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ritbmétique. Il n'offre pas plus de difficulté désormais que la rétribution proportionnelle au capital , que tout le inonde connaît, et qui se pratique aujourd'hui dans toutes les Sociétés par actions, ou autres, pour la distribution des bénéfices aux sociétaires. Cet effrayant paradoxe de justice distributive n'est plus qu'un jeu d'enfant, une affaire de simple comptabilité ; c'est tout simplement l'application de la JRègle de société aux titres numériques de chacun, en Travail et en Talent, déterminés aussi exactement qu'en Capital. Il est évident en effet que votre puissance de Travail ou de Talent étant cotée dans une fonction quelconque, il sufiira de la multiplier par le nombre d'heures pendant lesquelles vous aurez travaillé pour avoir votre titre numérique, pour savoir ce que vous avez fourni en Travail et en Talent dans cette fonction.
MOTE RR. (2' édition.)
SI le lecteur veut se reporter à la note R (p. 270, !•' vol.), où la formole mathëmatiquc de la R('*partition naturelle et intégrale est donnée, H yerra que, la part individuelle de chacun étant repc^ sentéepar la formule
il résulte des cxplication<( du dernier chapitre que les valeurs dei coeflicients particuliers i et 6 duTravaii vi du Taienl de chaque so> ciélaire sont aussi rigoureuscmcnl connues que la valeur c de son (Capital.
Aux débuts de l'organisai ion des Phalan?l»Trs, on fixera dans
les vicies de socicié qui constitueront les contrats de fondatloa
des Phalanges les parts générales respectives Q, R, S du Ca-
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pital, da Travail et da Talent dam ces Anodatkms. On fera à cet égard telles combinaisons qui paraîtront Justes et convenables. Tou5 les projets d'Associations entre travailleurs ou entre ouvriers et patrons, qui se font aujourd'hui, contiennent leur clause & ce sa- Jet. Celle qui nous paraît généralement la plus équitable et la meilleure, consiste dans les dispositions suivantes :
1» Détermination, par un Conseil, des minimums propùtrOonmii c'est-à-dire des salaires et traitements à ofltir aux ouvriers et em* ployés de tous grades ;
2<> Fixation d'un minimum de rétribution da capital eDgagéi
c'est-à-dire du taux de Vintérêti
Z** Répartition des bénéfices à chacun, ûu mare le fronts 49 ce qu'il a reçu, soit à titre d'émolument ou de salaire, soit à titre dln térét.
L'équité de cette combinaison, qui n'est antre chose, en principe, que l'expression même de l'idée de l'Association, est bien fiidlq à saisir.
Supposons en cITet qu'il s'agisse de fonder une entreprise qa(^conqne pour laquelle il faut des fonds et du travail.
J'ai vingt mille francs ^
Vous avez vos bras.
Si l'on nous offre par an, à moi» 1,000 £r. pour le loyer dft OM capital, à vous mille francs pour le loyw de vos bras» qu'est-oe QM cela veut dire?
Cela veut dire que, pour l'entreprise, il y a équivalence entre votre concours et le mien. Il sera donc Juste que nous ayons chacnn la même part dans les bénéfices.-^ Et notes encore que Je inig avantagé si mon capital est bien hypothéqué dans raffàhre;ear votre capital bras ou travail, perd tous les Jours, — chaque heore vous rapprochant de sa fin, — tandis que mes vingt mille francs ne s'usent pas.
Les salariés et employés doivent donc généralement entrer dans, la répartition des bénéfices pour une part au moins proportion-
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nclle DUS salafres et émoluments qu'ils ont reçus, et les capitaux pour une part proportionnelle à Tintérét qui leur est dévolu.
On conçoit cependant qu'il peut être juste et nécessaire, dans une affaire où le capital courrait de grandes chances de perte, de lui ménager de plus grands bénéûccs ; sans cela, il ne viendrait pu à l'entreprise. Dans telle autre, par la même considération, il Cadrait accroître les gains du travail en raison des difficultés do b fonction, des dangers que court la santé ou la vie du travailleur, etc., etc. Mais la perfection, en fait de Répartition, ne peut pas être obtenue dans les Associations imparfaites, isolées et grossières que l'on tente aujourd'hui de toutes parts. Toutefois ce que nous venons de dire suffit pour démontrer sans réplique que, dès le début d'une fondation phalanstérienne, on établira très-fadlcmeot une Répartition déj& extrêmement satisfaisante.
Nous pouvons donc dire, sans aller plus loin, que pour l'application, pour la transition, pour les premières Phalanges à fonder, ce grand problème est complètement réiolu, tous les coefficient!, Cf I, 0 et Q, R, S , à déterminer dans l'équation pour avoir la put totale p de chacun, étant rigoureusement connus.
Au reste nous pouvons, d'un mot, donner la clef de la solutioii du problème supérieur et complet de la Répartition harmonique. D'un seul mot, le voici :
Supposons le Budget de Répartition dressé d'après les règles précédentes, au début d'une Phalange. Dès que l'organisation sera complète, que tous les rouages marcheront librement, que les sociétaires conunenceront à vivre des mœurs du régime nouveau, on s'apercevra bientôt que telle fonction attire trop, que telle autre attire trop peu.
Or, il est évidemment de l'intérêt de tous, pauvres ou riches, actionnaires de différents degrés ou travailleurs encore non actionnaires, quels machine marche le mieux possible, que l'équilibre Is plus parfait s'établisse entre tous ses organes.
D'un accord unanime donc, on reconnaîtra qu'il convient d'accroitre, dans des proportions convenables, les avantages des scrvicei qui n'attirent pas assez, de diminuer ceux des fonctions qui attirent trop.
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Il résulte de ce principe Incontestable que la Phalange modiflera elle-même chaque année, sur le rapport et sur les propositions de sa Régence, en Assemblée générale de tous les soclétnirrs, les coefflcients de Répartition, c'est-à-dire les valeurs Q, H, S, qui déterml • nent les parts respectives et générales du Capital , du Tnivail et du Talent, aussi bien que les valeurs spéciales du Travail et du Talent dans chaque branche d'industrie où elle trouvera bon de les mo« dlQer. ;
Le Budget de la Répartition sera donc toujours conforme à la ▼olonté collective, pondérée naturellement et nécessairement con- ▼ergentOj de la population associée.
Rien n'est plus facile à comprendre que le théorème exposé dans cette Note, et quiconque l'aura compris reconnaîtra que cette dif-> Acuité, qui parait insoluble, de la Répartition proportioimelle au Travail et au Talent en toute fonction, aussi bien qu'au Capital, se résout avec une merveilleuse aisance. Il y a plus, c'est que non- Beolement la solution coule de source et va d'elle-même, mais son système offre encore un admirable moyen de direction, d'équilibre, de distribution et de gouvernement des forces vives de la masse associée, par elle-même et sans gêner la liberté de personne, sans imposer quoi que ce soit à quiconque ! Je livre cette dernière considération au lecteur, et, s'il a quelque portée d'esprit. Je l'invite à la prendre en méditation.