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mière enfance aont^elles^ daos les Phalanges , des fonctions hautes et vënérëes« Un saint caraetère de malernité corporative s'unit à ces senrices et les ennoblit.La 9érïe des bonnes, qui se dévoue aux pénibles soins réclamés par la Basse-Enfance sera Ton des ordres religietim de l'Avenir.
Il est fâchenx que nous soyons oMigésde nous servir souvent y pour désigner des fonctions et des fonctionnaires d'Harmonie, des mots qui désignent les fonctions et les fonctionnaires correspondans dans la société actnelle. Ces mots emportent avec eux dan^ la Phalange lldée et l'image qu'ils représentent aujourd'hoi , et chacun ne se fait pas facilement à voir, âons ces mots, qui restent les mêmes, la belle et noble transfiguration que les choses ont subie. — Qui voudrait, par exemple, se représenter {es Bonnes d'Harmonie, ne devrait pas se figurer nos mercenaires, dépourvues d'éducation, dont nnleHigence est restée sans culture , et qui subissent un service de domesticité, parce qu'il faut vivre.
La Série des Bonnes compte dans son sein les plus nobles dames et les plus gracieuses demoiselles de la Phalange ; elle n'admet que des femmes attirées par une vocation décidée aux fonctions de Maternité corporative, et justifiant de capacité
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spéciale pour le rôle qu elles ambitionnent. Le lustre que l'importance de ces fonctions jette sur la corporation y les distinctions qui lui sont réservées, les privilèges qu'on y acquiert par l'élévation aux grades successifs, sont des appâts qui attirent de bonne heure les jeunes filles que la nature y prédispose. D'abord simples auxiliaires, comme dans les autres Séries, elles ne sont agrégées et ne prennent leurs grades qu'en justifiant de zèle, d'habileté et de connaissances proportionnelles. Puis, le service se fait dans cette Série comme ailleurs, en séances de courte durée ; la faction est de deux heures, et puisqu'il faut que les Séristères des enfans soient toujours garnis, surveillés et gouvernés, les escouades de Bonnes se succèdent régulièrement, et se relèvent dç poste à momens déterminés..
La Série des Bonnes opère sur les détix pre-« miers termes de la Basse-Enfance , les Nourris^ sons ou allaités , les Poupons ou sevrés. ( Voyez le tableau de la Phalange en grande échelle, page 93, et plus loin, page 467.) Ces deux termes fournissent plusieurs subdivisions d'âges , de tempé-^ ramens et de caractères, qui forment autant dé groupes difi'érens ; tous ces groupes commandent des locaux et des fonctionnaires particuliers. Ainsi^dans l'une et l'autre division, vous aurez II. ag
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d'abonl les subdivisions suivantes tirées des ca^
ractères :
Pacifiques.
Noorrittcms et Poupons. { Moiiiis.
Désolans.
Il est évident que ces six catégories demandent à être logées dans six salles différentes, et exigent des subdivisions analogues dans la Série des fonctionnaires, par exemple :
Les Bonnes des Pacifiques , ce sont les moins patientes; Les Bonnes des Mutins , sont celles de caractère moyen;
Les Bonnes des Désolans , senties yictimes on endurantes.
Ces correspondances générales indiquées par la nature même des choses , se produisent spontanément 9 car l'Attraction conduit chacun à son poste, sous le régime de la liberté barmonienne.
En poussant plus loin les subdivisions d'âge> de caractère; ajoutant celles qui dérivent des tempéramens, des méthodes différentes , des systèmes d'allaitement, etc. ; on aura une Série composée d'un nombre suffisant de Groupes : et mieux les subdivisions seront faites, mieux s'en trouveront les enfans ; mieux encore elles se prè^ teront aux aptitudes et aux goûts particuliers des foQCtionnaires. Toujours le travail parcellaire et
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la liberté d'aller à la niiaoce de fonction où l'attraction vous ioTile.
