‹ Destinée sociale (volume 4)Chapitre 49 sur 134 · RICHESSE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

RICHESSE GÉNÉRALE

4'appdUrai la froneat, «t j« le nwhiplMni, d ji ■ TOUS frapp«ni pins par la plai* d« la faminr.

Ja nmltipllarai la finit das aflma, «t l«a ■■■■■■■ im champs, afin qn'à TaTenir toos na portin plai Tsp probre de la stérilité et de la famine.

ÉiMBIBI.. XXXTl, S9, 10.

U dirMea d« tratail et remploi dee en est la soita, «^lircat one prodifieose dii de uain-d'oTOTre. Catt en eela qae idiièi kar avantafe, Um»m.

Il est facile de voir qne, sous le rapport de la qnaitité de production et de la perfection industrielles , ôs de la création des richesses, le régime sériaire cmmile tous les avantages, soit que Ton considère le mécanisme matériel y soit que Ton ait en vue le mécanisme pat^ siùnneL

MéeanUmê matériel. Pour compreiKife, mue ce rapport, la puissance {mnlnctnre do travail sèriaire, il ftïit se remettre en mémoire les effets productifs inonis du principe de la division du travail, dont nous avons déjà plusieurs fois parlé. S'il y a quelque chose de mtfveiileux dans l'industrie civilisée, ce sont les incroyables développements matériels imprimés, dans les temps modernes , à l'industrie manufacturière. Entrez dans une fabrique , dans une usine de France ou d'Angleterre , comptez les bras employés, examinez les produits, et vous ne voudrez pas en croire vos yeux. Cette fécondité repose sur le mode de fabrication en grand, qui permet d'employer le jurincipe de la division du travail, et d'appliquer les machines aux opérations de la production simplifiées par cette division. — Dix personnes font quarante-huit mille épingles par jour !

Toute vérité nouvelle, dit Lémontey, à ce propos, ressemble à un ambassadeur chez des peuples barbares, où il n'obtient créance qu'après un long circuit d'avanies, de négociations et de sacrifices. Si le premier qui observa deux forgerons se partager entre eux la tebrication d'un clou, eût prédit que le principe d'une action aussi simple serait un jour le régulateur des destinées de l'Europe commerçante, eût-il recueilli d'autre réponse que le sourire de la pitié? Cependant la division du travail, qui multiplie les produits en diminuant la main-d'œuvre, a fait de si rapides progrès, qu'une telle prédiction ne paraîtrait a^jourd'hui qu'une remarque vulgaire. .. Il me paraît hors de doute que la postérité la placera un jour à côté des grandes causes qui, telles que llmprimerie et la découverte de rAmérique, ont fortement agi sur le sort du monde.

Or, en Civilisation, le principe de la dinsioii di tnvail n'a pu recevoir d'application que dans la seule Inih che de l'industrie manufacturière. Il ne peut s'intiedoe ni dans les exploitations agricoles, ni dans les morcelés, où la complication ancienne est ment maintenue. Et pourtant ces travaux agricoles fi domestiques sont bien autrement importants, bien aitrement considérables que les travaux manufoctorien.

Eh bien ! pour ces travaux, oonune en tout emploi de l'activité humaine , nous avons reconnu que le principe sériaire, non pas seulement permet, mais exige la division du travail, le travail parcellaire. Les effets prodaotifs de ce mécanisme sont donc incalculables.

1009. J*ai dit qoèUfoiibif qm Ïêê écrirai»» m ■•■ donnaient qoa de U crotte derée, et qw bm ji leur doMpeii de l'or crotté. Sx

VouLBz-vous apprécier, par un exemple, la valeur de la substitution du régime sériaire, — opérant en grande échelle et en division du travail, — aux complications infinies du Morcellement? Prenons le plu; menu. If plus infime détail du travail domestique, le décrottap et le cirage des chaussures. On peut faire honte à h Civilisation là-dessus. — Etablissons la comparaison sur un nombre de deux mille chaussures. Le régime umm^ celé entremet, chaque jour, pour le nettoiement d'ui pareil nombre de chaussures, cinq cents domestiqiies,

mW9 lUIVPUIlJI 1 MBIUITIIIL. Oui

terme moyen, et pins, peat-ètre. . . Je ne parle pas d'une armée de brosses, pinoeanx, bottes et bonteilles à cirage, etc. Si vous tenez compte du temps perdu ^ vous n'estimerez pas trop haut en cavant à un quart-d'heure la dépense de temps par paire de chaussures. C'est donc, par jour, pour nettoyer deux mille chaussures , dnq cents heures de travcM de domestiques.,, dans la Civilisation perfectionnée.

