‹ Destinée sociale (volume 4)Chapitre 89 sur 134 · HAIEONIE. LIV. UI. CH. Y · texte numérisé non relu

HAIEONIE. LIV. UI. CH. Y

L'éducalioa de la basse enfance se fait, dans les maisons riches, sous de meilleures condilions matérielles que dans les ménages dont nous ayons parlé. — II y a un appartement, un local consacré aux bonnes et aux enfans. — Yoilà I amélioration. Mais ces enfans sont tenus par des femmes salariées, ignorantes, cpii les soignent comme elles sayent, comme elles peuvent, et souvent, ainsi qu'on dit, pour l'amour de Dieu 0). Le plus pauvre des Harmoniens serait bien désespéré s'il voyait traiter son enfant comme le sont aujourd'hui ceux de nos plus riches maisons. Puis ces enfans sont victimes de leur rang : voyez aux Tuileries, ces marmots emmaillottés de dentelles, couverts de parures ridicules, coiffés de chapeaux à plumes; pauvres petites créatures guindées dans la vanité de leurs parens, bavant dans le velours et la blonde ! Ces enfans sont encore plus malheureux et moins bien portans que les marmots souillés et déguenillés du pâtre. Confiés à des gens inintelligens, ils sont fatigués de soins absurdes; puis on les fait paraître au salon quand la fantaisie en vient , et là on leur crée mille caprices par de sottes cajoleries.

(i) Il est carieux qu^en Civilisation on dise de tout ce qui est mil fait : c^ettfaU pour Vamour de Dieu, Une minifestation pf^ fonde est cachée dans cette location.

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