‹ Destinée sociale (volume 2)Chapitre 24 sur 91 · A LA DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

A LA DEUXIÈME PARTIE

Znal^it et $^nt\]he bç l'^ttroftion pûssionnclU.

c'est une entreprise aussi vaine que ridicule de vouloir détruire les passions; c'est contrôler la nature; c'est réformer l'ouvrage de Dieu. Si Dieu disait à l'homme d'anéantir les passions qu'il lui donne, Dieu voudrait et ne voudrait pas; il se contredirait lof ' même. Jamais il n'a donné cet ordre insensé rien de pareil n'est écrit dans le cœur humain ;et ce que Dieu veut qu'un homme fasse, il ne le lui ait pas dire par un autre homme, il le lui dit lui même, il l'écrit au fond de son cœur. J.-J. RonssE*u. Connais-toi toi-même.

L'0&ACt.B ÀMTiqm.

n n'y a pas d'effet sans cause.

Si j ai été intelligible dès le commencement de cet ouvrage et si j'ai parlé à partie intelligente, on aura compris que le problème social se composait,

i° De la détermination d'un miliec social favorable à rUarmonie -,

2" De la détermination d'un orgaxisme passionnel destiné à fonctionner dans ce milieu.

L'examen de la première de ces deux questions, dans le premier volume, nous a donné pour solution la Commune-sociétaire, la Phalange.

Dans le second volume, nous avons pris corps-à-corps la question de l'organisme passionnel, de la Loi naturelle d'industrie, et nous avons reconnu que la propriété d'mprimer Attraction devait en être le premier et plus saillant caractère , le caractère indispensable. Aussi est-ce précisément par la considération de certaines conditions d'attrait que nous avons déterminé l'organisme cherché.

L'organisme, c'est la Série ; le milieu, c'est la Commune-sociétaire.

Il est facile de voir que l'influence du milieu se combine avec la puissance du mécanisme dans le sens de l'Attraction, car nous avons reconnu que la création des grandes richesses repose en premier lieu sur l'Association, sur la combinaison du milieu sociétaire; or, cette création des grandes richesses est une des trois grandes conditions d'attrait, un des trois foyers d'Attraction déterminés par la science passionnelle. En effet :

La première condition générale d'Attrait, c'est le luxe ; le luxe interne ou santé et vigueur de l'individu; et le luxe externe ou salubrité, élégance du milieu dans lequel l'individu est appelé à agir, et participation de l'in-

dividu à la richesse générale. L'aisance générale, la richesse générale, la santé générale, telles sont évidemment les premières conditions, les conditions de base. On ne peut songer à faire descendre le plaisir, le charme, sur une population misérable , affamée , souffreteuse. C'est clair comme le jour. — Or, le Luxe, première condition d'Attraction, ne peut être réalisé que par l'Association, que dans une société à base de Phalange. — Nous l'avons surabondamment prouvé.

La seconde condition d'Attrait, c'est la libre formation des Groupes, les réunions libres et sympathiques où se forment, et se développent les affections, les sentiments du cœur, les passions corporatives, les liens d'amitié, d'amour, d'ambition, de famille.

La troisième condition d'Attrait, c'est l'affiliation des Groupes en Séries, la régularisation et l'ordonnance naturelle des choses, la production des Accords, des Discords, et les mouvements des Modulations.

La première condition, — Luxe, — correspond plus particuhèrement aux exigences de la vie sensitive^

La seconde condition, — Groupe, — aux exigences de la VIE affective;

La troisième condition, — Série, — aux exigences des combinaisons des Groupes sociaux, de la vie sociale.

