‹ Destinée sociale (volume 5)Chapitre 70 sur 95 · ORGANISATION. LIT. II. CHAP. III · texte numérisé non relu

ORGANISATION. LIT. II. CHAP. III

aux e.^pècGS animales, ces machines de l'inventioit do premier Créateur. Là, toas les élémaits domptés , tom les fluides gouvernés, toutes les forces mystérieuses asservies, toutes les puissance de la nature vaincues , tous les dieux de Tancien Olympe soumis à la volonté du Dieu de la terre , obéissent à sa voix, serviteurs dociles et proclamât son règne.

La ligne des grandes constructions industrielles s'ouvre au centre pour dégager la vue et laisse, du Phalanstère , les regards plonger dans l'établissement agricole, et s'échapper, par dessus ses toits abaissés , aux verdoyantes perspectives de la campagne et des horizons lointains. Au milieu du large éventail qu'ouvre aux regards cette trouée monumentale, Tœil s'arrête d'abord sur une immense basse-cour, charmant assemblage de pièces d'eau , de ruisseaux courant sur ie gravier, de treillis courant sur les gazons, de payillons coquets, de parcs ombragés, de volières à vastes compartimens groupées sur la tour élancée du colombier, qui s'élève comme un fastueux obélisque au point de centre des constructions agricoles. Les toits rustiques de fa laiterie , de la glacière , de la fromagerie se dégagent à droite et à gauche des massifs épars dont les tou^ les protègent. Tout autour l'œil aperçoit les parcs aux char rues, aux herses luisantes , les hangars aux chariots vernissés, les remises des équipages champêtres, peints aux couleurs variées et contrastées des séries et des groupes : le regard découvre toute cette artillerie de l'agriculture , plus brillante que les arsenaux montrés avec tant d'orgueil par les fonderies militaires de TAftgleterre et de la France.

Les parcs , les hangars , les remises, les ateliers de ferronnerie et de charronnage, les cours de service sont, à leur tour, encadrés dans les étables et les écuries royales où logent, par escadrons, classées et divisées d'après leurs espèces , leurs titres de valeur et de sang , les races chevalines et bovines qu'entretient la Phalange.

LE PHALANSTÂBB. 507

Ij*air et Teau, savamment méoa^os et conduits à Tintérieur et à Textérienr, circulent dans ces masses de eonstructions, coupées d'arbres, de communications combinées et de cours de service. La lumière les baigna et les pénètre, et avec l'eau, l'air, la lumière et les soins orgneilleux et jaloux des légions ardentes à qui Tentretien en est dévolu, la propreté, la salubrité, la vie dans tout son épanouissement et son luxe. Autour des constructions rurales et s'engageant dans la campagne, comme des forts avancés, les bergeries et les parcs aux meules de graminées et de fourrages.

Voilà l'ensemble I

Le Phalanstère; la Ville indystrielle; l'Établissement agricole.

Dans le Phalanstère l'homme rësne sur le monde. Dans la Ville industrielle, il commande aux forces élémentaires de la nature Dans FËtablissement agricole il gouverne la création vivante.

L'Homme a conquis son sceptre et sa couronne : il règne , il commande , il gouverne.

Au loin, des sous-centres d'exploitation , des castels, dans les grandes divisions du territoire de la Phalange ; — des ronds -points, des kiosques et des belvédères semés aux bords des rivières ou des lacs, dans les vergers , dans les prairies, dans les bois et dans les cultures, servant de rendez-vous ou d'abri aux essaims de travailleurs ; — des ports , des docks , des embarcadères et de larges ponts sur les fleuves. — Plus loin encore, les ports, les docks , les kiosques, les castels et les Phalanstères des Phalanges avoisinantes.

Voilà les campagnes phalanstériennes , voilà les villages de l'Harmonie.

Nous ne parlons pas encore de ses villes et de ses capitales.

Étudions de plus près maintenant les dispositions gé-

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