Entrez, un matin, dans l'atelier de décrottage d'un Phalanstère.

Il y a, pour cette fonction de travail domestique, cinq opérations distinctes.

4^ Apporter les chaussures et les assembler par rang d'espèces;

2^ Enlever la crotte ;

3^ Mettre le cirage;

A^ Donner le luisant;

5® Emporter les chaussures, et faire la distribution.

Le premier et le dernier de ces cinq services sont faits par les Pages de ronde ; les trois autres , par la Série des décrotteurs, enfants de huit, dix, douze ans.

Or, vous verriez vingt-quatre brosses circulaires, tournant sur elles-mêmes, au moyen d'un mécanisme, — eomne dea meules à émoudre. Ces roocs-browes, gra-

aoi oijuMHnv. uv, i. m. nu

duées en dimensions et en degria de duretèt iMt appropriées aux diverses espèces de chaiiflsaree , et m divisent en trois classes, celles qui enlèvent la cietti, celles qui mettent le cirage, celies qui dennent le Irisant. A chacune des vingt<iuatre roaes , un enfni Quatre ou cinq antres enflants fournissent im ment ceux-<;i de chaussures qui passent des circulaires sèches aux brosses imbibées de drage, etdi là, aux secondes brosses sèches, où elles reçoivent le luisant, en un tour de roue. — En moins d*nne hene, trente-six enfants auront parfait un ouvrage qui coAk cinq cents heures de travail de domestiques aux Civilisés, et comporte beaucoup de gaspillage. U est inniie d'ajouter que le mécanisme est disposé dans Tatelier d| manière à éviter la poussière et toute incommodité. Les dispositions d'hygiène et d'agrément vont toqon sans dire en tout atelier sociétaire.

Etablirai-je ici que ce travail , qui aujourd'hui avilit ceux qui le font, pour lequel il faut à la Civilisation des valets^ — ces esclaves modernes, est exécuté, en Association, par une Série dans les rangs de laquelle oa compte les enfants des hommes les plus lîches et tes plus considérables de la Phalange ; que la domesticité civilisée a disparu, que ces enfants, après leor séance d'une heure, vont passer à d'autres séances, à d'antra ateliers, dans des salles d'école, etc., qu'ils sont et seront des hommes, et non des animaux de service appelés domestiques? Non, ce n'est pas de cela qu'il s'agit ià.

Ici, j'établis seolenfint que le KorceUonmt effiacto

DtvBLummrr ncNiniiL. 308

eures de travail <l$ domestiques à une besogne a régime sériaire exécute beaucoup mieux en 36 g de Gravai/ d'enfant^ qui doit être estimé moitié I que le précédent : donc, en ramenant à la même de travail, c'est, d'un côté 500 beures, et 48 de I. Or, si vous faites application à la France, en HUDit, il est vrai, que chaque Français aurait une sure, — ce qui doit paraître aujourd'hui singulier it chimérique^ utopique^ fort beaUy mais irréa" e avec des hommes... un pays dans lequel chacun des souliers, pensez donc 1 — quoi qu'il en soit, tez l'utopie d'une paire de souliers en France par lu, fixez à 2 francs seulement la valeur de la ie de travail, vous trouverez :

i le Morcellement dépenserait par jour, en France, le dëcrottage des souliers , 8 millions d'heures de 1 ; — TAssociation n'en dépense que 288 mille ; i fût, par jour:

million 333 mille francs, en Uorcellement (4);

.... 48 mille francs seulement , en Associa-

Hmr te convaincre que cette énorme dépense de 1 million lie francs par Jour, pour déorottago dechâunurea en France, posant chacun chaussé, n'est point une estimation exagérée, réfléchir que le décrotlage n*cst jamais aujourd'hui payé dTnn son par paire de chaussure, souvent deux sous, trois Bh hieni en cavant au plus bas, à un sou, vous trouves ne population de 32 millions 500 mille individus, la som- 1 million 725 mille francs; 893 mille frimes de plus que Btton cHtoMQB, pour pa5« le dnge et rnsore dn matéM.