Si les Sens sont lésés dans le travail et par le travail,

et si le travail n'est pas assez rétribué pour suffire aux exigences des besoins et des plaisirs sensitifs, ce sera une première cause de répugnance;

Si les affections de l'âme sont étoufPées dans le travail, si le travailleur est forcément maintenu par l'ordonnance même de son travail, hors de contact avec les êtres sympathiques et les sentiments dont son cœur est avide, ce sera une seconde cause de répugnance ;

Si le travailleur est laissé dans un calme plat, s'il n'est pas stimulé par le jeu actif des Accords et des Discords, s'il est plongé dans la monotonie, cloué à une œuvre morne et toujours identique, ce sera une troisième et mortelle cause de répugnance ;

Mais si l'action est pour lui une source de jouissances sensitives, de jouissances affectives et d'excitations passionnées, elle exercera un charme puissant, un charme proportionné au nombre des ressorts combinés, multiplié par leurs énergies. — Ainsi :

LUXE, GROtJPES, SERIES

telles 'sont les trois grandes conditions de charme, les trois foyers généraux d'Attraction.

Si vous affaiblissez l'un ou l'autre de ces foyers, si vous diminuez leur alimentation ou leur intensité comburante, la puissance attractive diminue. Si vous affaiblissez encore, si vous éteignez la flamme, vous arrivez aux vépu-

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gnances, dont vous verrez augmenter graduellement les énergies au fur et à mesure qu'aux conditions ci-dessus se substitueront de plus en plus les conditions opposées, les conditions civilisées et subversives, la mish'c, V isolement, la monotonie. — Ces dernières conditions sont toutà-l'ait négatives. Elles sont l'absence même des conditions essentielles de la vie et du bonheur, comme le froid est l'absence de la chaleur , les ténèbres l'absence de la lumière... Les répugnances dérivent des conditions négatives offertes par le Morcellement, comme l'attrait dérive des conditions opposées, des conditions positives de l'Ordre sériaire. — Le travail étant attrayant dans les conditions de la Phalange, il ne saurait se faire qu'il ne fût pas répugnant dans les conditions opposées ; et étant répugnant dans les conditions des sociétés actuelles, barbares ou civilisées, il ne peut pas se faire qu'il ne devienne attrayant dans les conditions phalanstériennes. — C'est la preuve et la contre-preuve. — C'est forcé; c'est irréductible. Mettez ce raisonnement entre le marteau et l'enclume, tirez-le à la filière, passez-le au laminoir, frappez dessus, essayez de le broyer, et vous verrez que tous vos efforts resteront inutiles. Vous ne l'entamerez pas d'une ligue. — Comprenez donc alors la vertu de ce fameux argument, que le travail ne sera jamais attrayant, parce que il a toujours été répugnant Depuis dix ans, pourtant, moi j'entends le Civilisé répondre aux transcendantes déductions de Fourier avec ce lourd et stupide parce que, jeté dans le plateau de la balance comme l'épée du Barbare ! — Allez donc aux causes, cerveaux étroits, idioteraent butés contre les effets, comme si les effets n'avaient pas de causes... Eh ! certai-

neraent, le travail organisé à la barbare, à la civilisée, a été, est, et sera dans tous les temps répugnant. Qui le nie? qui nie cela? parlez, est-ce nous? — Nous? mais c'est nous qui le proclamons, ce fait. Nous le crions pardessus les toits. C'est sur cela même que nous faisons pivoter notre critique de l'état barbare et civilisé.... et on nous apporte cela comme une objection! L'effet civilisé, produit par la disposition civilisée, on nous le vient bravement jeter comme conséquence d'une disposition ANTi-civilisée ! En vérité, on n'est pas plus béotien que cela. — Par Sainte Logique ! toute la question est de savoir si les conditions phalanstériennes sont les mêmes que les conditions civilisées... Eh bien! elles sont en tout point opposées.

