‹ Destinée sociale (volume 5)Chapitre 2 sur 95 · X AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

X AVERTISSEMENT

Plusieurs amis de la liberté m'ont reproché des attaques, abondamment répandues d'ailleurs dans la plupart des éc^iL^ de Fourier et de l'École sociétaire contre la Philosophie et l'esprit révolutionnaire. — Il faut s'entendre. Ces attaques sont-elles faites au profit des adversaires de la Philosophie et de la Révolution, au profit de TObscurantisme et da Despotisme? Il n'y paraît guère. Est-ce que nous désertons la cause des principes, des droits, des grandes aspirations de l'humanité ? Est-ce que nous trahissons les desiderata de la Philosophie et de la Révolution? Pas le moins du monde, ioia de là, notre foi les embrasse et les déborde même de mille coudées ! Hommes de progrès et de liberté, marchons donc en avant, et ne craignons pas de désobstruer la route de l'humanité des erreurs et des décombres que la Philosophie et la Révolution elles-mêmes y ont entassés.

M. de Lamartine a caractérisé admirablement la Révolution française en trois mots : « De saints désirs; de vaines utopies; d'atroces moyens. » Loin de trahir la cause de la Révolution, nous avons voué nos vies à son triomphe ; mais en proclamanl la loi de Vérité et de Lumière qui réalisera au centuple les saints désirs^ les grands principes de liberté et de justice, gw sont toute la cause^ nous devons faire justice des vaines utopies et des atroces moyens qui ont compromis cette noble cause dans le monde.

Un mot encore. Quand nous avons publié ce livre, dont nous rééditons le premier volume depuis longtemps épuisé, noii> avions, dans le bon sens et les bonnes dispositions du Gouvernement français, une confiance qui, toute relative qu'elle était, a dû malheureusement s'évanouir devant les Iristf* réalités d'une politique obstinément égoïste et aveugle. Le lecteur en tiendra compte.

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