‹ Destinée sociale (volume 5)Chapitre 11 sur 95 · ACTION · texte numérisé non relu

ACTION

Il conviendrait d affecter un chapitre à chacun de ces caractères génériques ; pour le moment , nous nous contenterons de poser , comme suffisamment démontré par les griefs ci-dessus établis, le théorème suivant :

La forme sociale actuelle est contraire aux intérêts généraux des individus et des peuples ; elle appauvrit et affame le corps social :

4^ £n engendrant et même en exigeant de nombreuses classes u*anchement improductives, ou adonnées à * la DESTRUCTION : les armées ; les scissionnaires de tout genre; les corps respectifs de magistrature, justice y police^ gendarmerie, etc; les légions de la douane ei du fisc ; les philosophes , sophistes et controversistes politiques ; enfin les oisifs et ])ien d'autres dévorants inutiles ou nui.sibles ;

2^ £n engendrant et nécessitant des corporations parasites, ruineuses et démoralisatrices, comme sont toutes les bandes de l'immense armée mercantile ;

3^ En rétrécissant dans une proportion incalculable la source des richesses sociales, par le défaut absolu d'organisation dçs fonctions productives , agriculture , manufacture, science, éducation, etc., défaut qui f>orte au plus haut degré le Morcellement, la complication, l'incohérence dans toutes ces fonctions , ainsi que dan^ l'emploi social des hommes et de leurs facultés ;

4^ En fomentant dans toutes les relations industrielles sous le nom de libre concurrence , et dans toutes les relations sociales sous mille noms divers, une divergence DES INTÉRÊTS qui luct cu état de guerre flagrante les unes-contre les autres . toutes les catégories qu'on

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peut furincr daus la société; uui fuil jaillif entre les iudi* vidas des hostilités sans nombre , et ouvre aux passions une multiplicité d'essors subversif ;

5*^. En manquant d'unprocédé d'industrib ATTBA¥A> TB dont Tabsence change, pour Thomme, le travail en sup<plice , et perpétue fatalement Findigence , l'oppression , la fourberie , Vesclavage , les maladies , Tabnitisseroent » les troubles , les révolutions , et tous les fléaux civilisée. — L'absence d'un procédé d'industrie attrayante d\-\ minue encore considérablement la production, en éloî-' gnant du travail tous ceux qui peuvent s'en afl&anchir , en multipliant les chômages , les pertes de temps , et plongeant l'ouvrier dans l'ennui et le dégoût.

Ainsi , CCS forces humaines qui , bien ordonnées , produiraient des richesses à en inonder tous les membres de la société , n'aboutissent qu'à l'appauvrissement et à la misère des niasses , à Tétisie du corps social !

Et ce ne sont pas les moyens d'action qui manquent : la terre, les capitaux , l'inâustrie, la puissance des machines, des arts et des sciences, les bras et rintelligence sont là. Toute la question ^tt dans l'organisation de l'industrie ; c'est une combinaison qu'il faut proposer et essayer : c'est la grande question de Destinée , question de bonheur ou de malheur , de richesse ou de misère , et peut-être à l'heure qu'il est , de vie ou de mort pour les sociétés modernes. :

Car les sociétés modernes ont atteint, dans le mouvement qui les entraîne , un point de maturité tel , qu'il n'est plus possible de se faire illusion sur la valeur de la forme sociale dans laquelle elles vivent ; il n'est plus possible de méconnaître l'avenir fatal réservé aux civilisations européennes si quelque changement heuretix ne vient pas s'opérer (fans leur constitution intime.

Nous ne sommes plus au temps où ceux-là seuls dont le génie était élevé et le regard perçant , entrevoyaient les dangers qui menacent les nations européennes; à ces temps où Montesquieu disait : « Les sociétés civilisées sont atteintes d'une maladie de langueur, (Fun vice intérieur, d'un venin secret et caché. »

Alors les masses et le monde pensant «Haient tout à l'espérance : l'aurore de la Révolution semblait l'aurore

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du honheur ; il semblait que tout le mai venait du poids féodal sous lequel la nation courbait le dos depuis des siècles, et qu elle n avait qu'à jeter ce fardeau pour marcher deboui, forte et vigoureuse ; on croyait qu'il suffirait de renverser le vieil édifice social' pour que les peuples fussent bien logés.