La Série des Bonnes , dont les rôles exigent beaucoup de qualités, tire donc un grand lustre de l'importance de ses fonctions; elle distribue des appointemens considérables^ et fournit beaucoup d'avancement , vu le grand nombre d'officières que la surveillance exige. Cette Série fait à la fois partie du corps sacerdotal et du corps médical. A tous ces titres, et grâce à cet amour des petits enfans, que la nature a mis au cœur de la femme, amour qui se montre de si bonne heure, à l'état d'instinct, dans les soins dont la poupée est d'abord l'objet , — la Série des Bonnes recrute dans tous les âges , dans toutes les conditions, et compte dans ses rangs une bonne fraction du contingent actif des dames de la Phalange : — il u'eSt pas rare de voir de jeunes filles de sept à dix ans, déjà fort zélées, et très-expertes au service des Poupons et Nourrissons. — Il était bien nécessaire que les Attractions fassent distribuées de telle sorte que cette Série pût compter un nombreux personnel; car elle doit être, ainsi que nous l'avons remarqué, en activité continue, veiller jour et nuit sans relâche ; bien différente en cela de la plupart des autres SérieSj qui n'agissent qu'à intervalles quelquefois fort éloignés.
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Mais essayez de trouver la nature en défaut; essayez de trouver des travaux nécessaires qui n'aient pas leurs attractions proportionnelles dans rhu inanité?
Voici donc nos différentes salles sBkctées aux différens ordres de la Basse-Enfance , puis les f pièces accessoires, comme dortoirs séparés » des salles bruyantes, pièces affectées aux fonc- » -lions des Bonnes et Nourrices ^ et des méde- • cins qui visitent chaque jour les enfans, sans » distinction de riches ni de pauvres. » {Fowrier, Nouv. Monde j pag. âo i . )
Comme tout ici respire Tordre , rintelligence prévoyante , et la tendre sollicitude de la Phalange pour ses enfans ! que les mères , qui viennent à chaque moment allaiter, caresser, et soigner elles-mêmes leurs nourrissons , ont de gracieuses paroles pour celles qui se sont si heureusement associées à leur maternité , pour ces secondes mères dont les Groupes rivalisant d'habileté, d'amour et de zèle, veillent incessamment sur les petits enfans!! — Laissons parler Fourier:
^ La Civilisation, toiqours simpliste^ ou simple dans ses méthodes, ne connaît que le berceau pour asile du nourrisson ; THarmonie, qui opère partout en ordre composé, donne k Tentot deux situations ; elle le fait alterner du berceau )i la natte éias-
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tique. Les nattes sont placées \ hauteur d'appui, leurs supports forment des cavités ou chaque enfant peut se caser sans gêner ses voisins. Des filets de corde ou de soie, placés de distance en distance, contiennent Tenfant sans le priver de se mouvoir, ni de voir autour de lui, et d^approcher Tenfant voisin, dont il est séparé par un filet.
» La salle est chauffée au degré convenable pour tenir VenÊint en vêtement léger, et éviter Tembarras de langes et de fourrures. Les berceaux sont mus par mécanique : on peut agiter en vibration vingt berceaux ^ la fob. Un seul enfant fera ce service , qui occuperait chez nous vingt femmes.
» Les Nourrices forment une série distincte et doivent être classées par tempérament, afin qu^on puisse les assortir aux enfans , surtout dans les cas de changement de lait. Le nourrissage indirect est fort usité en Harmonie , parce qu'il est très-lucratif et peu fatigant, et parce que les Harmoniens, plus judicieux que J. - J. Rousseau , penseront que lorsque la mère est d*nne complexion délicate , il est très-prudent de donner k Tenfant une noui*nce robuste; c'est le greffer, le renforcer, la nature veut ces croisemens; si on accole un enfant faible ^ une mère faible , c'est les exténuer tous deux pour Thonneur d'une rêverie morale. Au reste on s'appliquera beaucoup \ perfectionner le régime d'allaitement artificiel , et l'employer concurremment avec le naturel , ou isolément. Dans l'état sociétaire , une mère , quelque opulente qu'elle soit, ne peut jamais songer k élever son enÊint chez elle isolément; il n'y recevrait pas le quart des soins qu'il trouve au Séristère des pouparts ou nourrissons ; et avec toutes les dépenses imaginables , on ne pourrait pas y réunir une corporation de Bonnes passionnées, intelligentes, se relayant sans cesse, en trois caractères assortis à ceux des enfans. Une princesse , malgré tous ses frais , n'aurait pas des salles si habilement soignées , des nattes élastiques, avec vobinage d'enÊins qui se servent réciproquement de distraction , et sont assortis en caractères. C'est principalement dans cette éducation de prime enfance qu'on reconn«tra combien le plus riche potentat civilisé est au-dessous
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'des moyens que l'Haniumie prodigue aux plus pauvres pères ci co&ns.
