‹ Destinée sociale (volume 4)Chapitre 45 sur 134 · TRAVAIL EST DEVENU PLAISIR · texte numérisé non relu

TRAVAIL EST DEVENU PLAISIR

Donc,en terre d'Harmonie, le Ton entraîne les hommes au travail productif attrayant. L'humanité a pris son Globe corps à corps; elle est lancée dans sa carrière active, comme une frégate pavoisée, faisant voile au vent de toutes voiles. Tout est emporté au grand torrent d'activité, au grand courant de l'électricité humanitaire. L'homme est à son poste dans l'univers alors, et fait son œuvre! Et qui voudriez-vous qui n'y participât pas à l'œuvre ! — Oh ! vos oisifs, vos a gens dits comme il faut, passant leur vie à ne rien faire : » si, par impossible, il en tombait une compagnie au milieu du grand atelier sociétaire , comme ils sembleraient une race étrange! On irait les voir. Les jeunes tilles en riraient. Les enfants les hueraient.... Ces nobles fainéants seraient plus flétris par l'opinion que ne le sont aujourd'hui vos vagabonds, que votre société abandonne sans asile, sans travail, sans pain, et que vos riches fainéants flétrissent pour ce qu'ils fainéantisent et vagabondent... Mais ces hypothèses sont oiseuses, car de pareils phé-

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Domènes ne pourraient se produire en terre d'Harmonie.

Voyez donc ! Tesprit de corps, l'honneur et le fan, ont sufli, en milieu subversif, pour anoblir ce qu'il yi de plus répugnant au monde, la tuerie. Croit-on que ce soit chose naturelle à Thomme et contre laquelle rien ne se révolte chez lui, que d'aller enfoncer un sabre dans le ventre d autrui? Croit-on que des individus isolés, calmes, pourraient, sans causes, sans passions, de sang-froid, exercer cette ignobleet sanglante industrie?... Eh bien! formez les bataillons, développez les esprits de corps, créez les rivalités, donnez des drapeaux, appelés rhonneur pour les porter et les défendre ; aux braves, des distinctions et des grades! aux morts, des funérailles! des triomphes aux vainqueurs! à tous une grande voix, la voix de la patrie.... éveillez les passions hih maines, enfin, et vous verrez ces mêmes hommes se ruer en chantant au combat, vous les verrez, pour fouiller avec le sabre le ventre de leur semblablcy affronter eux-mêmes la douleur et la mort, c est-à-dire tout ce qui répugne le plus à la nature humaine!!!!

Et vous n'avez pas encore songé à ennoblir le travail, la science, Findustrie ? à faire pour le travail créatenr iH^ que vous avez fait pour le meurtre? à lui prêter le secours, Tattrait. le charme, la grande énergie des passions !.... Le mobile que vous donnez à votre industrie, c'est, aux Antilles et dans vos républiques-modèles d'Amérique, le fouet du contre-maitre : et dans vos monarchies constitutionnelles et régénérées d'Europe, la peur

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de mourir de faim. — Ajoutez-y l'amour de l'argent, auri sacra famés, l'àpreté au gain, toute crue, toute nue, la cupidité subversive, égoïste, hargneuse, carnassière, et basse comme tout appétit individuel qui n est pas allié aux sentiments de Tàme, qui n'est pas emporté dans le brillant cortège des passions nobles, poétiques, grandioses, humanitaires.

Moralistes ! moralistes ! éternels prêcheurs que vous êtes, vous rendrez-vous enfin ! ou bien, si vous voulez redire encore vos litanies de trois mille ans, usées jusqu'à la corde, vos ridicules patenôtres sur la vertu, le devoir et l'amour du travail répugnant ? Youlez-vous maugréer encore contre ces passions, ces prétendus vices d'organisation, que Dieu a créées pour être les magnifiques instruments du grand concert que la terre doit chanter aux deux? Oh! vous avez assez battu la campagne, et il est temps de tourner bride du côté de la lumière; — sinon, continuez.... et que l'orgueil vous emporte! —On fera sans vous.

Encore une fois, tout se réduit à savoir si l'on veut organiser l'Industrie. Et quand on a devant les yeux des masses organisées en guerre, quand on voit que, sous ce régime disciplinaire, faux, incomplet, forcé, on tire déjà de grands emplois des passions humaines, que cette ombre du vrai régime sériairc appliquée à la guerre suffit déjà pour mettre les peuples en Attraction sur la guerre ; si l'on ne conclut pas avec nous et comme nous, que le régime sériaire appliqué à l'Industrie mettra l'humanité en Attraction sur l'Industrie,

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il faut donc conclure que Dieu a voué rhomme i^ Iji destruction^ au meurtre, qu'il lui a fait, pour le meurtre et pour la destruction, des facultés dont il l'aurait pnii pour le travail productif. — Dieu aurait fait rhonme tout exprès pour le service de Satan.... £hl qa*aoiiit pu faire de mieux Satan lui-même?

En Harhonib, lb Ton bntrainb lbs m assis au travail PRODUCTIF-ATTRAYANT, — VOilà.

Et Ton vous demande Fessai sur une demi-lieue carrée de terrain.

HARIIOIVIE.

ÈÇflStMÀBUM DB LUXE tHTERNB ET EXTERMEy

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