CHAPITRE HUITIEME
Bee iUetljottes tf<&wa$ntmmt et tin Giovps ntscicpiant.
A la mode de quoi nous snmmcs instrults, il n'est pa» mcrveille si n'y les escoliers n'y les maistres n'en deviennent pas plus habiles. JIoxtaigne.
Que faut-il que les enfans apprenncnt ? — Ce qu'ils doivent faire etant hommes. Agesilas.
Ceux-la s'embesongnoient apres les paroles , ceux-ci apres les cboscs ; la c'estoit une continuelle exercitation de la Iangue , icy une continuelle exercitation de I'ame. ... ils out touIu d'arrivee mettro leurs enfans au propre des efl'ets, ct les instruire non par ouir dire, mais par l'essai de Taction , en les formant et moulant vWement, non-sculcment de preceptes et paroles,
mais principalement d'cxemples et d'ecuvres M.011
regent me feroit une belle harangue in genere demonstrative), avant qu'il me persuadast que son escole yaut cette-la. Mostaigsi.
Nous ne clirons que quelques mots sur l'objet de ce chapitre, malgre l'interet qu'il comporte. La matiere nous deborde , et ce volume a deja depasse les limiles dans lesquelles il devait etre resserre.
560 HARMONIE. LIV. III. Cfl. VIII.
L'enseignement doit etre considere sons trois faces : i°. par rapport aux Enseignes ou eleves; 2°. par rapport aux Enseignans ou pfofesseurs ; 3°. par rapport aux Mel hades d'enseignement.