CADUCITÉ
CkMVcni ou QOArartita raiM.
Grrmc s'tti/'lf, Maots-de^Piélé ruranx.
— rontpesé , MallTMCt CB nombre fixe.
PfVOT, Fetnial''* "* iÊhf'r-t'e.
Conirep ut* ^ Fermiers dttmo»>polc icMlal.
Tbn , lUnsiOM ca Association .
Cm. Fooatu.
Relircx-Tout ton* deux dans quelque* calMiiH;& 0» faubourgs. Trarai lie pour gapier ta pau>rc \'\f : fais des enfants , et meurs de (d\m. Va-t'en ; va . *v dis -je. Otwat.
La auatriënie phase constitue régulièrement la Féodalité inaustriêlle.
La Féodalité industrielle est constituée de fait, quand les Princes de la finance ont envahi une grande partie du fonds , quand ils ont monopolisé non-seulement le commerce, la fabrication et les capitaux de circulation, mais encore le sol , source première des richesses. Ta* griculture , pivot de l'industrie générale.
Germe cmnposè. Maîtrises en uombre fixe.
L'anarchie commerciale et les innombrables désordre^! qu'elle engendre, falsifications, déprédations et banqueroutes, ne faisant que croître et embellir par suite de la position de plus en plus critique des bas industriels et oas marchands dans la lutte de concurrence, l'envahissement des opérations intérieures par les grands capitalistes , acquiert un puissant auxiliaire dans la réaction qu'excitent l'anarchie mercantile et l'évidente nécessité de réprimer les désordres croissants du commerce. Dès-lors cette réaction ne tarde pas à se traduire politiquement par la création, de droit ou <lo fait, de? maîtrises en
nombre fixe, des corporatiODs privilégiées, des monopoles constituas.
La justification de ces créations se tirera des désastres u'entraîne la superfétation des agents commerciaux, et e l'urgence d*y porter remède. D'ailleurs, ces créations serviront les intérêts des puissants du jour. — Une observation attentive des faits généraux, en France et en Angleterre, légitime suffisamment cette prévision de I9 théorie. Or, il est évident que cette mesure, souverainement injuste et odieuse , comme la plupart des actes de la Civilisation, éclaircirait promptement les rangs do commerce : une pareille manœuvre évince tout le menu et enfonce sa ligne de bataille. Aussi ce caractère est-il désigné au tableau comme germe composé de quatrième phase (4).
Germe simple , Monts-de-Piété ruraux.
L'autre germe est la constitution des Monts-de-PiéU ruraux^ analogues aux Monts-de- Piété des villes.— L'agriculture est dénuée de capitaux. Tandis qu'ils affluent dans les banques du commerce, elle est réduite à les demander à Tusure. L'établissement , régularisé j)ar de puissantes Compagnies financières, de Monts-de-Piété ruraux prêtant au laboureur sur hypothèque territoriale^ serait considéré par lui comme une bienfaisante institution. Cette bienfaisante institution n'en finirait pas moins par envahir une grande partie de la propriété , en se payant de ses prêts avec les lambeaux du sol. La Monts-de-Piété ruraux, accumulant les propriétés territoriales , deviendraient rapidement de grands centres d'exploitation conduits avec art, bien pourvus de capi-
(1) Le monopole des chemins de fer, les coalilions illégales qai se sunl emparées des sels du midi, des houilles, et gui traTailleot i Fcnvahissement de tant d'autres branches Industrielles ou commercial» ne iu«tiflent qu'avec trop de rigueur ces prévision» de la Théorie. Le fait annonce se réalise même contre le droit, (^oie de /«
'xième tidiiion.)
CIYlUSATIOff. U9
taux, unitairement administrés. La concurrence faite par ces grands centres aux exploitations morcelées favoriserait le mouvement d*invasion , et toutes les menues exploitations seraient promptement absorbées (1).
PnroT , FiodalUè induêtrielU.