304 BAiMoini. UT. K. cm. m.

Une économie de i million 286 mille ftancs pv jonr, SOT le décrottage des chaussures en France 1 quatre cort millions par an I n'est-ce donc rien? sur le décrattige des chaussures ! . . . Jugez par cela du reste. — Rkx dote, Civilisés; c'est si drôle, l'arithmétique ! Et puis, ak lire vos journaux , écouter les discours de vos dèpiHi orateurs , et nager dans les débordements de paUm que chaque budget nous ramène périodiquement, lis des économies infinitésimales de l'Âssodatioii , et bilei des révolutions pour obtenir quelques misérables rognures à votre budget, que chacune de vos révdatkiitf, encore, a le don de faire croître à vue d'œil. Riez, riei, mais riez donc I

Leurs économistes viennent leur dire que , sans la (liinsion du travail^ un homme ne ferait pevt-^tre pas plus cPune épingle par jour, qu'à coup sûr il n'en

ferait pas plus de vingt qu'au moyen de la divi-

sion du travail et des machines, il en sort des atdiers, par jour et par tête d'ouvrier, 48 mille (4). Ce sont des faits qui sont là ; il suffit de regarder, ... eh bien ! ceux qui leur disent cela, sans conclure à rien, ce sont des gens réputés très-savants. — Celui qui vient donner le moyen logique, irréfutable, d'étendre cette fécondité inouie à tous les travaux, tout en affranchissant le travailleur de la misère et de l'abrutissement, celui-4à, ils en rient !... «Fourier, ah! oui, Fourier.... Attendez donc, c'est B celui qui veut enrichir le monde en faisant des éco- » nomies sur les allumettes, et payer avec des oeufs de

(1) Adam SmlUi, précéd«nmeat dté.

BtTILOPraHniT INDUSTIItL. 305

poule la dette d'Angleterre.... ahl charmant.... hil hil 9 hi ! x) — Eh ! Toilà plus de quarante ans que nos économistes dansent sur les tô milles épingles d'Adam Smith , et ils en restent là I Allons, riez, riez bien ; riez de l'application du calcul infinitésimal à l'économie agricole et domestique ; riez. Yous ne rirez jamais autant que vos enfants riront de vos livres, de vos opinions, de vos sciences, de vos croyances, de vos dogmes et de vous.... et encore foudra-t-il que vous arriviez à en rire bientôt vous^nèmes.

Nous conclurons de tout ceci, que les dispositions du régime sériaire sont, sotts le rapport matériel , éminemment favorables, soit que l'on envisage la quantité, soit que l'on envisage la perfection des produits. Ces dispositions sont donc , dans Tordre matériel , les conditions mêmes du maximum de richesse.

Il est facile de voir que, sous le rapport de V ordre passionnel, les dispositions du régime sériaire marchent aussi tout droit au maximum.

Di«a a cadii oa trJtor dant !• iMTatll

Ok La Mb»«au.

Qaaad tou ditat qoa Dien a eacbé an trésor dans la traTail, pourquoi rester en chemia, et ne pas dire encore qu'en Vy chercliant on pent le trourer? pourquoi ne pas formuler le Loi de ce traTail créateur? Ci-AatssK ViooosKra.

