‹ Destinée sociale (volume 4)Chapitre 13 sur 134 · UB · texte numérisé non relu

UB

LE PBEUIER VOLUME.

N*«st*U pat étoBiiaiit qo'oD n*ait jamais longé qo'à Tordra poUUqae, tandis qu'on avait àcréarpratqno antièreiBant l'oaoaa tasoynizBi., incomparablanicot plu caientiel ao boubaur da l'bomanité ?

▲wBona TAMUiaa.

Avant de nous engager sur le terrain du second volume y d'aborder la constitution du Monde Sociétaire et de développer les merveilleuses harmonies des passions humaines dans leur jeu équilibré et leur essor vrai y il convient de jeter un regard en arrière , et de récapituler les vérités qui ont été déposées et démontrées dans le volume précédent. Nous devons, pour en bien comprendre les conséquences, avoir présentes à l'esprit nos prémisses : donc y procédons rapidement à l'inventaire.

Prélude. Après la déclaration du but de Touvrage^ j'ai tracé, sous forme d'hypothèse, Y Esquisse dune société convenablement et rationnellement organisée, — A ce début, les hommes qui ne se doutent même pas de ce que c'est que le positif des choses, qui nagent dans le vague ou plutôt qui s'y noient , n'auront pas manqué de dire : « voici déjà le bout de l'utopie qui passe ! o

Ce jugement n'a rien qui doive étonner de leur part, vu leur profonde ignorance. Ils ne savent paà que dans les sciences exactes le procédé général de solution conriste à supposer d abord le problème résolu. C'est ainsi que l'on pose la question, qu'on s'établit &ce à face avec elle, qu'on en détermine les conditions , et que l'on se

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met en mesure de dégager les inconnues du proUiiiie. C'est par cette méthode que Kepler a déterminé les tw grandes lois sur lesquelles est assise Fastronomie moderne ; c'est également par une hypothèse que Newtn a débuté dans son livre des Principes mathématiqwià la philosophie naturelle, où il a fondé la mécaniqoe céleste. On en peut dire autant de Ck)pemic pour rexpliotion des mouvements apparents, de Colomb pour la découverte du nouveau continent, et en général de tous les génies qui ont ouvert une carrière quelconque à l'esprit humain.

Cette méthode, qui m'a fourni la définition nette do BCT de la Science sociale, nous a donné, indépendamment de plusieurs autres conséquences, les théorànes suivants, savoir :

I. Que la tâche de l'Homme sur cette teire est Ja gérance de la surface du globe livré en propriété à Fespèoe, et que cette tâche doit être accomplie par le dènloppement de toutes les facultés individuelles, ordonnées entre elles, et convergentes au foyer général d'àeli^ k l'espèce;

II. Que l'Homme, par conséquent, ne peot entrer dfls la voie de sa Destinée vraie qu'à la condition d'orgamsff une société capable de régulariseï" le travail hummiUiirt suivant les lois fixes et déterminées qui résultent de r<rganisme même de la nature humaine ;

III. Que toute forme sociale dont la constitution repose sur un principe générateur du désordre, de FanudDe, de la gueri*e, étant radicalement fausse, il ne s'agit point de perfectionner pareille forme sociale, mais de la remplacer par un autre , dont le mécanisme doit être dédoft de la nature passionnelle de l'Homme , et appliqué aux grandes convenances humanitaires ;

IV. Que la transformation sociale, quelle gi^eBe soit, doit reposer en premier lieu sur une organisatioa harmonique de la Commune, élément alvéohdrè do h 90àU et premier atelier da travail humanitaire;

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V. Cette hypothèse^ enûn, nous a fourni un point dappui fixe pour établir régulièrement la critique de la société dans laquelle vivent aujourd'hui les nations les plus avancées dans l'échelle du mouvement^ et pour apprécier la valeur des périodes sociales qui l'ont précédée dans cette échelle. — Nous avons prpcédé ensuite à cette haute critique, qui s'est divisée naturellement en deux sections distinctes.