La société, pendant que ces fûts s'accomplissent, est dans un état affreux : les crises et les révolutions sont imminentes. Enfin, si le mouvement s'accomplissait, on verrait les paysans , dépossédés de leurs petites propriété:^, venir travailler comme journaliers dans les grandes fermes, comme Ton voit déjà des populations entières attachées à ces bagnes industriels nommés usines et manufactures. Les classes agricoles, réduites en servage , jouiraient du sort de ces milliers de machines humaines qui fonctionnent dans les fabriques des pays industrialisés, France, Belgique, Angleterre, etc. ! — Ce n*est plus l'ancien servage individuel, qui donnait en propriété le vassal à son seigneur, c'est un servage collectif, qui livre les classes inférieures, en masse, aux détenteurs de la richesse, aux seigneurs de la finance, de l'industrie et de la propriété.
Une fois la Féodalité solidement constituée et les nouveaux vassaux bien rivés aux grands centres dVxploitation dont le sol serait hérissé, quelques dispositions économiques et favorables ne tarderaient pas à être prises à l'égard des travailleurs. On aviserait à les exciter par des prîmes dans les bénéfices ; ils deviendraient, de la part des chefs, les objets d'une certaine bienveillance intéressée. Le peuple trouverait dans les fermes du monopole un travail assuré et une subsistance économique, préparée en grande échelle : ces fermes deviendraient
( } est évident aujourd'hui qu'aussitôt les chemins de fer ache- \é>, les grands capitaux, maitreâ de ces voies de circulation, ge jetteront avec une irrésistible puissance t ur toutes les branches importantes de la producUon et de la distribution^ et quMls s'abattront sur le soi et 1 agriculture • {Noie de la deuxième idiiiOH.)
(2) Voyez, sur l'envahissemenl de la propriété foncière par les prêts hypothécaires , la note initiale à lu fin de la premiàr partie.
donc recours et asile du pauvre, et dès-lors la société tendrait fortement au Garantisine.
Contrepoids, Fermiers de monopole féodal.
Il devient palpable qu'à cette époque, le sol, divisé en vastes exploitations unitaires , et mobilisé par des titres de propriété dont la transmission dans les familles seigneuriales s'opère sans lacération des grands domaines, est régulièrement inféodé à la race des possesseurs actionnaires. La noblesse mercantile (si ces deux mots peuvent se conjuguer Tun sur l'autre) se trouve aussi solidement organisée que l'était, dans la première phase, la noblesse militaire. Cette nouvelle Féodalité constitue dans la nation , à côté de l'autorité gouvernementale , une puissance qui forme le contrepoids de la quatrième phase, contrepoids analogue au caractère correspondant de la première.
Et de même que l'unité nationale civilisée fut fondée au moment où l'élément monarchique réduisit et gouverna la Féodalité militaire, de même l'unité Garantiste s'établirait quand l'Ëtat saurait soumettre et gouverner la Féodalité industrielle.
Il est sensible que le gouvernement de quatrième phase rencontrerait moins d'obstacles à cette opération que Richelieu et Louis XIV n'eurent à en surmonter pour mettre le mors dans la bouche de la Féodalité nobiliaire ; ce qui ne se fit pas sans lui briser quelques dents, comme on sait. — Le gouvernement n'aurait ici ni châteaux -forts à raser, ni seigneurs à décapiter: il n'aurait qu'à soumettre toute la machine à son impul- • sion, à se faire intermédiaire entre les Centres de population^ à régulariser leurs procédés commerciaux, a stipuler, dans tous les fiefs industriels, la part proportionnelle du travail, à introduire, enfin, dans toutes les relations, des garanties que le groupement des travailleurs par grandes exploitations rendrait désormais faciles à régler. Toutes ces opérations marcheraient rapidement.
sans dépossessioQS et sans violenceii; mais déjà, il e^t vraK nous ne serions plus en Civilisation.
Ton, Illusions en As>u(:iatiun.
Nous achevons, d'un mot, Texamen des caractères de la quatrième phase, en remarçiuant que le ton y est donné par les illusions en Association. Illusion est le root , car l'Association simpliste, qui n*unit que les capitaux pour en augmenter la puissance d'absorption, et leur faciliter le dépouillement des moyens propriétaires et des has travailleurs, est un odieux tiravestissement delà veritahle Association. Les légères pt imes accordées aux ouvriers dans cette phase, ainsi que les dispositions économiques des grandes fermes, ne seraient encore elles-mêmes que des images bien grossières de T Association.