‹ Destinée sociale (volume 4)Chapitre 90 sur 134 · ÉDUCATION HARM«^ — V'\ DB¥£I«OPP£MENS · texte numérisé non relu

ÉDUCATION HARM«^ — V'\ DB¥£I«OPP£MENS

Chez nos riches, lespelits enfaos sont des jouets pour des mères désœuvrées » des poupées qu'on habille et qu'on pare; et comme leurs enfans, désœuvrés aussi, font périr à force de caresses les oiseaux qu'ils aiment, de même ces mères exténuent leurs fils par l'obsession de leurs tendresses imprudentes.

" SM existait, dit Fourier, des tribunaux a codes crimincb sur les fautes commises dans le nourrissage , sur les imprudences dont Fenfant est victime, ,f estime qu'il feudrait condamner ^ des peines afflictiyes les neuf dixièmes des femmes riches qui allaitent leurs enfans. On peut dii*e qu'elles ne sont pas nourrices , mais assassins du marmot, qui aurait besoin d'être sagement gouverné. Ces mères ne sVtudient quli lui créer mille fantaisies pernicieuses , qui sont pour lui un poison lent , et tuant la plupart des

enfans riches ^

L'épouse, dépourvi|e de récréations I

se jette \ corps perdu dans la tendresse maternelle, dont Fexcès n*est pas moins vicieux que celui de toute autre passion. Aussi les femmes riches sont-elles assassins de leurs nounûssons , \ qui elles créent une foule de défauts. »

Traité de VAssoc. dom.^agr,^ t. II, p> 171*

Ce n'est pas aux parens à faire l'éducation de l'enfant. Tout ce que nous a/ons dit du précep** teur dans la critique de Véducation particulière, s'applique bien mieux encore au père et à la mère. Il faut, pour élever un enfant, dix mille dispositions qui ne peuvent pas se trouver dans une fainille» et dix mille facultés que ne peuvent

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