» Loin de IK tout est dispose en Civilisation , de manière que le nourrisson Sût le tourment d*ime maison organisée pour le tourmenter lui-même. L*en£uit , sans le savoir, désire les di^ositioi» qu*il trouverait dans un séristère d*Harmonie; ^ début de quoi il désole par ses cris, parens , valets et voisins, tout en nuisant }i sa propre santé.
» A rSge de 6 mois , où nous ne songeons pas\ donner aux marmots le moindre enseignement, on prendra de nonùireoses précautions pour former et raffiner leurs sens, les ftçonner a U dextérité , prévenir Temploi exclusif d*nne main et d*un bras qui condanme Vautre bras^ une maladresse perpétuelle; Uxituer dès le berceau Penûnt ^ la justesse d'oreille en faisant dianter des trios et quatuors dans les salles de nourrissons , et promenant les poupons d*un an au bruit d^une petite ftn&re ^ tootespartics. On aura de même des méthodes pour joindre le raffinement auditif au raffinement musical , donner aux enfims la finesse d^oiue des rhinocéros et des cosaques , exercer de même les autres sens.
» Il est , sur chacun des 5 sens , quantité de perfisctionoemcns auxquels on façonnera Fenfiauit harmonien. Les Bonnes auront sur la culture du matériel divers systèmes en rivalité. De ïk vient que ren&nt sociétaire sera, a 5 an5, plus intelligent, plus apte ^ rindustrie, que ne le sont à 10 ans beaucoup d'enfàns civilisés qui n'ont k cet âge que de fautipathie pour Tindustrie et les arts.
» L'éducation civilisée ne fait éclore chex l'en&nt au berceau que des manies anti-sociales : chacun s'exerce a lui fausser le sens , en attendant Vâgc ou on lui faussera l'esprit. Si c'est co France , les parens et valets lui chantent^ l'envi des airs fiiux e( sans mesure : partout on lui ôte l'usage des doigts de pied et on l'habitue k se fausser un bras.
» Le rôle de Bonne exigera donc de nombreux talens , et ne se bornera pas comme en France ^ chanter faux et £ure peur du loup. Les Bonnes s'exerceront surtout )i prévenir les cris des en-
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fans ; le calme leur est nécessaire , et ce sera sur Fart de k maintenir que s'exerceroot les prétentions cabalistiques et émulatives.
» Le vacarme des petits enHiBs, si désolans aujourd'hui, se ré** duira à peu de chose ; ils seront très -radoucis dans les séristères^ et il en est une raison bien connue , c'est que les caractères querelleurs s'humanisent avec leurs semblables : ne royons-nous pas chaque jour les férailleurs et pourfendeurs devenir fort doux, e| renoncer à l'humeur massacrante quand ils se trouvent en compagnie de leurs égaux ? Il en sera de même des marmots élevéi dans un séristère d'Harmonie et distribués en plusieurs salles de caractère. J'estime que ceux de 5*. genre , les diablotins ou démoniaques , seront déj^ moins méchans , moins hurleurs , que ne^ sont aujourd'hui les bénins. D'où nakra ce radoucissement? Aura-t-on, selon le vœu de la morale, changé les passions des petits en fans f non y sans doute; on les aura développées san^ excès , en leur procurant les délassemens de réunion sym|)athîque9 la distribution en séries trinaires , en groupes de caractères bénin, mixte, et malin, dans les 2 âges de prime enfance, comprenant Nourrissons et Poupons.
» Quelle distraction donne- t-on ^ ces diaboliques rejetons. Ce sera chose \ inventer par les Bonnes : stimulées par les rivalités de méthodes , elles auront , en moins d'un mois, deviné ce qui peut calmer les enfans , et mettre fin II leur infernal charivari. Je me borne à établir en principe , la nécessité de les réunir en corps, et les distribuer par Séries d'âge et de caractère , de même que les Bonnes par Séries de caractères et de systèmes. La Série est toujours la boussole de toute sagesse en harmonie sociétaire ; c*est le fanal que Dieu nous présente dans le rayon de lumière. S'écarter du régime sériaire , c'est s'engager à plaisir dans les té* nèbres.
» Le point ou il est le plus a craindre d'échouer, c'est dans la tenue des petits enfans , parce qu'ils ne peuvent expliquer ni leurs besoins ni leurs instincts ; il faut tout deviner : quel en est le moyen? celui qu'indique l'Attraction pour les pères mêmes ; for-