Enfin, c'est une chose légitime que de tenir compte du soleil, il s'agit d'une question de jour ou de nuit, ce me semble; et vous ne recevriez pas le raisonnement d'un homme qui vous dirait : « il ne fera pas jour quand le soleil sera levé, parce que il fait nuit quand il est couché. » — Que nous dit-on autre chose , pourtant ? « Le travail sériai re, — exécuté dans les conditions d'attrait, — ne sera pas attrayant, jmrce que le travail civilisé, — exécuté dans les conditions contraires à l'attrait, — est très-répugnant? » — Je vous donne pourtant ma parole d'honneur que beaucoup de vos penseurs, de vos célébrités, dont les noms courent l'Europe, que vous êtes habitués à regarder comme de rudes têtes, auprès desquels, mon bon lecteur, vous allez peut-être jusqu'à vous croire un imbécile, que ces penseurs célèbres, dis-je, pensent et raisonnent ainsi, •»- ni plus, — ni moins. —

Ah ! Jocrisse, ingénieux Jocrisse, qui te jettes à l'eau pour t'abritci' de la pluie, comme tu es débordé!... Que je sais de penseurs, de graves auteurs, d'académiciens et à' hommes du irrogrès, qui sont de force à te rendre dix points en vingt-quatre!...

Les causes d'attrait sont les satisfactions des convenances passionnelles, indéfectibles et de nature ;

Les causes de répugnance sont les lésions des mêmes convenances passionnelles, indéfectibles et de nature :

Or, il y a trois ordres de convenances passionnelles, constituant trois foyers généraux d'Attraction ;

1° Les convenances des cinq se7is, Goût, Vue, Ouïe, Odorat, Toucher, déterminent cinq espèces de besoins et de plaisirs que nous appelons passions sensitives. Cet ordre de passions est spécialement relatif à la vie intérieure et animale de l'être. Il met l'homme en attraction directe sur le Luxe.

2° Les convenances de l'âme, ou besoins et plaisirs des quatre affections, Amitié, Amour, Ambition (lien corporatif), et Famille, que nous appelons passions affectives. Cet ordre de passions est relatif à la vie extérieure de l'être et préside à la combinaison des individus, à la formation des liens, des réunions sympathiques, des Groupes.

3® Enfin, les convenances de l'intelligence reclrice et

de la vie sociale, les passions relatives au classement, à la régularisation et à l'ordonnance des choses, à l'affiliation hiérarchique des Groupes élémentaires, à la combinaison des sympathies et des antipathies, au jeu des Accords et des Discords alternés. Ce sont les passions DiSTRiBUTivES. Elles président à la formation des Séries, et sont les hauts ressorts d'ordre social et d'Harmonie.

Ces trois ordres de passions correspondent aux trois faces de la nature humaine ,

Les sens qui appètent, — sphère matérielle;

Le cœur qui ainie^ — sphère animique;

La tête qui combine et mesure, — sphère intellectuelle.

Le besoin de l'harmonie de ces trois sphères avec ellesmêmes, avec le monde extérieur et avec Dieu, constitue rUxiTÉiSME, passion suprême, qui n'appartient dans l'univers qu'aux Êtres appelés à partager l'œuvre de Dieu, à RÉGIR. — L'Unitéisme est signe de royauté parmi les races. L'homme seul sur la terre en porte au front la divine empreinte.

Il y a donc douze passions radicales :

Cinq Sensitives, tendant au Luxe; Quatre Affectives, tendant aux Groupes ; Trois Distributives, tendant aux Séries ;

Et ces douze passions sont appelées toutes à se résoudre

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dans l'UxiTKiSME, comme les sept rayons colorés du spectre solaire se résolvent unitaircmcnt dans le rayon blanc.

Voilà l'analyse de la nature passionnelle de l'honmie ; voilà la véritable base de la Science sociale.

§ II

On ne doit pas confondre la passion avec ses essors, la cause avec rcffet. Cii. Foubiek.

— Mais, me dira-t-on, êtes-vous en droit de dire que ces douze passions sont les passions radicales, qu'il n'y en a pas d'autres ? que ce sont là les mobiles primordiaux de toutes les actions humaines ?

— Je m'en remets à vous du soin de répondre. La nature des hommes dans le passé, dans le présent, autour de vous, dans vous, présente-t-elle une autre face que les trois faces matérielle, animique et intellectuelle? connaissez-vous une autre sphère que ces trois sphères, voyons, réfléchissez?.., — non, n'est-ce pas?

