TON UNITAIRE
de marcher au feu, tète haute et sans broncher. Au jeu, le ton, c'est, quand on perd, de perdre avec grâce et sans sourciller. Au bal, Thonneur est à qui danse avec intrépidité, six heures durant, sans se lasser ni se reposer. Dans une assemblée politicfuc, l'honneur est à la parole entraînante et passionnée, à la voix forte et puissante, qui, de la tribune, saisit les volontés et les pétrit, commande aux flots de Topinion, conduit à son gré la vague.... — Et dans les Phalanges?
Ohl dans les Phalanges.... honneur dans les Phalanges aux plus puissants à Taction, aux plus gais au travail, aux plus habiles à la manœuvre! Honneur aux bataillons qui déploient dans les opérations adresse et force, intelligence et courage ! Honneur aux beaux états de services industriels! Honneur à l'activité, au travail, au talent, au savant qui découvre, à l'artiste qui pare, qui embellit, qui exalte, honneur au génie qui produit et qui crée! Honneur surtout aux corporations intrépides, qui se chargent des travaux durs et répugnants ! Honneur et gloire h elles, ces saintes milices de l'Unité, car elles comptent dans leur sein les caractères larges, les couleurs tranchées, les soldats dévoués, les âmes trempées !
A l'œuvre donc, jeunes hommes et vieillards, enfants, femmes et jeunes lilles , le ban et rarricre-ban de l'humanité! Quel soldat faiblirait dans les Séries et les Groupes, quand les Séries rivalisent, quand les Groupes se surveillent, se tiennent en haleine, se critiquent, s'encouragent, s'excitent, s'actionnent et s'en-
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traînent? Qui donc, au milieu de ces mouvements, sein de ce tourbillon d'actions et de réactions passioiH nées et convergentes, resterait froid, musard, nul, inutile? A l'œuvre donc, vieillards; le service unitaire réclame vos talents, votre expérience et vos lumières; à vous le conseil, aux jeunes Texécution ! Au sexe fort les grandes manœuvres, au sexe faible les travaux qui exigent moins de force, plus de goût et d'adresse; à chacun suivant ses facultés et ses désirs; à tous, la liberté !
Que de passion dans ces masses! que d'entraînement dans ces grands Accords de camaraderie ! Et puis, il y a dans les Séries des louanges à mériter, des couronnes qui vont bien sur les tètes, et, dans les rangs des Phalanges, bien des yeux bleus, bien des yeux noirs, bien des lèvres à faire sourire, bien des cœurs à se faire aimer ! mouvement et passions, amours variées, hasards de la guerre, intrigues sans fin !
Oh! ce ne sont pas des Civilisés guindés, vernissés, raides, pétrifiés, froids au contact comme de l'acier en hiver! Ce n'est plus une société pâle, terne, gelée. Le beau soleil du chaud printemps s'est levé fort et lumineux sur la terre; il a dissipé les froidures, cchauSè les nations! Sur la terre maintenant, on se connaît, on se voit, on se lie, on se livre, on s'aime....! La vie circule, la passion éclate et bondit, elle anime les individus» elle meut les masses. L'humanité dormait en de mauvais rêves; elle s'est éveillée. Amitié, Amour, Ambition, Famille, Accords éclatants, séductions de l'àme, séductions des sens, tous les charmes agissent, toutes les
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poésies débordent, toutes les puissances humaines sont enjeu ! C*est la vie, cela! la vie mobile, variée, intriguée, joyeuse, la vie forte, pleine et roulante, la vie passionnée, la vie vivante ! Vous croyez en Dieu maintenant, et Tadolescent n'est plus désillusionné, amorti, éteint, au contact de cette vie-là, quand il Taborde avec le cœur que Dieu lui a fait. La réalité passe vos désirs, les plaisirs et les joies passent vos facultés. Le bonheur coule à flots sur la terre d'Harmonie. Tout est luxe et richesse, tout est mouvement, amour et poésie.... car