Mécanisme passionnel. — La quantité du produit

dérivant de l'énergie du travail , résulte évidemment de II SO

306 HAU01IIB. LIT. I. GB. Ili.

l'entraînement, de la fougue industrielle, de l*Sitknsiasme des corporations et des Séries. Le raffineiMfll indéfini des produits, la perfection industrielle. Ml garantis par Factive et incessante Rivalité des Groupa; et ainsi, cette jalousie d'artiste, multipliée |Mur la misn du Groupe, élevée à ses puissances successives daos hi Séries et les Phalanges, et surexcitée par leurs intrigM sans nombre et sans fin , fait éclore cet achameneil émulatif, cet amour de la perfection, qui créent en touta choses des prodiges inouis.

Vous ne comparerez pas les résultats de notre indo»tric , morne , exténuée , bourrelée d'ennui , sans vie li passion, aux résultats de l'Industrie harmonienne, noin^ rie de gaieté et de facétieuses critiques, passionnée, a^ dente à l'œuvre, dévorée d'ambition. La chaleur et la vie circulent partout , courent à pleins canaux. Ceci ne se compare pas, mais s'oppose. C'est le blanc et le noir, la lumière et les ténèbres , le calme et l'ouragan. Il n'y a ni volonté, ni force, ni habileté, ni talent sans la passion vive , sans la passion tenace , sans la passion ardente ! La passion anime et vivifie comme le soleil.

Sous le régime sëriaire, les vocations étouiïées respirent à l'aise et prennent essor; les facultés ensevelies ressuscitent ; les populations grossières, les masses humaines, auxquelles notre société a jeté un mauvais sort et ([ui dorment d*un lourd sommeil, se réveillent et se dressent. Debout ! c'est la trompette apocalyptique qui sonne aux quatre coins de l'ancien monde et le condamne , pour inaugurer la jeune Jérusalem. Réveillei*

ustfwWÊWïïMBTf imumiBL. 307

TOUS, rév6ilIez-*Toii8 1 Yoid le temps de It passion, Père de la liberté 1 De ces bourbes et de ces glaçons , l'étiiicelle a jailli. Le feu a pris, les flammes courent, Thumanité a conquis son génie , son unité , sa vie. Maintenant, elle EST. Les langues de feu de FEsprit sont descouhies. Sur tons les fronts humains te nom d'homme se lit, et c'est la passion qui a restauré sur ces faces dé* gradées Tinscription divine, le type longtemps effacé de la création. — La volonté bit la transfiguration, la passion fût la volonté.

Ainsi , en matériel et en passionnel , toutes les dispositions concourent à la perfection dans le régime des Séries.

Pour emporter la conviction du lecteur et achever sur l'excellence de ce mécanisme industriel, nous allons analyser ici un de ces chapitres de quelques pages, dans lesquels l'auteur du Traité de l'Association a su concentrer des volumes. Le voici, et c'est en lettres d'or qu'il faudrait l'écrire.

L'auteur, dans ce chapitre intitulé : son l'option os

DIBU ENTRB LE TRAVAIL SÉRlAIRB ET LE TRAVAIL MOR- CELÉ (1) , rappelle d'abord trois principes souvent émis par la philosophie, et dont elle n'a jamais sa faire aucun usage sensé :

(1) Ttafté ae l'AssociatfOD domestiqne-ogricoie , t. 2, p. m.

308 BABsoRii. UT. I. ca. m.

1* Ne pas croire la nature bornée atut cofinta;

99 Garder que des erreurs devenues des préjutés ne soient pnses pour des principes;

d9 Oublier ce que nous avons appris en poliUfm sociale^ et reprendre les idées à leur origine.

4® et 2* Ne pas croire la nature bornée aux mofernsees^ nu$ : OD peut donc présumer qu'elle tient en réserve quelqu» autre moyen que le Morcellement, qui, loin d'être on procédé d'art social, n'est qu'absence de génie, sceau d'ignorance et d'apathie imprimé sur la politique ancienne et moderne, et sur les sciences exactes qui devaient la suppléer.

La nature brute assemble les humains par couples dm les huttes sauvages : ceci est l'assemblage de reproduction et non de travail : il restait donc à inventer le procédé 4*msembloffe industriel.

Pour se dispenser de cette recherche, la seule ui^gente, les philosophes ont déclaré que le mode sauvage, l'état de couple ou ménage conjugal, était destinée industrielle de l'homme. Cette réunion pourtant n'est que l'absence de toute combinaison, puisqu'elle est le moindre des assemblages domestiques.