Dès-lors ,

1° Dans la sphère matérielle ou sensitive connaissezvous un sens de plus que les cinq sens. Vue, Odorat, Ouïe, Goût et Toucher?

2» Connaissez-vous, dans la sphère, animique une

passion déplus que les quatre passions : Amitié — affection unisexuelle , dominant surtout dans l'enfance de la vie; Amour — affection bisexnelle, dominant dans la jeunesse; Ambition — affection corpotrttive, dominant dans la maturité; Famillisme — affection générative (relient les générations successives), dominant dans la vieillesse? — Connaissez -vous dans les régions affectives de l'âme une affection qui ne soit effet ou combinaison d'une ou plusieurs de ces quatre affections qui se partagent la domination de la vie de l'homme ?

3** Enfin, dans les exigences de la sphère intellectuelle qui doit présider à la distribution des choses, à la combinaison des sons passionnels , connaissez-vous d'autres éléments que la consonnance, la dissonance et la modulation, l'Accord, le Discord et l'Alternat, et trouvez-vous dans la sphère des passions distributives d'autres passions que la Cabaliste génératrice des Discords, la Composite génératrice des Accords et la Papillonne génératrice des Alternats (i) ?

Et toutes ces passions de genre, qui ne peuvent être satisfaites simultanément que par l'harmonie générale, ne sont-elles pas dominées par le besoin de cette harmonie supérieure, par l'Unitéisme , qui est leur foyer commun ?

(1) J'ai trouvé, depuis la composition de ce livre, par la détermination de la loi ontologique du système passionnel des êtres, la démonstration à priori de ce qui n'est ici démontré qu'à posteriori, Mais cet à posteriori est plus que suflisant dans un ouvrage élémentaire.

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— Bien, très bien. Mais comment appellerez-vous la

haine, la vengeance, la colère, la crainte, ctc si ce

ne sont pas des passions?

Tous ces mouvements, et bien d'autres que des philosophes ignorants ont appelés des passions et donnés comme des forces constitutives de la nature humaine, ne sont que des effets des essors faux, des récurrences des passions primitives. Vous haïssez, vous vous vengez, vous entrez en co/ère, quand vous êtes contrarié, choqué, blessé dans les désirs de vos sens, dans vos affections d'Amitié^ d'Amour, d'Ambition, de Famille, dans le développement de l'une quelconque de vos passions radicales. De même vous craignez pour vous, pour vos jouissances, pour vos affections menacées. La peur souvent est un effet à'absence de passion : les êtres les plus faibles deviennent courageux quand la passion est fortement excitée chez eux. Voyez dans toute la nature, par exemple , le développement du courage des femelles, à l'époque de leur fonction, de leur passion de maternité.

Pour peu qu'on y prenne garde, on verra facilement que tous les mouvements subversifs, qu'on a rangés jusqu'ici parmi les passions, ne sont que des essors plus ou moins faussés des douze passions de gamme, ce qui renverse toutes les imputations de perversité native, faites à la nature humaine. Du reste, notre objet n'est pas de traiter ici les questions dans lesquelles nous entraînerait cette dernière considération ; je me réserve de le faire dans un ouvrage postérieur. Nous avons à envisager ici

les passions sous le rapport de l'attrait industriel : résumons notre analyse et notre synthèse.

Il y a trois ordres de passions correspondant aux trois sphères de la nature humaine, ou, ce qui est général et absolu, aux trois faces de l'univers, aux trois principes qui le composent:

La MATIÈRE, principe passif et mu;

L'esprit, principe actif et moteur ;

La MATHÉMATIQUE, principe neutre , arbitral et régulateur.

Chacun de ces trois ordres fournit ses passions particulières, qui se résolvent en trois foyers principaux d'Attraction, et , à un point plus élevé, s'unissent dans un foyer supérieur commun, ainsi qu'on peut le voir dans le tableau suivant, que j'engage le lecteur à méditer un peu.