Il y avait un gouvernement qui s'appuyait sur une antique autorité sans sanction populaire; ou fit une constitution : il y avait une noblesse apanagée de vieux privilèges, onl'aDatit : il y avait un clergé doté d'immenses richesses, on abattit le clergé et l'on partagea ses richesses : il y avait des puissances étrangères qui se dressèrent contre ce mouvement , on répondit à leurs manifestes insolents par le canon , et on écrasa leurs armées ; il y avait un roi , on lui coupa la tête : il y avait une religion qui depuis long-temps était entre les mains de ses prêtres un instrument d'exploitation , on tua au bout de ces prêtres , on déclara la religion un mensonge et on chass i Dieu ! ! !

Puis , après toutes ces œuvres de destruction , comme l'âge d'or n'était pas réalisé sur la terre , comme les peuples ne jouissaient pas encore d'un grand bonheur , on imagina de fouiller les arsenaux des temps passés; ou demanda aux républiques de Rome et d'Athènes leurs souvenirs , leurs traditions et leurs mœurs ; on essaya leurs poses et leurs allures; on essaya jusau'à leurs habits, on porta leur tunique, et l'on chaussa leur cothurne. — Tout cela, parce que les législateurs du peuple avaient étudié le latin dans Tite-Live, le grec dans Thucydide, parce qu'ils avaient appris par cœur, au collège , la prosopopée de Fabricius. Si on les y eût nourn des pastorales de Florian et de Gessner, saus leur monter la tête avec ces rengaines grecques et romaines , ils eussent alors peut -être essayé de réaliser des bucoliques.

Et tout cela n'étant encore que vanité, mensonge ou monstruosité , tout cela n'eut qu'un instant ; instant bien court mais terrible , et que l'humanité doit regarder comme un çraud enseignement. Le passé ne se refait pas au gre de 1 homme, en eflet; si la volonté de l'hoaiine égal e et iaisaut fausse route , croit pouvoir appliqaer

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(le vive force au mal des reniodt^s empiriques, elle se brise bientôt contre la force des choses...

La philosophie , qui avait enrégimenté les peuples et préparé la bataille, imprévoyante, simpliste et passionnée, n avait su forger aans ses arsenaux que des armes de guerre, et elle n'en sortit que des batteries de brèche et de campagne, de la poudre et des boulets. Elle devait pourtant savoir, puisqu elle voulait la guerre, qu'il fallait préparer la paix ; au il fallait, après ranarchie et le com bat, des moyens d ordre, de richesse et de liberté : car le sang qui coule et fume sous la hache révolutionnaire et sous la gueule ^u canon, ne fait pas pousser double moisson à la terre. Mais elle n'y a pas songé ; elle n y s pas songé, et elle n'a pas su inventer la charrue avec laquelle on doit labourer le champ de Taveniretle rendre fécond.

Honte et pitié sur elle, car elle a été ignorante et folle ! Honte, car elle a poussé l'humanité au nom de la raison^ dans un mouvement dont elle n'avait calculé ni les chances ni les suites ; car elle a brisé comme brisent les enfants, et ravage comme ravagent les barbares. Mais honte surtout sur elle pour ce que, au lieu de se .retirer dans quelque coin obscur et de cacher sa face au monde, elle vient encore se pavaner avec impudeur, se proclamer bienfaitrice de l'humanité, et paraaer publiquement, drapée de ses vieux oripeaux grecs et romains,. qui ont tratoë dans la fange du bas-empire, dans la théologie du moyen-àge, dans le matérialisme et l'idéologie puérile et Honnête du dix-huitième siècle, dans le sang de 93, dans les subtilités verbeuses, constitutionaelles et éclectiques de la Restauration.

