BÉRANGER
Etant entré dans le temple, il se mit à en chasser ceux qui y vendaient et qui v achetaient.
St Luc.
Quand l'homme a méconnu ses devoirs de gérant du globe, quand par d'imprudentes manœuvres il a compromis Tordre général , le salut commun, que doit-il faire?
Réfléchir pour comprendre ses fautes, et, quand il a compris, agir pour les réparer.
Surloul qu'il ne se résigne pas à la soufl'rance, qu'il se garde de ce slupide fatalisme qu on veut, en vérité, nous donner pour un sentiment
chrétien.
Nous voyant sérieusement à l'œuvre pour réparer le mal et nous rallier à ses lois, Dieu nous sourit. Mais il nous prend en dédain, si nous essayons sottement de l'implorer, sans rien tenter pour sortir du désordre qui nous tourmente, et qui l'offense par conséquent.
Prier, au lieu de travailler, c'est espérer (jue les lois souverainement sages, qui reprissent l'univers, seront changées par notre influence, et pour que nous n'ayons pas à revenir sur nos écarts, en des lois passagères, variables, incertaines; c'est prétendre que l'ordre disparaîtra de la création, par égard pour notre inertie, pour faire place au désordre, à la confusion.
Cette circonstance d'hommes priant pour éviter un mal, se présenterait à chaque instant; et, s'il nous écoutait. Dieu aurait à se contredire en créant tant d'exceptions à ses lois éternelles, que ces lois ne seraient plus. Où en serions-nous
DANS LES DEUX MONDES. jQ?
quand, dans la création, tout serait arbitraire; quand tout aurait l'apparence du caprice, dans les décisions du Créateur.
L'homme n'a réellement qu une chose à faire: Eludier Dieu, chercher à le connaître par ses œuvres, par ses lois; agir dans le sens qui lui sera donné comme résultat de cette étude.
La connaissance de Dieu et de ses manifestalions constitue toutes les sciences, toute la science.
Les sciences mathématiques, physiques, naturelles ont pour base l'observalion des phénomènes naturels, c'est-à-dire, des lois, des œuvres de la création ; des lois, des œuvres du Créateur.
Les sciences morales s'appuient sur l'étude des qualités de Dieu, de Dieu qu'il faut chercher dans nos cœurs où il s'est peint.
Ainsi penser à -Dieu , étudier ses lois pour s'y conformer; s'élever à l'amour de Dieu par ïhl lelligence de la sagesse , de la bonté qui sont en Ini; tel doit être l'emploi de la vie, de la vie entière de chacun de nous.
Nous ne songeons donc pas à détourner
l'homme de Dieu, puisque nous voulons qu il s(f mette sans cesse en sa présence.
Et Ton ne peut nous accuser d'impiété, quoique nous osions dire que la prière, telle qu'on la comprend aujourd'hui, la prière passive, la prière chrétienne est vaine , qu'elle est même une haute inconvenance pour le Créateur.
Quand nous demandons à Dieu d'écarter une douleur, nous supposons que la douleur vient de lui. Or ce qui vient de Dieu, c'est toujours le honheur et la joie.
Si la dauleur nous atteint, c'est que Dieu ne peut rempêcher, c'est malgré lui que nous souffrons.
Si Dieu pouvait nous éviter un mal , il n'attendrait pas nos prières pour le faire. Mais il ne peut nous contraindre, quand nous nous y refusons , à user des moyens de honheur qu'il nous a mis sous la main.
Si nous chauffons une chamhre avec du charhon, sans ménager un écoulement suffisant aux gaz carhoniques qui se produiront, nous serons menacés de douleurs de tète, d'étourdissements, d'asphyxie.
Dieu, parce (|ue nous le prierons, ne détournera pas le danger auquel nous nous exposerons par imprudence; il* ne peut nous soustraire aux fâcheuses influences que nous nous ohstinons à hraver.
Dieu est tout-puissant : mais il ne peut pas à chacune de nos maladresses, transformer et houleverser. Il ne peut pas faire et défaire , assemhler et disjoindre, ordonner et défendre, avancer, reculer, tourner sans cesse au vent de chacune de nos supplications.
Cette nécessité d'obéir aux lois naturelles, place les créatures dans d'excellentes conditions (le prévoyance et de conservation.
Qu'on imagine ce que serait un misérable globe où il serait possible de suspendre, par la prière, tantôt l'une, tantôt l'autre des lois de la création. Qui voudrait vivre dans un milieu où les phénomènes du jour pourraient être la négation des phénomènes observés la veille ; dans un milieu où l'expérience n'aurait point de base, le calcul point (le certitude, l'intelligence en un mot point d'emploi.
