PARALLÈLE DE LA PRODUCTION
La seconde raison qn'ils donnent, nos docteurs, c'est que l'abaissement du prix augmente la consommation, et par conséquent , à la longue , la quantité de la Tabrication; de telle sorte qu'on finit toujours par employer autant de bras à telle production , après rétablissement des machines , qu'on en employait auparavant. — AJi ! on finit toujours/ et avant qu'on finisse? pendant le temps qui s'écoule entre la réduction des bras et leur retour au travail , que se passe-t-il , mes maîtres?
Quels infâmes raisonnements!... Quand on admet que les inventions sont journalières, pourquoi ne veut-on pas confesser que les crises sont journalières aussi ? — Je voudrais que l'on découvrit demain un procédé pour faire de l'Économie politique à la vapeur, — ce qui certes est loin d'être impossible, — et nous verrions si ces ânes savants qui vivent de leurs livres et de leurs cours d'Ëconomisme, ne modifieraient pas leur opinion sur le bonheur dont sont favorisés les ouvriers à la création des machines!
D'ailleurs, pour en finir avec les Économistes, et leur renfoncer leur science jusqu'au fond de la gorge, demandez-leur donc un peu ce qui adviendrait si l'on inventait rapidement des machines propres à remplacer tous les travailleurs? — Ce serait la perfection idéale du système de ces savants ineptes et sans cœur. — Les produits baisseraient de prix, il est vrai ; mais il est vrai aussi que, rigoureusement, la classe ouvrière n'aurait plus le sou pour s'en procurer.
C'est toujours , comme on voit, l'accouplement forcé do Mal et du Bien et la marche vers la Féodalité de quatrième phase , tant qu'on reste dans le milieu insociétaire et morcelé.
Placez-vous maintenant dans le Régime sociétaire. Il est clair comme le jour qu'alors l'établissement d'une machine, enrichissant la Phalange entière, est un bien pour TOUS, propriétaires et travailleurs : car travailieurs et propriétaires participent tous aux bénéfices de