ a diverses étymologies , que les curieux peuvent voir dans le dictionnaire de Ducange et dans son supplément. Ici il devint le nom d'une fête instituée en Ihonneur de la bataille de Grandson , parce qu'elle se donna à celte époque, 3 mars 4476 , et ce jour fut fixé comme date notable et connue par les actes et les titres dans lesquels elle est désignée. Pour rappeler d autant mieux un événement si glorieux, il fut statué que chaque année la mémoire s'en célébrerait ce jour-là par une fôte ; et pour en éviter la prescription, le maître-bourgeois en chef devait dans le mois de janvier proposer au conseil la question si elle aurait lieu9 Effectivement elle se célébra chaque année durant plus d un siècle ; ensuite elle fut renvoyée de plus en plus à mesure que révènement qui Tavait occasionnée s'éloignait , jusqu'à ce qu'enfin et la délibération et la fête furent mises entièrement de côté au milieu du XVIII^ siècle, la première étant toujours accompagnée de la négative (h).
Lorsque la fête avait lieu, toute la ville prenait un aspect militaire. Tous les hommes , de quelque âge qu'ils fussent, sous divers habillemens, dont le principal était l'ancien vêtement militaire suisse , et avec des déguisemens variés , faisaient la parade , divisés en plusieurs corps ; et lorsque les armes à feu furent devenues plus communes , les décharges étaient multipliées, ainsi que les grenades et autres feux d'artifices bruyans. Les enians eux-mêmes, sur les bras do leurs bonnes, étaient armés de petits pistolets, et en faisaient des décharges. Les corporations des rues employaient dans ces journées , en Paveur de leurs membres , les revenus de
(h) Après le narré de la bataille de Grandson, extrait de la chronique du chapitre de IScuchâtel , et rappelé dans Vlndigc'nat heUéiique, il est dit : « Statué fust que par une singulière soubvenancc d'icellc journée et » fortune , les Bordes scroicnt hors ( désormais ) mises pstr chascun an à 1 parcy jour. »
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leurs fonds ; le Magistrat donnait du vin, et des tables fournies de vivres et de vin étaient dressées devant les maisons des particuliers aisés. Il est facile de comprendre qu'au milieu d'une fête publique aussi bruyante et aussi universelle, avant que Turbanité eût amolli les mœurs , il a pu arriver quelque désordre , dont la répétition a dû contribuer à éloi- {per la célébration de cette commémoration, jusqu'à sa cessation entière (i),