Tout est bien, parce que dans leur suprême sagesse, et sans cesser d'être immuables, les lois divines ont tout embrassé; parce qu'elles peuvent donner une satisfaction complète à tous nos
DESTlIVtE DE L HOMME
besoins, à tous nos désirs ; parce qu'elles offrent spontanément au delà de ce que nous oserions demander par la prière.
Les principes que nous avons posés ont à un haut degré les caractères de révidence. lis seraient acceptés sans doute par un grand nombre s'ils devaient rester, comme théorie pure, sur les hauteurs de la métaphysique, s'ils ne conduisaient pas directement à l'action.
Pour plaire à Dieu, pour faire son salut, il ne s'agit plus en effet de foi abstraite, de formules, de croyances, de cérémonies, etc. , il ne s'agit même plus de mérites privés sans effet sur le sort commun. Notre salut particulier dépend du salut général, et, pour plaire à Dieu, nous devons travailler toujours et résolument à purger le globe de ses souillures , à appeler, au sein de l'humanité. Tordre et la justice.
Ces conclusions ne feront-elles pas reculer 1 Les hommes de notre époque ont-ils assez d'énergie pour croire au succès , dans une semblable entreprise? N'en repousseront-ils pas la pensée par le mol impossible ?
DANS les deux MONDES.
Est-elle donc bien prouvée l'impossibilité d'obéir pour rentrer en grâce? Quelles tentatives infructueuses a-t-on faites en assez grand nombre, pour ne plus conserver d'espoir?
Comment aurait-on cherché, quand on croyait avoir la certitude qu'on ne trouverait pas*^
Ne pouvant expliquer le mal, ni le guérir, les traditions religieuses ont contribué à l'éterniser en enseignant que la souffrance est une condition fatale de la vie terrestre, que le bien n'y peut être (lu'un fait anormal, une rare exception.
Puisque la douleur est à la foule, la jouissance au petit nombre, cherchons à nous élever au rang des privilégiés. Tel a été, par suite de cette croyance funeste, le désir commun. Ce but égoïste , offert seul à l'activité humaine , a flétri les cœurs, desséché les intelligences, et les hautes questions, les grandes pensées ne pénèlrent plus dans les cerveaux trop étroits.
Dieu a-t-il donné a l'homme des forces physiques et intellectuelles suffisantes pour la parfaite exploitation du globe? A-l-il doué le globe d'une fécondité en rapport avec nos besoins?
Quand nous aurons employé toute la puissance ([ui est en nous, pour tirer du sein de la terre tous les biens qu'elle peut nous donner, si quelque chose nous manque encore, nous serons en droit de reprocher à Dieu nos privations.
Mais nous n'en sommes pas là î
La terre n'a pas encore refusé d'ajouter au tribut qu'elle nous paie, puisqu'une si grande partie de sa surface est encore inculte, puisque les parties cultivées sont loin de l'être dans les conditions capables de nous assurer un maximum de produits ; puisqu'enfin nous avons à peine sondé, par quelques points, dans ses entrailles , où Dieu a mis en réserve pour nous , de si grandes richesses.
D'un autre coté , nous ne prétendrons pas que les forces nous manquent pour faire plus, et pour faire mieux; nous n'oserions affirmer que nous employons exclusivement, pour le bien commun , tout ce que nous avons d'énergie.
D'ailleurs, pour multiplier notre puissance, la nature met chaque jour un nouvel agent sous notre plus complète domination. Hier, par la vapeur, nous avons annulé les vents et les courants contraires, nous avons réduit les distances et rapproché les peuples. Aujourd'hui, par
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l'emploi de la matière qui forme la foudre, la pensée peut parvenir à toute distance, à l'instant même de son émission. Aujourd'hui les travaux d'un simple pêcheur nous ont instruits à cultiver, en quelque sorte, les rivières, les lacs et les côtes, à semer et à récoller le poisson. Demain , peutêtre, nos navires sillonneront les airs avec la rapidité, avec la facilité de l'oiseau.
Au sein d'une nature si bienveillante , si disposée à se soumettre, que ne ferait pas l'humanité, si elle le voulait bien.
Par exemple, pour conquérir, assainir, fertiliser la terre dans toutes ses parties ; boiser les montagnes et régler les climatures ; dessécher les marais, transformer les déserts en oasis, étouffer aux lieux de leur naissance les vents brûlants et les miasmes pestilentiels ; supposons que la France dépense seulement le cinquième de son revenu annuel , trois cents millions ; qu'elle mette simplement en campagne la partie la plus énergique de sa population, quatre cent mille hommes vigoureux, conduits par un nombre suffisant d'ingénieurs intelligents, de chefs intrépides.
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Supposons que loules les nations agissant de concert, fournissent de même, chacune un contingent en rapport avec sa puissance.
Une dépense annuelle de trois milliards , les efl'orls combinés de quatre millions d'hommes, seraient-ils sans résultat"?