Critique. Première section. Dans la première section, prenant corps à corps la société telle qu'elle est en fait, les conditions sociales au sein desquelles agissent tes peuples européens, nous avons rendu saillante et palpable l'efirayante quantité d'action humaine que ces fausses conditions divertissent de son véritable et utile emploi, — qui est la création des richesses générales et des moyens du bien-être matériel et intellectuel, — soit pour l'employer à détruire, soit pour la paralyser , l'occupant à des opérations radicalement improductives. — ' Nous avons montré en outre quelle quantité non moins effrayante de force est dilapidée par le fait de la nonorganisation des opérations productives.

Nous avons fait voir que cette dilapidation des forces, dérivant en principe du Morcelleifient de l'action humanitaire , se traduisait sous nos yeux , dans nos relations industrielles, commerciales, etc., par les grands désordres de la divergence anarckique nommée aujourd'hui libre concurrence, si niaisement prônée par les ânes savants qui, sous les bannières de la politique et de l'économisme, endoctrinent encore les gouvernements et les peuples.

Celte critique a rendu sensible à tout homme de bon sens que, relativement aux moyens d'action industrielle, aux procédés techniques dont l'humanité est aujourd'hui pourvue dans les sciences et dans les arts, la déperdition du bien-être est poussée à son maximum d'énergie , par suite du système vicieux qui régit la production, b <Ûi»^ tribution et la consommation.

96 COUP d'cbil RÉTROSracnv.

Gritiqije. Deuxième section. Elle a été coii8acréi>! \ l'examen des différentes formes sociales. Nous avons établi d'abord la formule transcendante du Mouvement dans sa généralité universelle ; nous avons fait ensuite l'application sociale de cette formule au développement de l'Humanité postée sur un globe de l'ordre du nôtre (i).

Nous avons passé en revue les périodes successitei parcourues par l'humanité sur notre globe ; nous avmis décrit les principaux anneaux de la chaîne que forment ces périodes successives, et nous avons montré comment cette chaîne se prolonge dans l'avenir, en passant du mode subversif au mode harmonique. — Nooi avons donné ainsi la norme du progrès et constaté que le but final ou téléologique des périodes parcourues par l'Humanité, en des lieux différents et à plusieurs repri* ses, était la conquête des ressources au moyen desquelles l'Humanité peut s'élever à la constitution de la forme so-

(j) Il va sans dire que ceUe formule générale se modifie dam toutes les applications particulières. — On pourrait démeotov qu'elle contient en elle-même la loi de ses modiflcaUons* c'est-àdire toutes les Fonctions qui font varier ses applications difeneSi et c'est là le caractère suprême de sa généralité.

On peut comprendre ce que j'énonce ici, en réfléchissant [qoi cette loi déterminant, par exemple, la hiérarchie (Us globtê éan un tourbillon f et gouvernant aussi le système de la création sur chacun de ces globes suivant son liire et son rang dans cette hiéraidda, il en résulte que la formule générale appliquée au monvement social de l'humanité sur un globe, contenant nécessairement nne fbiiO' tion du titre de ce globe et de la richesse de la création dont il a éli pourvu, sera modifiée suivant cet ordre hiérarchique» suivantes titre spécial. •— Ainsi les résultats de l'appiicatioa de li loi gteénk des Destinées au mouvement social sur les différents glolMS, pour être analogues entre eux , ne sont cependant pas identiqmeê s et la connaissance de la loi fournit les moyens de déterminer les différences et les rapports. — C'est pour avoir ignoré cette loi gênerais^ disons-le en passant, que nous n'avons eu, Jusqu'à Fourier, que des Cosmogonies empiriques, fausses et imaginaiies, ou mlsérablemcflft fragmentaires. Je ne prétends point que la Cosmogonie de Fomiff soit complète, actievâ et parfaite ; mais Je soutiens sa donnée gi- Qérale.

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ciale combinée, sociétaire ou harmonique, c'est-à-dire de la forme dans laquelle le principe d'Association remplaçant celui de Morcellement, la convergence et l'accord des forces humaines se trouvent substitués à leur divergence et à leur lutte.

