‹ Destinée sociale (volume 4)Chapitre 96 sur 134 · COMPARAISON DES RÉSULTATS · texte numérisé non relu

COMPARAISON DES RÉSULTATS

Et quand tous £le« tout de baioe ou d'apathie , s'il u'y avait paa i délirrer det aogca sur ectte terre malheureose , c« serait justice de tous 7 laisser avec ceux que tous ne lavea ni amitiorer ui aimer.

Claeissi YisocaBox.

Nous ne nous arrêterons pas plus longtemps aux deux premiers ordres de la Basse-Enfance ^ où 1 éducation , purement matérielle , se borne à une culture toute sensitive. Nous donnons une esquisse et non un traité d'éducation ; nous nous contentons de montrer que l'éducation si ingrate de ce premier âge , se prête comme toute autre fonction à l'application du procédé sériaire ; et puis 9 nous ne pourrions pas décrire tous les détails 9 tous les moyens ingénieux , toutes les inventions heureuses que l'on admirera dans les Séristères de l'enfance, par la raison que nous ne pouvons pas prévoir tout ce que les Groupes et Séries de Bonnes créeront et perfectionneront chaque jour. Le rôle de la théorie est d'établir les conditions justes : les effets harmoniques se développent d'eux-mêmes sous le régime générateur de l'Harmonie; ici comme toujours l'ordre sériaire n'est que l'expression des convenances de nature.

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Les convenances de nature ne veulent pas que l'enfant soit tenu isolément ; méthode qui exige une femme par enfant , souvent deux, la mère et la bonne » et qui prive Teofaot des distractions dont il a besoin. Ces convenances repoussent de même le pèle*mèle des âges et des caractères. La différence des natures exigeant la différence des milieux et des régimes , il faut nécessairement avoir recours aux catégories seriaires pour mettre les choses ea rapport avec les convenances naturelles; cela fait, le bien vient de soi-même. — Si Ton se tient en dehors de ces convenances» le milieu est fiaux , Tinslitution estfausse, les enfans souffrent, ceux qui les soignent souffrent , les parens souffrent , et tout va mal, avec beaucoup de peine, et les enfans ne sont pas élevés, ou sont mal élevés. — Voyez seulement aux Tuileries , par un beau jour , les groupes de ces enfans au bourrelet, qui s'approchent les uns des autres , se tendent leurs petits bras, et s amusent de leurs joujoux, du sable, des -cailloux, des fleurs. Ces enfans ont un air de contentement et de joie ; ils s'animent de la gaieté bruyante des groupes de petites filles et de petits garçons qui courent, sautent, dansent à la corde , conduisent leurs cerceaux et s'épanouissent en mille jeux. Qui peut nier qu'en ce moment ces frêles créatures n'aspirent, avec Tair,

ÉDUCATION HARM. — l"*. DÉVEtOPPEMENS. 4^9

de la santé 9 de la force et du bonheur? — Deux heures plus tard, quand ces poupons seront séparés et ramenés chez leurs parens, ils pleureront , crieront à merci et désoleront la maison. Certes^ ils ne seront plus dans des conditions de santé 9 de force et de bonheur: leurs larmes, leurs cris acharnés ne le prouvent que trop.

11 faut à nos enfans des compagiiies assorties et variées 9 des distractions, une atmosphère de joie, des soins intelligens et dévoués, un développement doux et facile. Il leur faut les Bonnes, les grands Séristères , et les joyeux jardins des Phalanges ! toutes les mères comprennent ceci. C'est pour leurs enfans la santé, la vie forte et lé bonheur, dès lage où chez nous ils pleurent, souffrent et font souffrir , où leur santé s'altère et se flétrit; dès l'âge où il en meurt tant dans les bras des pauvres mères

Jusqu'ici nous n'avions fait que développer au point de vue théorique le mécanisme sériaire et ses résultats généraux. Voici la première application spéciale du procédé, son premier emploi sur un détail déterminé, sur un service, sur un service de première importance par son objet, mais des plus pénibles , des plus difficiles , des plus ingrats par ses exigences y — l'éducation

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