Philosophes et Politiques ! les peuples ont besoin d'une nourriture plus substantielle et moins délétère que ne le sont vos drogues, vos ramassis d'erreurs, d'abstractions et de contramctions. Tant que vous avex cru leur fournir du lait, c'était bien : mais aujourd'hui, après trois mille ans de malheur des peuples gouvernés par vos préceptes et vos théories, il faut rooonnattre que vous n'êtes que d'officieux ou de méchants empoisonneurs. — Ceci est \Tai, ou l'expérience en a menti ; car rexpérience stigniatise vos svstèmes.

Vos derniers essais ont achevé de mettre le sceau à votre ignorance profonde des choses sociales : c'est vous qui avez provoqué les redoublements du mal, élargi les plaies : et les progrès qui ont pu s'accomplir, ce n'est pas à vous qu'on les doit, c'est à la marche des sciences, des arts et de l'industrie , — non à votre idéologie retentissante.

Yos œuvres, à vous, les voici : trois millions de jeunes gens égorgés sur les champs de bataille, douze milliards pris à la noblesse et au clergé, et grugés par la Révolution, trente cinq mille tètes coupées, l'Europe bouleversée de fond en comble , la France vaincue-, réduite et abaissée, le pouvoir social sapé danf sa base, la misère toujours dominante, la guerre toujours imminente, des mensonges constitutionnels au lieu de liberté et de fraternité, et par dessus le marché la gangrène et la pourriture dévorant bel et bien votre vertueuse société nourgeoise et libérale I

Et, de fait, à la suite de ces catastrophes sanglantes, à la suite de ces actions et de ces réactions terribles , après tous ces mouvements révolutionnaires, après toutes CCS marches militaires à travers l'Europe, après avoir fait en trente ans ce que Rome fit en dix siècles, et usé, comme elle, rois, tribuns, sénateurs, guerres civiles et proscriptions, consuls et empereurs; — où en sommes-nous ?

Nous en sommes où Rome en fut lorsque , lâchant le sceptre du monde, elle commença son ère de Bas-Eni-

ÏHre, et ouvrit à deux battants les' portes de ses élites ù 'invasion de la Barbarie. Et la position est plus terrible encore; car la Barbarie vous menace du dedans et du dehors; car aujourd'hui la destruction de la Civilisation française peut entraîner la destruction de toutes les sociétés européennes, et plonger le monde dans un avenir fatal et inconnu.

Tout ceci n'est pas dit dans le but de produire des paroles, et d'ajouter aux vaines déclamations qui courent une vaine déclamation de plus. Est-ce donc chose impossible que votre Civilisation périsse? Comptons : La Civilisation a fleuri dans l'Inde, elle y a péri ; dans l'Asie occidentale, elle y a péri; dans l'Egypte, elle j a péri; dans la Grèce, elle y a péri ; sur les cAtes d'Afnque, elK»

T a péri; et la Civilisation romaine, enfin, a encombré l'Europe de ses débris pendant plusieurs siècles. Certes, les ruines de Babylone, de Paimyre, de Thèbes, de Carthage, et de tant d* autres villes illustres et jadis puis* santés; et tant de régions autrefois cultivées et florissantes qui sont maintenant converties en vastes déserts au milieu desquels r Arabe dresse sa tente, ne sont-elles pas là pour nous dire qu'une société peut finir comme un homme, comme une' plante, comme un monde, comme tout ce qui a vie, mouvement, existence ? Les habitants de ces contrées, — pas plus que nos bourgeois, et nos philosophes de Paris, — ne croyaient à la destruction qui a frappé leurs soéiétés.

Que SI Ton doit juger d'après les enseignements du passé, et penser que les mêmes causes amèneront les mi'roes elTets, on ne peut nier que les nations modernes les plus avancées, comme TÂngleterre et la France, n'aient atteint Tépoque de leur décadence.