Mais la philosophie ne daigne jamais spéculer sur les combinaisons domestiques. Des anciens sophistes, entravés dans ce calcul par la coutume de l'esclavage, et, de plus, tout pétris d'ambition, tout préoccupés de s'immiscer dans les fonctions administratives, n'envisagèrent en politique sociale que le gouvernement, sans chercher à porter sur d'antres

vÈmùnËMMnr utDotruBL. 309

points les vues de réiormes et d'exploration. Us laissèrent le travail domestique dans Fétat brute ou état de couple tel qu'ils rayaient trouvé.

Voilà leur tt^;ligence bien constatée : aucune recherche en mécanisme domestique sur les moyens de la nature, qu'ils nous peignent pourtant comme n'étant poi bomieaux moffeni €onnu$. Pourquoi donc la supposer bornée à un seul procédé industriel, au ménage en couple , eans Association vicinaU ? N'est-ce pas là le vice qu'ils dénoncent eux-mêmes, en disant : Gardez que Us erreurs^ devenues des pr^ugés^ ne soieni prises pour des principes.

3<> Oublier ce que nous avons appris en politique sociale, eê reprendre les idées à leur origine

Or, quelle est l'origine des idées sociales? est<» dans les rêveries de Socrate et Platon qu'il faut en chercher la source? Non, sans doute; il faut remonter aux conceptions divines, bien antérieures à celles de la raison humaine.

Dieu, avant de créer les globes , n'a pu manquer de statuer sur leurs destinées sociales, sur le mode le plus convenable à leurs relations industrielles et domestiques. C'est une vérité que j'ai établie dans le cours de la 4 ^^ partie des Prolégomènes : il faut la reproduire quand il s'agit de reprendre les idées à leur origine. Remontons donc à l'idée sociale primitive, à l'intention de Dieu sur l'ordre domestique-indus- Met de nos sociétés.

Dieu ne peut opter pour l'exercice des travaus^ (^umains,

810 BAiaoïmi. ut. i. en. mu.

qu*enire des Groupes ou des individus, qu'entre Vt eiétaire et combinée, ou Faction incohérente el lorciMf. CpÉ

un principe à rappeler sans cesse.

Conune sage distributeur, il n*^ pas pu ^lécotar sor remploi des couples isolés, opérant sans unité» mIod la fli6thode civilisée; car, l'action individuelle porte en ella4iâBe sept germes de désorganisation, dont chacun soflBraît à !■ seul pour engendrer une foule de désordres. Nous allonSi par le tableau de ces vices, juger si Dieu a pu hésiter un inatsat à proscrire le travail morcelé qui les engendre tous.

VICES DE L'ACnON DTDIVIDIJELLB ESI UIIHJBTB».

M Travail salarie. Servage indirect,

f Mort du fonctionnaire.

2« Inconstance personnelle.

Z^ Contraste de caractère du père et du fils.

4« Absence d'économie politique.

5« Fraude, larcin, dcûance générale.

6» Intermittence d'industrie par détint de moyeni.

> Conflit d'entreprises contradictoires.

•< Contrariété de t intérêt individuel avec le eoUeedf. >* Abêenee d'rniié dan$ let piant et Vtxicwtimu

Dieu aurait adopté tous ces vices pour base du ssrsltee social, s'il se fût fixé à la méthode philo8ophi(|tae ou travail morcelé : peut-on soupçonner le Créateur de pareille déraison? Donnons quelques lignes à l'examen de chacun de caractères, avec parallèle des effets sociétaires **.

4® La Hiorl : Elle vient arrêter les oitrcprises d'an dans les circonstances où personne, à Tentour de lui, n'a ni rintcntion do les continuer, ni les talents ou capitaux né* eeasaires»

oiVELOPPnnHT inBosniKL. 3tl

** Les Sérieg passioiuidleB ne meurèiit januds : elles remplaœat chaque année, par de nouveaux néophytes, les sectaires que la mort leur enlève périodiquement.

