‹ Destinée sociale (volume 4)Chapitre 92 sur 134 · HARMONIE. LIV. III. CH. T · texte numérisé non relu

HARMONIE. LIV. III. CH. T

caractère de ses paréos; il est enfant , les autres sont d'âge mûr. Le bruit qu'il fait, le mouvement qu'il prend, c'est de sa nature. Or, ce bruit, ce mouvement, vous incommodent, et vous lui imposez le silence et le repos gai vous conviennent, en lui disant d!être sage^ c est-àdire de ne pas faire ce qui est dans sa nature , — parce que vous auriez à en souffrir. Mettez-le seulement au jardin, sur une pelouse verte, avec ses frères, ses sœurs, ses petits compagnons : là, s'il rit, s'il crie, s'il se livre à une gaieté bruyante en se roulant sur l'herbe, là vous ne lui dites plus qu'il est sot. Pour un peu de bruit et de mouvement il est sptj — dans la chambre , avec vous. Pour beaucoup de bruit et de mouvement, c7 n'est plus sot^ — quand c'est au jardin, dans l'herbe, sur la pelouse; — vorus le trouvez gentil et charmant, alors.

C'est pourtant ainsi que vont les choses! voilà comment on forme l'esprit et la conscience des enfans ! voilà comment dès le berceau la pauvre créature humaine est tourmentée, livrée aux contradictions et aux douleurs 1

Vous voyez bien que quand vous faites vivre, face à face et dans le même milieu, deux âges dont les exigences et les conditions de vie sont si diffé-

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