‹ Destinée socialeChapitre 15 sur 75 · ORGANISATION. LIT. 111. CH. I · texte numérisé non relu

ORGANISATION. LIT. 111. CH. I

Mais , avant d'aller aux conséquences , nous deyons légitimer d'abord, par de bonnes preuves, ee que nous avons dit sur lisi tendance de la nature au Groupe, — mot tout-à~&it technique en science passionnelle , et qu'à faut dès maintenant accepter comme tel. —Nous devons étudier encore les phénomènes qui se manifestent dans la formation des Groupes et dans leurs eontaots. Ces démonstrations et ces études sont si fticiles, qu'elles consistent uniquement à savoir observa et bien vwr ce qui se passe chaque jour sous nos yeux. Nous Voulons reconnaître les lois des impulsions nattirclles î examinons les effets de ces impulsions dans les milieux où elles ne sont pas enchaînées et contraintes.

Las ^kmtxAi i^n4fnl à kUtnir» Cette âisposlfion msmente o« A(nfaiu« dani 1« rapport {dus «u oioiai proclMm d« Icttr natara oa d« tours quabics t«s* pectircs. Ca. Bovvst.

Au bal f — je ne vous parle pas du bal froid , glacé, guindé, du bal tel que la Civilisation le fait souvent,— et c'est une de ses hontes, — oùie jeune homme, quand il reconduit sa danseuse, a échangé avec elle deux paro^ les, l'engagement et le remerciement ; où trois femme^ càte à côte assises n'ont pas eu l'une pour l'autre, pcn^ dant la soirée, un mot, un signe de tête, un sourire..! bai tristOi raide^ compassé , où Fennili saisit toutes le^ âmes et déborde sur toutes les figures à travers leui masque d'impassibilité ; bal que je hais plus qu'un enJ terrement.... je ne parle pas de cela, mais d'un baj joyeux, anuné et vivant, où Ton n'est pas gêné par réti^ quette, où l'on connaît son monde, ou chacun se sent \ l'aise. Dans une pareille soirée, vous voyez la popula^ tion du bal se distribuer naturellement et biea vite ci Groupes différents. — Les uns, dans la salle du jeu, si presseat autour des tapis verts de la bouiliotCe et A

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l'écarté, tout à côté des tables plus calmes, où les dames d'un certain âge et les grands-parents font leurs parties de whist et de boston. Les autres^ attirés dans les salons où F orchestre résonne, où les fenunes brillent sous les diamants et les fleurs, se mêlent aui figures croisées des contredanses, ou se font emporter auxnid»vements précipités des walses et des galops. Ici c'est un petit noyau qui passe en revue le bal et épilogue ; là on canse littérature ; plus loin on s'cdiauffe sur la politi-

Sert-^on an souper? — la masse encore se difise, et chacun, pour prendre place, recherche le voisinage de' c^x qu'il aime, de ceux avec qui il désire nouer relation. Et ainsi, et toujours, djms un milieu libre, les Groupes se forment naturellement pari^nités de convenances réciproques, par affinités électifs* ,

Eiaminez-vous une réunion d'une autre natm^, une assemblée politique, une Chambre de députés ? Vous a/Iez, sous un tout autre ton, retrouver les mêmes effets, recoonattre les mêmes tendances.

C'est d'abord une division en trois corps kès^stinote, le CBiTT&s et les deux ailes, — la droite et la gauche. Pois, dans chacune de ces trois grandes divisions, qui répondent aux trois principales couleurs politiques^ vous ^oyez se dessiner des subdivisions correspondant aux nuances d'opinion ; — et chaque député va se ranger ^s la subdivision qui exprime sa nuan^. Et, dans cette subdivision encore, il prend place à côté des hom- ^^ dont il préfère individuellement le caractère, à côté 'ieses amis politiqvesj expression composée qui indique ^bien la double force de l'affinité génératrieo du Croupe.

Ainsi, les affections particulières ou affinitéi de ùa- Tactère , et les sympathies d'opinion ou affmitéB d'inrfws/rtc, — qu'on me permette ici l'appUcation de cette expression toùfr-à-fait générale, - déterminent natureldément ta forsiaticm des GroupeSi leur elasseiaent, leur

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