Si nous voulions compléter l'analyse de la nature humaine, il faudrait, à ce tableau des puissances passionnelles ou motrices des trois sphères, ajouter celui des facultés que ces puissances mettent en mouvement. L'homme en effet est doué de facultés physiques^ — les forces musculaires, — de facultés sentimentales, et de facultés intellectuelles. Ces facultés sont les moyens del'actitivité humaine, qui §fé se développe sous trois faces, la Science^ XArt et \ Industrie, — dans le sens matériel et restreint du dernier mot. — Mais ce qu'il importe bien de remarquer, c'est que les facultés que je viens de signaler sont seulement nos moyens d'action, mais nullement les causes de nos actions. Les forces musculaires, les facultés artistiques, les facultés intellectuelles, dorment tant que la passion ne les éveille pas. La passion est le mobile antérieur, la cause du mouvement. Les facultés sont aux ordres de la passion et exécutent ses commandements. Ces facultés servent les essors subversifs aussi bien que les essors harmoniques de la passion. En face de la passion elles sont un élément tout-à-fait passif, inféodé à la passion, élément actif qui les suscite. Les trois ordres de facultés sont les agents de la passion, ses manœuvres, ses soldats, ses employés, ses éclaireurs. Il est tout-à-fait faux d'ailleurs d'établir une coïncidence absolue entre ces facultés et leurs passions respectives dans les trois sphères, caries trois ordres de passions Seusitives, Affectives et Distribuiives, mettent indistinctement en action les facultés physiques, animiques ou intellectuelles. Un désir des sens provoque le jeu des facultés de l'esprit.

comme un besoin des Distributivcs ou des Affectives provoque un développement des Ibixes musculaires (1).

Le caractère essentiellement actif de la passion va si loin, que l'on a presque le droit de dire que la passion crée les facultés. Un caractère élevé en titre passionnel ne peut pas être pauvre de facultés. C'est ce que l'on a exprimé à peu près en disant que le vouloir fait le pouvoir. — Qui n'a reconnu par soi-même combien plus on vaut dans l'excitation passionnée que dans l'état de cabne et d'atonie ; combien l'on acquiert, par la passion, de

(1) Si c'était ici le lieu, nous montrerions, en poussant un peu ces considérations, combien était ignorante des premiers éléments de la science de l'homme, une doctrine qui naguère faisait pivoter toute la théorie sociale sur une division tirée des facultés, et qui croyait avoir produit une formule d'organisation sociale, en donnant une pure classification des natures, suivant les prédominances de leurs facultés industrielles, artistiques ou scientifiques, ce qui ne constitue pas plus la science sociale, que la science chimique n'est constituée quand un a dit que cette science s'occupe des corps métalloïdes, métalliques, et gazeux. — Il est vrai que derrière cettP classification dans laquelle on encadrait l'humanité ordinaire, on avait imaginé une nature pontificale qui sortait fort à propos de la coulisse, comme le Dieu de la scène antique, et au moyen delàquelle on avait réponse à tout, car elle était omnipotente. Toute la virtualité, toute la spontanéité , toute la volonté humanitaires étaient en elle. Telle était la création bizarre par laquelle on remplaçait la force passionnelle que chacun de nous porte en soi, et qui est prédisposée pour l'Harmonie, à la condition de jouer dans son milieu propre, — milieu dont la recherche constituait le problème de la Science sociale. — Du reste, il était digne de la Civilisation d'accoucher à la fois, dans sa plus haute période de gloire, des absurdités égalitaires de nos radicaux, et du pontificat omnivore des Saint-Simoniens. — Ce qu'il y a de mieux encore, c'est qu'il est aujourd'hui bien des esprits qui trouvent le moyen d'appartenir simultanément aux deux paitis, — ' à lempora, ô mores ! (1" £dU.) II 14

puissance intellectuelle, d'inspiration artistique, d'habileté, d'adresse et de force musculaire ; combien tout ce qui se fait avec goût, avec amour, est supérieur à ce qui se fait avec indifférence ou répugnance !

Si nous voulions maintenant dresser pour les facultés un tableau analogue à celui que nous avons fait pour les passions, nous le disposerions ainsi :

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