Mais vous vous récriez!. . . Vous demandez si Je propose sérieusement ces énormes sacrifices, pour de pareilles rêveries ! . . .
Vous avez bien raison î . . . Il serait insensé d'espérer qu'une telle détermination sera prise pour obéir à Dieu , pour ramener l'homme à sa destinée vraie, et le réintégrer dans ses droits.
Sans doute , la France et l'humanité s'imposent depuis longtemps, s'imposeront longtemps encore d'aussi grands efforts en hommes et en argent , mais dans un but bien différent. Avant tout, les hommes doivent se mettre en garde les uns contre les autres , ils ont à élever des escarpes , à manier le sabre et le fusil, ù manœuvrer le canon. 11 faut qu'ils stationnent, l'arme au bras, les uns d'un côté, les autres de l'autre de chaque
frontière, en attendant le moment où ils se
mettront en joue ! Ah ! pour ces choses
raisonnables, qui ne sentent pas l'utopie, que le sage peut avouer bien haut , rien ne doit être épargné!. . .
Alors, taisons-nous! abreuvons-nous en
silence de larmes et de honte, et ne nous plaignons pas ! . . Comment Dieu pourrait-il répondre à nos gémissements?... N'est-ce pas en nous couvrant de son mépris ! . . .
Hélas ! oui !.. . la seule chose que nous ayons organisée d'une manière digne de l'intelligence humaine, est l'Armée.
Dans l'Armée, par une constitution hiérarchique régulière et juste, chacun devant passer par tous les grades, toute position est honorée, et tous les sacrifices, celui de la vie compris, peuvent être demandés , sans qu'un murmure se fasse entendre. Dans l'Armée, la religion du drapeau, le dévouement de tous pour tous, se manifestent, avec le même élan, à chaque nouvelle occasion.
A armes égales, ù courages égaux, une armée, par la puissance de son organisation, triomphe
sans peine d'une masse décuple , attaquant et se et se défendant sans méthode.
En cherchant s'il serait possible d'appHquer au travail producteur les principes d'une science qui donne de tels résultats, si les armées pourraient être , non pas licenciées , mais transformées , je sortirais du cadre que je me suis tracé. Mou but est seulement de montrer que l'humanité s'écarle de la voie qu'elle devrait suivre , qu'elle engage une partie considérable de sa force pour des œuvres déplorables, oubliant les travaux dont Dieu lui a fait un devoir. J'ai présenté l'armée comme un premier exemple de la déperdition des forces humaines, j'ai mis en parallèle ce qu'elle pourrait faire et ce qu'elle fait. Le second exemple plus frappant encore, que je vais donner, suffira pour compléter la démonstration.
Ce n'est pas sans hésitation que nous abordons le sujet qu'introduit ici l'ordre de nos idées. Nous sentons que nous allons soulever contre nous des préjugés à racines profondes; mais il nous est impossible de dissimuler nos convictions, de ne pas dire jusqu'à la fin, ce qui nous parait
la vérité, et, quoiqu'il puisse en résulter, nous parlerons.
Les rapports matériels des hommes entre eux s'effectuent par deux fonctions essentielles; la Production et la Consommation,
Entre ces fonctions primordiales il faut un intermédiaire, afin que l'objet fabriqué, produit, soit transporté et présenté au lieu où le consommateur l'emploiera. Cet intermédiaire est le Commerce,
Nous considérerons donc ici le Commerce comme exerçant exclusivement sa fonction propre, comme entièrement dégagé du travail de production avec lequel, en fait, il est souvent associé!
Ainsi compris, le Commerce n'a pas d'existence par lui-même, il nait pour servir aux besoins des deux fonctions qu'il rapproche, et dans l'intérêt desquelles il doit agir.
S'il est nécessaire, pour le bien général, que la tache du Commerce soit complètement exécutée ; il est néceessaire, au même degré, que cette tâche soit faite avec intelligence, avec ordre et avec économie; de manière à réduire, autant que possible, la somme des forces que la société est obligée de dépenser pour transporter, emmagasiner et offrir.
Lorsqu 011 comprend si bien qu'il est mauvais (l'enlretenir un excès d'agents administratifs, comment ne comprend-on pas qu'un excès d'agents commerciaux est un abus du même ordre , et bien plus désastreux, puisqu'il se manifeste sur une échelle bien autrement vaste?
Si donc le Commerce fait la loi quand il devrait obéir , s'il parvient à tout subordonner à ses convenances propres, s'il multiplie sans mesure et sans nécessité ses rouages et ses agents, il y a renversement de l'ordre naturel et logique , usurpation et déperdition des forces sociales; déperdition double par l'entretien coûteux d'un matériel et d'un personnel disproportionnés avec l'œuvre à faire , et par le vide dans la fonction productive résultant de la désertion des agents commerciaux en excès.
