‹ Destinée sociale (volume 2)Chapitre 51 sur 91 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

(Êjramfu tfc l'Cîrucation subvcreitJf.

ÉorCATION PVBLIQIE.

Olcz-nioy la violence et la force ; il n'est rien , à mon otis, qui aLastardisse et cstourdisse si fort une nature bien

Cette police de la plus part de nos Collèges, m'a lousiours desplu. On eust failly à l'adienture moins domageablemeot, E'inclJnant vers l'indulgence. C'est une trajc geaule de jeunesse captiTc. ... Mostaigne.

Je n'enrisage pas comme une institution publique, ces risibles établissemens qu'on appelle collèges.

J. J. RoCSSEàO.

Ter

Ou ne cesse de criailler à uos oreilles . comme qui iH. seroit dans un entonnoir. Montaic\e.

Ces tortures seront-elles éternelles!...

Bysos.

1 OCT étant au rebours du bien en Civilisation, il arrive non-seulement que 1 éducation n'y existe pas pour les masses, mais encore que l'éducation exceptionnelle de la minorité des privilégiés se fait dans des conditions ridicules et

pitoyables. Il n'y a, comme je le disais, qu'une voix sur l'absurdité de nos méthodes; mais on en reste là-dessus à une critique vague , mal faite, indolente et stérile. Rien n'est misérable comme les opinions du monde sur l'éducation. D'abord, c'est une vieille discussion qui est sur le tapis ; aujourd'hui encore on en est à savoir si l'éducation doit être publique ou particulière.

Il est bien certain qu'à prendre les choses telles que nous les avons, chacune des deux opinions peut trouver de fiers argumens contre l'autre. Que n'a-t-on pas à dire sur nos pensions et nos collèges? Tout ce qui y est réglementé pour l'éducation a atteint le dernier degré de l'absurde. Un collège!!.,. Voici des enfans, des êtres pleins de vie, de sève, avides de joie et de mouvement; un sang vif et chaud bondit dans leurs veines : leur nature est toute d'expansion, elle jaillit au-dehors. Ces troupes d'enfans actifs, remuans, joyeux, babillards, sont en affinité avec l'air, le soleil, les grandes herbes des champs, la lijjcrté, comme les jeunes couvées des fauvettes au mois de mai. Certes, les besoins de cet âge sont faciles à saisir; leurs goûts, leurs penchans, leurs passions sont palpables. Eh bien, quel compte tenez-vous des impérieuses manifestations de la nature qui parle par ces pcnchans

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