‹ Destinée sociale (volume 4)Chapitre 61 sur 134 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

(gi|uiltbre ie Concarlre gén^rnlc, pat Vtn^ten^git

Absorption des rÎTalilés et antipatliies eolUetim ^ clinquc mas«e, par accord iiidividurl de% Meladni dans divers grou|)CS et corporations;

Absorption des rivarn''-s et antipathies indÎTidadfal de cbacnn, par ralliement en divers growpM •> fMÊ» poratious, où les goûts coïncideront avec l*a thique, ut substitneront plusieurs affectioM dentelles & une antipathie natnrdle.

Cm. Fonam.

Amicitias animât harmonica contemperalio.

J. Keffl». (inlraftuisiUc.)

Nous venons de montrer comment se régularisent et se généralisent, au sein du régime sériaire, les effets si remarquables de justice distributive que nousmanife^^tent, en tout pays, les approximations de ce régime, auxquelles arrivent les enfants, ensuivant l'impulsion naturelle,

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dans l'organisation confuse de leurs jeux. Jetons maintenant un coup~d*œil sur la généralisation des effets de ralliement et de concorde dont ces mêmes jeux nous ont offert des germes et quelques développements.

Si vous exposez à des gens comme il en est beaucoup qu'une des conditions de base du problème de l'Association, c'est de répartir proportionnellement au Capital, au Travail et au Talent, ils vous déclarent d'autorité, tout d'abord, qu'il est impossible d'obtenir un mode d'appréciation du Travail et du Talent. — Si vous parvenez à leur faire entrevoir que l'on peut obtenir cette appréciation et comment, les voilà qui vous déclarent, d'autorité encore, que ce seront alors d'effroyables hostilités entre les concurrents, entre les Groupes rivaux et les Séries rivales, et tout de suite ils vous évoquent les discordes, les guerres, les trois furies du Tartare grec, et leurs torches flamboyantes, enfin, tout ce que vous savez 3ur l'histoire des rivalités humaines.

a Certainement, » disent ces hommes hâtés d'objecter, a certainement, quand la Rivalité se sera mise entre vos Groupes, ils n'auront plus ni cesse, ni repos ; l'esprit de corps s'en mêlera, ils seront actionnés à l'œuvre, ils prendront l'œuvre à deux mains, ils s'acharneront au travail. Oh ! vous aurez des prodiges de science,

d'art, d'industrie! Oui, tout cela est incontestable

malheureusement ils ne resteront pas huit jours sans se battre, et adieu alors votre mécanisme et tous ses prodiges! 2>

396 HARAONIB LIY. II. CH. 111.

Voilà ce que Ton dit, voilà ce que disent les esprits sqperficiels et sans portée, qui ne peuvent pas embrasser et apprécier Y ensemble des faits qu'on leur présente, qui ne veulent voir qu un seul fait, et qui tirent de ce fait qu'il faut placer dans le milieu sociétaire, les conséquence qui formeraient son cortège naturel en milieu civilisé. — Ils ne veulent pas tenir compte du nouveau milieu où jouent les forces anciennes !

Oui, certes, les Rivalités individuelles et corporatives et les concurrences portent le désordre dans votre Régime civilisé, morcelé et maudit, qui répand sur la terre tous les fléaux infernaux. Qui nie cela? Est-ce que nous rignorons? Ne vous faisons-nous pas un tableau assez foncé en couleurs de tous les vices inhérents à la concurrence insociétaire? Quelle simplicité est-ce donc de venir nous objecter les résultats de la concurrence mise en jeu dans le milieu faux dont nous avons produit la critique, quand il s'agit de la concurrence développée dans nn tout autre milieu? — Parce qu'un enfant frappant à coups de poing sur le clavier d'un piano, vous ferait une musique d'enragé, seriez-vous admis à dire : il y a dans cet instrument des notes horriblement dissonantes ; donc cet instrument ne produira jamais qu'un fracas odieux à l'oreille ? Eh ! non : écoutons le bon sens ; raisonnons dans l'hypothèse de l'Association et du fait sériairc ; tenons compte de ce fait, si nous voulons calculer la résultante des forces que ce fait combine...

Voyons! vous craignez que les Groupes rivaux n'en vieuueut à de fâcheux débats, qu'ils ne se prennent au

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collet si ce sont des hommes, aux cheveux si ce sont des femmes ; sais-je ce que Ton ne dit pas? — Allons, de bonne foi, examinons un peu la position et l'état des choses. Nous prononcerons après.

Tenez, je veux faire beau jeu à Tobjection, je veux accumuler tout ce qui peut sembler le plus défavorable, je veux passer par la supposition la plus extrême : je veux prendre les deux Groupes les plus passionnés de la Phalange, deux fiers Groupes entre lesquels il y a rivalité plus active que ne nous en ont manifesté ces mémorables campagnes littéraires de la restauration, romanti(|ues contre classiques, la barbe moyen-àge contre la perruque sacrée. Ces deux Groupes, voyez-vous, sont jaloux l'un de l'autre au délire, et, si vous le désirez, nous supposerons que vous et moi, enrôlés respectivement dans chacun de ces Goupcs antagonistes, nous serions les deux natures les plus passionnées de la Phalange : deux Groupes composés de maniaques; vous et moi, les maniaques les plus échcvclés, engagés dans ces deux Groupes. C'est bien là certes le cas extrême en examen des concurrences corporatives.

Eh bien ! entre nos deux Groupes, entre leurs membres respectifs, entre vous et moi, y aura-t-il pour autant une rencontre ? — Une rencontre ? Oui, sans doute, il y aura entre nous une rencontre ! il y en aura mille... mais pas à la manière des Civilisés perfectibles et botes fauves, qui se mettent des balles de plomb dans la tète et des lames de fer dans le ventre. Oui, nous deux, qui à midi rivalisons corporativement dans deux Groupes

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