2® L'ineamtaneê : Elle s'empare de l'individu, lui fait négliger ou changer les dispositions; elle s'oppose à oo qde l'ouvrage atteigne à la perfection, à la stabilité.

** Les Séries ne sont pas sujettes à l'inconstance ; elle ne saurait causer nifériation ni versatilité dans leurs travau^t. 8t elle enlève annuellement quelques sectaires, d'autres aspirants s'agrègent et rétablissent l'équilibre, qu'on maintient encore par un appel des anciens, qui sont corps auxiliaires dans le cas d'urgence.

3® Le contraste de caractère du père au fils et du testateur à l'héritier, contraste qui fait abandonner ou dénaturer par l'un les travaux commencés par l'autre.

** Les Séries sont exemptes de ce vice, parce qu'elles ressemblent par affinités de penchants et non par liens de consanguinité, qui est gage de disparate dans les penchants.

i^ L'absence d'économie: avantage pleinement refusé à l'action individuelle : il faut des masses nombreuses pour mécaniser tous les travaux, soit de ménage, soit de culture.

** Les Séries, par le double moyen de masse nombreuse et concours sociétaire, élèvent nécessairement le mécanisme au plus haut degré. J'ai donné sur ce sujet, aux Prolégomènes, les détails les plus satisfaisants.

5" La fraude et le larcin : Vices inhérents à toute entreprise où les agents ne sont pas co-intéressés avec répartition proportionnée aux trois facultés de chacun ; au capital, au travail et aux lumières*

312 BABHmru. ut. i. ca. 10.

** Le roécaiiisiie aériaire, pleineoienl à i'aiin do franietf larcin, est dispensé des précautions niinenies qa*eiignlM deox risques.

0* L'mUrmiUenee d'indusine : Manque de travail, è terres, de machines, d'instruments, d^ateliers, et antavi lacunes qui, à chaque instant, paralysent rindastrie dviliiée.

^ On ignore ces entraves dans le régime sociétaire, covtanmient et copieusement pounru de tout ce qui est néoesHin â la perfection et à l'intégralité des travaux.

7* Le confia des eiUnpnuê : Les rivalités civilisées aori malveillantes et non émulatives; un manuDacturier dwrcteà écraser son concurrent : les industrieux sont des légioai d'ennemis respectifs.

** Rien de cet esprit insocial dans les Séries, dont chaonai est intéressée au succès des autres, et dont la masse n'catreprend que les cultures et manufactures dont le débondé est garanti.

^ La amirariélé de$ deux iniéréU indiriduei eî eoUttlif, comme dans le ravage des forêts, des chasses, des pècfae^ ries, et la dégradation des climatures.

** Effets contraires dans les Séries ; concert général pour le maintien des sources de richesses et la restauration dimatérique en mode intégral composé.

>- L absencf d*nni(ê m plans et eséeution : lurdre civilisé étant un monstrueux ramas de toutes les duplicités.

** Voyez, dans tous le cours des Prolégomènes, ainii qu'au pivot Hier, la combinaison de toutes les unités dans le mécanisme sériaire.

DiysLOFnnifT nmusTtiiL. 343

Bnin, ud Le travail mUarié ou $erva/gû indirect , gage n^lmrtiiiie, de persécation, de désespoir pour rindustrieux riliflé et barbare.

** Contraste frappant avec le sort de rindustrieux sociéire, qui jouit pleinement des neuf droits naturels définis.

Après la lecture de ce tableau , chacun peut donner la ndosion, et connaître que Dieu ayant eu Toption entre ces WL mécanismes, entre un océan d*absurdités et un océan perfections, il n'a pas même pu délibérer sur le choix.

Tonte hésitation serait devenue contradictoire avec ses opriétés, notamment avec celle d*éeonomie de ressort : il y Dtreviendrait en optant pour Tétat morcelé et proscrivant UKOciation, qui opère les économies de toute espèce : épar- Q de contrainte, de stagnation, de santé, de temps, d'eni, de main-d'œuvre, de machines, de démarches, d'incerude, de fourberies, de préservatifs, de déperdition et de plidté d'action.

