ORGANISATION. LIV. II. CHAP. I
Ce n'est pas ici le lieu d'examiner l'emploi de cet impôt dans le Régime sociétaire. PoUr sûr, il n*y servira pas à engraisser des oisifs et doter des inutilités.
La Nation s'impose, comme la Province, comme la Phalange, pour le service de ses besoins et de ses plaisirs; pour la création des grands travaux de toute nature dont elle doit retirer lucre et profit; pour payer ses fonctionnaires, rétribuer ses savants, ses artistes, récompenser noblement toutes ses illustratious. L'impôt n'est plus un texte à tiraillements et à phraséologie de tribune; c'est un placement de fonds consenti, voulu par la Nation et voté par les Phalanges.
Nous aurions pu étendre beaucoup le parallèle que nous venons d'ébaucher. Le principe étant donné, c'est au lecteur à le généraliser et à l'appliquer à toutes les opérations de la vie industrielle de la société. Ce qu il ne faut pas oublier, c'est que chacune des déperditions du ménage morcelé, se multipliant par le nombre des ménages d'une nation, la déperdition totale devient effrayante; tandis qu'en sommant au contraire les économies d'ensemble de toutes les Phalanges, et combinant la plus-value qui en résulte avec l'accroissement de production dû aux bonnes dispositions sociétaires de l'industrie active, la richesse sociale devient, en regard de notre risible prospérité toujours croissante , ce qu*est au marécage infect un insondable Océan.
FAlALLfcLE Pt LA PllODDCTION. 275
§vi.