UNITAIRE ET ATTRAYANTE
(i) Il ne mtnque pas de gens qui nons rknl au ses à première ifue, parce que nous disona que Foorîer « apporté le mojreo de combiner Tintérét individuel avec Pintérét |^n^l.^Cca frensrU imaginent que ces deux intëréta sont opposés , qu^ils se nient réciproquement, en principe et par leur nature même* — C^estune sotte idée , car qu^est-ce que Tintérél g^énéral , sinon la somme des intérêts individuels f Comment ce qui serait bon pour la société, c'est-à-dire pour tous les intérêts particuliers, ne serait-il pas bon pour ces intérêts particuliers f Pabsurdité est patente dans les mou. — Il j a accord parfait entre les exigences de Tintérét indiyidnel et les exigences de Pintérêt général \ et c'est parce que ces exigences s'accordent, parfaitement en principe, qu'il est possible, et très-^possible , de réaliser leur accord en résultat. En bonne science sociale, tout ce qui nuit à l'individu nuit à la société; tout ce qui nuit à la société nuit k l'individu. Les mauTaises formes sociales sont celles qui établissent une divergence entre ces exigences , qui sont d'accord en prinoijpe.
CONDITIONS DE l'ÉDUGÀTION. 4 ^ ^
Ainsi, nous sommes amenés, pour faire bien , à faire tout l'opposé de ce que fait la Civilisation. On assujétit Tenfant ; laissez-le libre : on étouffe ses penchans; épiez et favorisez leur marche : on exténue le corps en exténuant l'esprit; asseyez la vigueur de l'esprit sur la force du corps : on lui impose le travail et l'étude; laissez-lui solliciter l'admission aux études et aux travaux : on l'isole des autres, ou on lui donne des compagnons obligés ; laissez-le choisir sesamis comme ses travaux : prenez le contre-pied de ce qui se fait dans le monde à rebours^ et vous aurez des dispositions convenables pour le monde à droit-sens. — Construisons, d'après ces principes, le système d'éducation naturelle, attrayante et unitaire.
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