HARUONIE. LIT. III. CH. VII
I* Pour atteindre ce but, îi fiiut engrener lés foncûons du goût, les rallier toutes k la plus attrayante des quatre, qui est la gourmandise. On est assuré que celle-lk ne sera pas abandonnée, qu'elle restera toujours attrayante ; il faut donc la cboi^ pour base de Tédifice, si Ton veut qu'il soit régulier et durable.
» Nos philosophes posent en principe que tout mi lié damé le système de la nature , mais rien n*est lié passionnànent dans notre système industriel : Tindustrie doit (ormer ses liens ]^ les Séries gastronomiques ; elles conduisent par passion , des débats de la table aux fonctions de cuisine et de conserve , puis aux cultures, enfin a la formation des échelles de tempérament , et des préparations culinaires adaptées au régime sanitaire de chaque échelle. On s^efTorcera donc en Harmonie d'enrôler de bonne heure chaque individu aux 4 fonctions précit<^, afin qu'il ne se borne pas au rôle ignoble de gastrolâtre , déshonneur de nos Apicius , dont tout le savoir se réduit k jouer des mâchoires, sans aptitude k agir dans les 5 autres fonctions du goût.
S. II
Amorces et Progrès de l'Enfant aux Cuisines sériaires.
» Certaines caiûcatures nous peignent en détail le monde renversé; elles n'exagèrent pas : il est vraiment à rebours du bon sens et de réconomic , surtout aux cuisines.
» Si une Phalange , selon l'usage civilisé, occupe des Hercules de 50 ans à plumer des alouettes et trier du cacao , scandale qu'on voit chez tous les traiteurs et cafetiers , il £iudra donc envoyer les bambins de 4 ans au travail pénible des pompes et de Tarrosage.
» Telle serait la conséquence de ces préceptes soi-disant moraux, qui veulent étouffer chez Tenfant les penchansk la gourmandise , k la fréquentation des cuisines , ou la nature lui a mâiagé
ÉDUCATION HABM. — 3**. DiVBLOPPBHENS. Ssg
tant de fonctions. L^en&nt se plaît au tracas des cuisines : il serait charme dV intenrenir , si on lui fournissait tout l'assortiment de petits ustensiles ; marmites , pots et casseroles en minia. f ure : ce serait pour lui le suprême bonheur.
» On refuse ^ FenÊint civilise Taccès aux cuisines, pour diverses raisons :