Ce désordre règne aujourd'hui dans des proportions effrayantes. Oublieux du devoir qu'il devrait loyalement remplir, n'ayant pour objectif que lui-même , le Commerce s'est mis en opposition flagrante avec tous les intérêts sociaux. Au lieu de transmettre simplement au consommateur les objets garantis par le nom du fabricant , il presse sur celui-ci, afin d'en obtenir au plus bas prix ces objets auxquels il ne demande que de
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l'apparence; puis il se tourne vers l'autre, pour l'exploiter en le trompant autant qu'il le peut sur la nature , sur la qualité , sur la valeur de ce qu'il lui vend. Il ne s'arrête pas là : pour augmenter son gain, il dénature les marchandises, il se livre aux falsifications les plus audacieuses , les plus dangereuses même pour la santé publique. De ce crime , le plus grave de ceux qu'il se permet, chacun fournirait aisément de nombreux exemples.
Le commerce est entraîné forcément dans celte "•iste voie, parce qu'il est exercé par un nombre d'agents beaucoup trop grand, et qui ne pourraient tous vivre de leur travail, s'ils ne réclamaient que la juste rétribution des services rendus.
La France entretient en effet, pour la fonction purement commerciale, peut-être un vingtième <ie sa population, quand un deux-centième suffirait.
Comment cet excès n'aurait-il pas lieu et ne tendrait-il pas à s'accroître. Il n'est pas de carrière dont la porte soit aussi grande ouverte , où les
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coudées soient aussi franches, où Tanarcbie prenne plus librement ses ébats.
Pour faire un bon charpentier , un apprentissage est nécessaire. 11 faut joindre à la pratique des instruments du métier, des connaissances assez étendues en géométrie , stéréotomie , dessin linéaire, etc. 11 est plus facile de faire un négociant, il suffît, dans bien des cas, des simples règles du calcul, jointes à la connaissance du mètre ou de la balance.
Combien le travail est léger pour le marchand. Au lieu de fatiguer ses membres et son intelligence comme l'ouvrier, Tingénieur, le savant, l'artiste, ce marchand n'a que sa langue à remuer, quand le client l'arrache au far niante du comptoir. Cet autre circule avec des échantillons, répétant de porte en porte une phrase qui , toujours la même, n'exige pas une grande tension de son esprit ; un troisième, pour décider s'il doit vendre ou acheter, se lient à l'affût des nouvelles , il en fabrique au besoin.
Telles sont les œuvres des commerçants , les services, si grassement payés, qu'ils rendent à leur pays.
Car ce n*est pas un mince salaire que prélève le commerce sur le fonds social , en rémunération
DANS LES DEUX MONDES. \^l
d'une fonction si déplorablement remplie. C'est un budget multiple du budget de J'état qu'il faut a sa voracité, budget qui pourrait être réduit de i^euf d,,iè„,es, si le service était établi pour satisfaire, le mieux et le plus économiquement possible, aux besoins de la société.
II est facile de comprendre l'attraction qu'exerce
m|e fonction où l'on entre sans effort préparatoire I) en pemble , qu'on exerce sans beaucoup de fatigue et qui montre en perspective des chances de bénéfice, que nulle part ailleurs on eût osé rêver • «ne fonction qui assure en outre, à celui qui réussil par des moyens quelconques, une somme.de consideration que n'obtiendra jamais le plus habile
des travailleurs, le plus intelligent des ouvriers La fabrication a dans la consommation son
con re.poids naturel, la force des d
«ont toujours un juste équilibre entre les deux
lonclions.
Mais le Commerce est sans contre-poids , et si <l..x .nlermédiaires se sont déjà glissés dans une Pos,l,on qui „•«„ exigeait qu'un seul, vinn fente peuvent s'inlercaller demain dans le même' "eu , aux frais du consommateur dont ils augmenteront les cliarces sans mm i» r.i, • , . ,„ . ""ses, sans que le fabricant en
'"^"«''cie au contraire.
Reconnaissons donc que le commerce a besoin d'une organisation, d'une réforme; réforme par laquelle la société tout entière ferait un pas considérable dans la voie du progrès.
Loin de nous la pensée de mettre à Tindustrie aucune espèce d'entrave ; pour elle nous demandons la liberté, et nous voudrions voir tomber toutes les barrières qui séparent encore les peuples sous ce rapport. L'expérience démontrerait bientôt, nous n'en doutons pas, que ces barrières étaient un obstacle au bien général , comme les barrières qui étaient autrefois entre nos provinces, étaient un obstacle au bien commun des Français !
Mais le Commerce n'est pas l'industrie, il est au contraire pour celle-ci un obstacle, un tyran. Pour affrancbir l'une, il faut que l'autre soit organisé.