EDUCATION PASSIVE OU DU PREMIER AGE
Tout est celeste en toi; l'eofant candide et rose Nouveau-venu du ciel , en garde quelque chose : Uri regard d'ange luit dans son bel reil d'azur. Axils Segalas.
Le besoin et le droit desperes et meres, e'est le gaiement, e'est Tinepuisable caresse, l'eternelle adoration. Que, dans notre societe, le pere soil oblige d'imposer silence a cet attract naturel, de se conlraindre peniblement pour etablir le devoir de gouvernement que la Ioi lui a attribue , e'est une des nombreuses et deplorables contradictions de celte loi avec la nature, et rien de plus. II faut etre aveugle pour faire d'un rnauvais arrangement des bommes une loi de Dieu. D. Lavebdast.
Eh! quoi , tu riens a moi les veux en pleurs ! ta mere T'aura parle peut-etre avec un ton severe? Est-ce un jeu qu'on defend, un devoir impose? Est-ce un oiseau caplif qui s'echappe et s'euvole } Une leqon bien longue a dire dans l'ecolc ? Quelque jouet brise ?
Anais Segalas.
A la rigueur nouspourrions, sur l'education, en rester a ce que nous venons de dire ; car nous avons mis lesprincipesgeneraux d'une saine education dans un jour evident , et nous avons montre que la combinaison phalansterienne, grace au
parfait accord de tous les interets, doit necessairement faire germer ces principes et produire immediatement leur application. A titre d'etude du regime interieur de la Phalange, nous examinerons pourtant , avec quelques details, la pratique de cette education, dont nous allons parcourir les degres successifs.