Les signes généraux qui ont marqué la chute de TEmpire romain, se reproduisent chez nous avec une frappante ressemblance. La dissolution s'est mise dans toufes lesDarties du corps social ; les lois n'ont plus de puissance : on les décrie et on les méprise, comme on méprise et comme on décrie ceux qui les font. Les révolutions se succèdent avec une effrayante rapidité, sans qu'il soit au pouvoir d'aucune main d'en clore l'abtme ; les nations s'obèrent et courbent de plus en plus le dos sous le faix des dettes publiques. Les constitutions, les chartes, les gouvernements n'ont pas, l'un dans l'autre, dix anoées de durée moyenne ; les peuples sont frappés de l'esprit de vertige et d'erreur qui leur fait prendre, pour moyens de soulagement, des topiques qui nepeuvent que perpétuer de vaines et cruelles agitations et accroître lears tourments. Il n'y a plus de respect pour aucun pou» Yoir social ; toute croyance est abolie; toute majesté est nlipendée, celle des nations comme celle des rois. £t les liesoins vont se multipliant avec le luxe des riches et la misère des classes pauvres. Puis, riches et pauvres, âpres ^u gain, se ruent et se culbutent sur les routes étroites qui mènent à la fortune ; et de ces routes, les plua ^urtes sont réputées les meilleures. ...

74 CtllTlQUE. SECT. I. CHAP. lit.

Il n*y a plus d'affections larges et de pensées sociales ; râmonr de la patrie n'est plus qu'un nom qui sert à décorer des intrigues de parti, à étiqueter des cabales ambilieuses. La Révolution et l'Empire ont absorbé presque tout l'esprit national ; la lutte de la Restauration et de 4 830 a usé le reste. 11 n'y a plus de faculté, d activité, de puissance que pour conquérir de l'argent. De l'argent !! de l'argent ! ! . . . Tout se vend ; les hommes et les consciences comme denrées de halle, et moins cher que le reste : car un homme qui s'est vendu sept t'ois peut se revendre encore. Et vous en voyez qui travaillent à se faire une réputation de talent et de vertu, qui font au public étalage et montre de probité et de conscience, dans le but industrlel de hausser leur titre de commerce, d'augmenter leur valeur vénale : c'est véritablement la traite des blancs, c'est la conversion universelle des peuples au Dieu- Argent, le catholicisme du Veau-d'Or !

Le mariage, dont la loi est la base de tout l'édifice civilisé, le mariage qui n'a jamais été respecté de fait pir les hommes, est aujourd'hui attaqué non plus seulement

(»ar l'adultère ; il est attaqué comme loi et comnnie iustitaion. Notre littérature et nos mœurs le battent en broche à pleines volées, le démolissent à grands coups, — etc'est justice : car il n'est, comme le reste aussi, qu'une supputation mercantile, une opération de vente et d'achat, un traRc où l'on spécule sur des dots et des espérances, sur la mort des cners pères et des tendres mères, des frères et des sœurs, des oncles et des tantes, etc.

Des agioteurs, des joueurs de bourse, sont devenus les arbitres de la destinée des nations; ils accumulent des fortunes monstrueuses, prélevées sur les sueurs et le sang d s peu|)les en moins de temps qu'il n'en fallait aox proconsuls romains pour dépouiller leurs provinces : et ces concussions sont réputées honnêtes et légales ! Dans la capitale du monde civilisé, vous ne trouverez plus de temple où loge Dieu, ni de palais que protège un Pouvoir respecte : il n'y a plus que des casernes, une bourse, un hôtel de Police*et des prisons !

