ORGANISATION. LIV. II. GHAP. III
Dérales du palais d'habitation, du Phalanstère proprenif.nt dit.
Un croquis était nécessaire pour faire comprendre les dispositions générales d'un Phalanstère. J'ai d'abord dessiné un plan ; mais , comme chacun ne lit pas aisément un plan, j'ai voulu faciliter Tintelligence d'un édifice sociétaire, au moyen d'une perspective [\).
La forme générale de mon dessin est celle qui dérive du plan de Fourier. Elle remplit parfaitement toutes les convenances sociétaires , tous les avantages de commodité, salubrité et sûreté. 11 est inutile de dire que cette forme n'a rien d'absolu. Les configurations du terrain et mille exigences diverses la développent et la modifient. Les façades, 16 style et les détails offrent, dans chaque Phalanstère, des variétés infinies. En un mot, il ne faut voir ici qu'une forme assurant le service général et remplissant les grandes convenances, un type de Phalanstère, comme la. croix est un type de cathédrale, comme le front bastionné est un type de fortification ; type flexible et souple aux accidents du terrain , aux convenances des lieux et des climats , et qui n'arrêtera pas lourdement le vol des artistes de l'avenir.
Ëtudions sur les dessins les principales convenances imposées aux constructions sociétaires, et dont Fourier, dans cet admirable plan qui dépasse de cent coudées toutes les conceptions architecturales imaginées jusqu'à lui, a su remplir toutes les conditions. — Vous avei pu reconnaître que Fourier est un analyste prodigieux, un logicien implacable, un calculateur sévère; vous allez juger s'il est un piètre architecte. Et ce ne sera pas tout , je vous en préviens : plus tard vous en verrez bien d'autres.
Nous avons devant nous, en regardant le Phalanstère, le corps central, au milieu duquel s'élève la Tour d'ordre; les deux ailes qui, tombant perpendiculairement sur le centre, forment la grande cour d'honneur, où s'exécu-
(1) Voyei le Plan, Idée d'an Phalanstère, el«.
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tentles parades et maiMBavres industrielles. Puis les deux ailerons, revenant en bords de fer-à-cheval • dessinent la grande route qui borde la cour d'honneur et s*étend, le long da front de bandière du Phalanstère, entre cet édifice et les bâtiments industriels et ruraux postés en avant.
Les corps de b&timents sont redoublés : le Phalanstère se replie sur lui-même, pour éviter une trop grande étendue de front, un éloignement trop considérable des ailes et du centre, pour favoriser, enfin, Tactivité des relations en les concentrant.
Les ateliers bruyants, les écoles criardes sont rejetés dans une cour d'extrémité, au bout d'un des ailerons ; le bruit s'absorbe dans cette cour de tapage. L'on évite ainsi ces insupportables fracas de toute nature répandus au hasard dans tous les quartiers des villes civilisées, ou l'enclume du forgeron, le marteau du ferblantier^ le flageolet, la clarinette, le cor de chasse conspirent contre les oreilles publiques avec les grincements du violon, le tintamarre des voitures, et tous ces charivaris discordants, cassants, déchirants ou assourdissants qui font, de presque tous les appartements des grandes villes , de véritables enfers , enfin , et pardessus tout , avec le féroce, l'inévitable, l'indomptiiile piano !
A l'aileron de l'autre extrémité, s^ trouve le caravanserai ou hôtellerie affectée aux étrangers. Celte disposition a pour but d'éviter les encombrements dans le centre d'activité.
Les grandes salles de relations générales pour la Régence, la bourse, les réceptions, les banquets, les bals, les concerts, etc., sont situées au centre du palais, aux environs de la Tour d'Ordre. Les ateliers, les appar* tements de dimensions et de prix variés, se répartiss^t dans tout le développement des bâtiments. — Les ateliers se trouvent en général au rez de-chaussée, comme il convient évidemment. Plusieurs pourtant, tels que ceux de couture, de broderie et autres de genre délicat, peuvent monter au premier étage.
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détaillée et minutieuse du genre d'habillement d'un homme, pour peindre son caractère ?
Mais, sans nous attacher plus iong-temps au développement de cette idée, que toute forme de la matière correspond à une pensée, soit dans les œuvres de T homme» soit dans les œuvres de Dieu, nous arrêtons ici en thèse générale et comme chose prouvée, savoir :
Que l'homme , en passant de la vie sauvage et nomade à la période barbare qui le fixe au sol , quitte la hutte et la tente pour entrer dans la cabane dominée par la massive demeure du despote militaire, laquelle est commandée bientôt elle-même par la grande construction religieuse et théocratique ;
Que la Civilisation , venant ensuite, cherche à régulariser à Textérieur et aligne lentement et péniblement les agglomérations en mode confus ou barbare, qui sont encore Tétat de presque tous nos villages et de la majeure partie des quartiers de nos grandes cités.
Le Garantisme, qui viendrait après, ne s'en tiendrait pas comme la Civilisation à ce système de garanties architecturales en mode simple et purement extérieur. U élèverait les garanties au mode composé, spéculant sur la commodité, la salubrité et l'agrément intérieurs et extérieurs des habitations humaines.
Je ne parlerai pas ici de l'architectonique garantiste non plus que de celle de la septième période. -- Les lecteurs qui seraient curieux d'en connaître les éléments principaux, trouveront un plan détaillé d'une ville garantiste à l Extroduction du premier volume du Traité de V Unité universelle. C'est une curieuse étude.
Il y aurait sur ces sujets de bien beaux travaux à Eaure. Pour moi je n'ai eu ici d'autre but que de prouver en principe, et de faire comprendre qu'il n'y a pas à reçu* 1er devant cette conclusion logique ;
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Que l'Évolution sociale qui conduira l'humanité en PÉRIODES HARMONIQUES, 1101^5 a/>por^6ra des PALAIS là où la CiTiLiSATioN n'a su bâtir que des maisons