J'ai terminé cette première partie en insistant sur l'époque critique où se trouve une Civilisation lorsqu'elle a atteint le point de maturité atteint par les peuples eiu'opéens. J'ai fait voir , et par le témoignage des faits historiques, et plus scientifiquement encore, par l'appréciation des choses, que notre société, si elle ne passe pas à un échelon supérieur, est menacée de décadence et de chute en période inférieiu'e ; ce qui condamnerait l'Humanité à recommencer, sur de nouveaux frais , de douloureux essais de développement (1).

(1) Si ]a Civilisation européenne entrait un jour en pleine décadence, à la suite de convulsions politiques et sociales^ la Barbarie qui en résulterait ne serait certainement pas aussi grossière que celle qui a succédé aux Civilisations de l'Asie occidentale , de TÉgypte et de TEmpire romain. Cette différence serait due à la constitution fixe des sciences, opérée par notre Civilisation , et à TIm- PRIMERIE , qui en a trop universalisé les documents , pour qu'ils puissent être entièrement anéantis dans la catastrophe de chute. Ainsi f ce serait à une pure invention matérielle, l'imprimerie^ que l'Humanité devrait sa meilleure planche de salut. — Quant aux sublimes concepUons morales, philosophiques et spiritualistes dont nos barbouilleurs littéraires et politiques font tant de fracas , Dieu sait ce qu'elles deviendraient dans ce cataclysme. Il est probable que les débris de ces misères serviraient à engendrer de nouvelles disputes, à raviver des fanatismes éteints, et fourniraient aux hommes de nouveaux prétextes pour ensanglanter leur terre.

Toutefois, malgré l'imprimerie et la constitution des sciences, il 86 pourrait bien faire que la chute en période inférieure entraînât les résultats les plus terribles, à cause de la dégradation matérielle et climatérique de la planète, dégradation bien plus avancée aujourd'hui qu'aux époques des révolutions sociales précédentes. Aussi, je ne crains pas d'exprimer ici comme mon opinion, que si la civilisation, s'étendant sur l'Amérique, avait alors exercé sur ce continent les déboisements et les grands ravages qu'elle a faits sur l'ancien, la vie de la planète pourrait être gravement compromise par quelques centaines d'années de perturbation. —Mais la découverte du Régime sociétaire ôte tonte chance à ces événements,

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Apres avoir «ermné la [tartie nérative ou critique, nou tommes entrée dans la partie |H:i>itive ou organique.

Orgaxisatiox. Pr^inif-r livn . Ce livre pose cl discute Tcnsemble des principes primordiaux sur lesquels doit être basée une saine Economie Sociale. Ce n*est pas arbitrairement que je me suis pris à établir d'abord les principes relatifs à la constitution industrielle et matérielle do régime sociétaire. I^ vie sociale, comme la vie humaine, est comfjosée^ et il est fort ridicule, dans l'ordre pratique, de s'occuper de l'âme, des jouissances du cœur et de l'esprit, avant d'avoir songé à pourvoir aux premières nécessités de la vie. Ventre affamé n'a j^tifU d oreilles . Le spiritualisme politique qui professe le dédain de la matière ne fiût preuve que d'une fondamentale inintelligence des choses.

Le fatras des doctrines philosophiques, les Tanités politiques et les aberrations morales, tant anciennes que modernes, dans lesquelles l'esprit public est aujourd'hui submergé, nous ont im|)osé l'obligation de nous étendre longuement sur la position du problème social et sur h haute importance de la question des intérêts matériels. J'ai du démontrer rigoun^usiMuent que tout développe^ ment des sentiments sociaux est subordonné à cette question, et que tant qu'on airet.'terait de la dédaigner pour se bornera la pliraséulogie couslilutionnolle ou républicaine, à des déclarations des droits de rhomme et du citoyen, î des traités de morale et autres belles choses, on continuerait toujours à jMitauger dans ces disputes de Bas-ElmiHre, qui feront de notre éjXKjue impuissante, verbeuse, libérale, merc<uitile et pbilantrope, une des époques les plus honteuses des mauvais temps de l'humanité.

Celte question est la pierre angulaire de la Science Sociale. Les deux premiers livres de la partie organique ont été consacrés à la |X)ser et à lui donner ses développements élémentaires.

De quelque côté que soit attaquée la question sociale, nous avons rccoimu que l'organisation du travail en est

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