Tout est devenu vénal. L'esprit mercantile, qui a tout envahi, a succédé à I esprit libéral^ comme celui-ci avait succédé à Tesprit chelraleresque : il leur a succédé et les

a vaiocus. Il a soafAé partout l'égoîsmc. Jamais régolsme soQS toutes ses faces ne s*est moQtré plus souveraiaemeat foaUre de la société qu aujourd hui. 11 règne et gouyerae. Loin de rougir de son égoisme, chacua s*en honore, s'en gloritie. On le pSrte au grand jour, on létale sur sa poitrine comme une décoration. C est dans légoîsme que Ton fait consister toute vertu, toute sagesse : « Ne vous oco cupez pas de l'humanité ; laissez-là les grands senti* I» ments et les grands mots ; cherchez à vous caser et faites » votre fortune, d Voilà le conseil que le jeune homme reçoit de toutes parts; il est jugé d'après cette maxime, et si, emporté par une générosité naturelle à son âge, il néglige ce que Von appelle sa carrière pour des spéculations d*une nature large, élevée et sociale, il se voit accusé de folie et mis au ban par tous les sages de l'endroit. Et des Philosophes imposteurs, de faux savants, pour donner débit et vogue à leurs drogues, flattent les nations et encensent la société moderne : ils ont dans leurs cours publics, leurs livres et leurs journaux, d^intarissables chants de gloire en faveur de leur Civilisation pourrie , et ils se fout suivre par la grande cohue des badauds qu'ils attroupent autour d'eux sur la place publique. La gangrène s est pourtant mise aux nations : on la voit, on la sent, et il n'y a plus pour l'arrêter ni foi, ni loi, ni sentiment social, ni religion, et tout est guerre et division ! guerre des gouvernants et des gouvernés, guerre des partis entre eux, guerre des propriétaires et des prolétaires ; guerre de l'argent contre 1 argent, du travail contre le travail, du talent contre le talent : guerre de lindividu contre la masse et de la masse contre 1 individu ; guerre dans I état, guerre dans la famille, guerre partout ! « Omne regnum in se divisnm peribit : Tout royaume divisé périra. j>

Qui donc fera face à cette décomposition ? Qui nous sauvera?

Certes, ce ne sera pas la Métaphysique^ si vaine, si creuse, avec ses ballons pleins de vent, ses dissertations sur les idées innées ou non , et sa cognition de la ^lerception de la sensation d odeur de rose 1 avec sa conscience, son moi humain, ses triplicités phénoménales; avec ses sys* tëmes seusualistes ou spiritualistes, ses recherches aa*-

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glaises, écossaises, allemandes, indoues, chinoises, el que sais-je encore !

Ce ne sera pas la Politique , avec ses sabres , ses canous, ses révolutions, ses echafauds, se^ émeutes et ses victoires sanglantes remportées sur ses émeutes; ses constitutions <|ui ne constituent rien , ses légitimités « ses quasi -légitimités , ses budgets , ses emprunts et ses dettes à milliards, ses lois et ses protocoles, ses disputes sans (in !

Ce ne sera pas la Morale , avec ses prédications surannées et ridicules comme le verbiage du pédant sermonant Tenfant qui se noie ; la Morale qui ne sait plus sur quelle base se poser, et qui, après trois mille ans de prétentions à établir le règne de la vertu , n'est arrivée qu'à faire bafouer et .persécuter la vertu même 1

Ce ne sera pas l'Économie politique^ ce dernier enfant de la Philosophie; enfant bâtard, caduc à peine eclos, et menteur comme sa mère : TÉconomie politique, cette science de la richesse des nations.... oui meurent de faiml Cette science enfin, réduite à confesser publiquement elle-même son ignorance et son impuissance!

Ce ne sera rien de tout cela : ce ne sera rien de ce qui rêve, de ce qui ment , de ce qui bouleverse . de ce qui agonise ou de ce qui est enterré.

Ce ne sera rien du passé !

Ce sera un moyen nouveau , car tout ce qui a été* est mauvais et sans pouvoir ; ce sera un moyen nouveau qu'il faut chercher sur des routes non battues , s'il n'est pas découvert, ou, s'il Test, mettre à l'épreuve.

Et ceci prouve qu'on ne doit pas s'insurger contre une idée nouvelle, parce qu'elle est nouvelle; car il n'y a qu'une idée nouvelle qui puisse nous sauver.

Ceci prouve encore quil est temps d'écouter la voix qui depuis trente ans prêche dans -le désert, étouffée sous les mille voix des crieurs publics et des charlatans.

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