Telles sont, en abrégé, les lumières que nous eussions quises en mécanique sociale, si nous avions, selon le prépte de GondillaCy essayé d'oublier un instant nos préjugés entifiques, d'en faire abstraction spéculative, et dereprms Us idées à leur origine.

Or, cette origine des idées sociales ne peut se trouver *eii Dieu, qui long-temps avant la création des hommes, a poser la valeur des deux mécanismes sociaux, le morcelé le sociétaire, et qui, ayant nécessairement opté pour le âétaire, a dû nous donner des passions faites pour ce réae : aussi voyons-nous qu'elles sont incompatibles avec l'état ilisé.

S44 lAumnB. ut. i. cb.

On ne doit donc pas s'étonner si no8 |Misfti<His« aviiilê, gourmandise, ineonstanoe, etc., nuisiblfis dans l'éUH actal, trouvent un emploi utile dans It* rég;ime socîélaîre, et sfé* ducation harmonienne spécule, chez l'enfant comme diei b père, sur le plein essor de ces passions, nuisibles dans l'état morcelé, parce qu'elles sont créées pour le service dn taire.

Notre système de subdivision par couples réduit au m* nimum les moyens de mécanique, d'économie, de richesse et de vertu. Les familles formant à-peu-près autant de ménages qu il y a d enfants, sont tout à point 1 élément de FextrlmB discorde, et Tantipode de TAssociation et de la richesse: dèilors, choisir Tétat de famille pour pivot du système socid, c'est travailler positivement à organiser la désunion et h pauvreté.

Je viens de prouver qu'on ne peut pas supposer Din complice de cette impéritie philusopiiiquc ; conune on n'en peut douter, il a opté pour le mode opposé, pour TAssociatioB; il en résulte :

1° Que les passions dont il est l'auteur doivent toutes être adcHptéi^s aux convenances do TAssocialion, et toutes incompatibles avec l'état morcelé et civilisé;

2» Que les mémos passions doivent produire dans TéCat morcelé ou civilisé, les eifets opposés aux vues de Dieu, A II justice, la vérité, l'économie et Tunité ;

V Qu'on doit attendre des passions développées en mode sociétaire, autant de bienfaits qu'elles engendrent de fUMX dans l'état morcelé»

vÊMMUovnamn mumiiiL. S45

Telles sont les conclusions où on serait arrivé depuis long-tempSf « oa eâi vouhi, selon Tarô des philosophes, reprendre les idées sociales à leur oH(^ne, remonter à leur vraie source, A Toption de Dieu sur les deux mécanismes sociaux.

Boocer dts lielMsws trop SouMiiM* pour leon aO' diqMS dAdn : ccptndant il frat dans fai aperçttt d« Otto AMociatioii typaatr tovt os ^ paot «icitar llatéfét. Cb. FooAxaa.

tf LÀ RICHESSE de Tordre combiné, » disions-nons, M premier volmne, après comparaison des dispositions matérielles de FAssodation et du Morcellement, « la RICHESSE de Tordre combiné est un résultat sur lequel nous pouvons solidement piloter nos spéculations. C*est une ftmdatioa sur roc dur. C'est un point emporté, c'est on fait. »

Ce bit est maintenant démontré avec redoublement de preuves en matériel et jen passionnel. Ces preuves se composent entre elles : elles ne s'ajoutent pas, elles se multiplient les unes par les autres. Quoique nous soyons loin encore d^avoir visité toutes les sources de splendeur de TOrdre sociétaire, il convient de grouper ici et de passer en revue les principales forces productives dont nous avons déjà pu tenir compte, et de faire voir la loi de leur multiplication puissancielle. Un chapitre du Trailé de rAssociationysLnom en fournir le moyen (4).

(I) ¥êyei l\rmté 4ê lAnmlmîm êùmêsagm agricole f U 1, p. 401. LiMiaiiiil inreetts Ihèi» ém U «et tniîmsi kl ahiîilliw <

346 HAftaoïm. Lif . 1. CM. m.

De VÈconomisme compote et puissaneUL

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