‹ Destinée sociale (volume 5)Chapitre 56 sur 95 · ORGANISATION. LIV. 11. CHAP. I · texte numérisé non relu

ORGANISATION. LIV. 11. CHAP. I

du laitage, etc., les quatre cents femmes qui viennent aujourd'hui vendre péniblement leurs denrées à la ville. Le ménage sociétaire et les magasins de la Phalange s'approvisionnent en grand et par opérations régulières : car les Phalanges communiquent directement entre elles pour les achats et pour les ventes. Elles exécutent, sur de larges proportions, leurs transactions relatives aux denrées agricoles , aux produits d'arts , de manufac- ^ tures, etc., mettant ainsi le producteur en relation immédiate avec le consommateur. Évitant de passer sous la griffe du Commerce parasite, elles se trouvent en gain de tous les bénéfices soustraits à l'action mercantile, devenue désormais inutile et rappelée en masse aux travaux productifs. — Nous reviendrons plus tard sur les incommensurables avantages du Commerce véridique et direct, et sur le mode d'échange et de mouvement des productions des Provinces, des Empires et des Continents. Il suffisait ici d'appliquer le principe au système de l'approvisionnement quotidien du ménage phalanstérien . — Du reste , il est évident que chaque Phalange tire de ses jardins et de ses étables une grande partie des légumes et de la viande qu'elle consomme , , sans préjudice toutefois des comestibles étrangers — .que l'activité et la sûreté des relations du Commerce lorganisé amèneront facilement dans les offices de tous les Phalanstères.

En somme, les ménages sociétaires achètent tout, en gros, aux sources et de première main : ils vendent directement de même, sans se laisser gruger par des légions d'intermédiaires, et font pour eux tous les profits actuels des marchands.

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