‹ Destinée socialeChapitre 28 sur 75 · CHAPITRE ONQUISME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONQUISME

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formait jg^n^raU its xtlatims ffcancanm\nt0.

Une loi gouTerae le monde dct iatelligences , et ettto loi existe dès le commenceaMot des rlinest^ coauM eelle qui goaTeme le monde physique.

Ba&lavcbs.

De tontes les impiétés, la pire est cet impartÎMBi préjugé qui snspeete Dien d'avoir créé les hom les passions et les matériaux de l'industrie, avoir arrêté aneon plan tar knr orgaaisaliea,

CB»Po«aiaa,

Biemplietoii.

Pkito90fàia IdÊiduntHêiê»

kvAWt d'aborder l'examen da mécanisme de la Série et le jeu de ses rouages, précisons les idées par un exemple , et rendons-nous bien compte de l'application du procédé sériaire à un mode quelconque de travail. Si nos lectrices le veulent, nous entrerons dans leur domaine, nous parlerons cuisine et confiserie. — Cuisine et confiserie 1 ! dans un livre qui a la prétention de faire de la Science sociale III... — Oui, cuisine et confiserie ; oui, monsieur l'Économiste politique, qui mangez fort bien les produits de l'une et de l'autre et écrivez fort mal sur les suifs^ les savons , les charbons^ les co^on^, les sucres^ les huiks^ les linSf etc. ; oui, cuisine et confiserie, confiserie et cuisine.

Et d'abord disons que tous les travaux qui sont aujourd'hui du ressort de la cuisine ont fourni de grandes Séries dans lesquelles on entre , croyez-le , sans nulle honte. Les Harmoniens ne sont pas gens à avilir ou dén 9

446 oagahisàtion. ut. m. ch. y.

considérer la première et la plus vaste des fabriques , celle qui les nourrit et leur fournit chaque jour des jouissances fort réelles, qu'on ne se donne pas, comme certains Civilisés, les airs de mépriser. — La cuisino, d'ailleurs, qui aura avec l'hygiène des alliances hautement importantes et scientifiques, n'est après tout que la plus utile et la plus gracieuse partie de la chimie. — Oui, certes, et dans les grands ateUers d'une riche Phalange, alouettes, cailles et perdrix, bécasses et bécassines, disposées sur triple étage de longues broches d'argent nettes et polies, tournant devant un foyer à larges joues de mitai brillant, et, sur les réchaux de porcelaine, les poulardes et les canards dorés dans leurs bassines, et,

sur les grils luisants, les beefsteacks étalés tout cela

vaudra bien à voir, j'imagine, une!cornue bourrée d'hydrochlorate d'ammoniaque et de chaux, ou quelque appareil de Voulf, distillant de l'hydrogène sulfuré. — Il y a tel cuisinier d'Harmonie, voyez-vous, qui aurait certainement le pas sur M. Thénard, professeur en Sorbonne, baron et pair de France, — si preste qu'il soit à verdir la teinture de tournesol et à montrer dans les deux éprouvettes ici ta vie et là la tnortl Mais venons à notre Série.

Notre canton fournit d*excellents fruits rouges. Son terroir se prête merveilleusement à ces productions, auxquelles il donne des parfums exquis. Aussi vous verriei Elus d*un grand verger de cerisiers ombrager ses colnes, et au printemps bien des jeunes filles , bien des enfants répandus dans les planches de fraisiers, parmi les bouquets et les lignes de groseilliers et dans les grands champs de framboisiers , dont la Phalange a mélangé ses cultures et garni les clairières et \e$ jours de ses forêts.

Si bien, mesdames, que, grâce à vos talents et à la nature du sol, nous voyons sortir chaque année de nos ateliers quelques centaines de mille tasses de confitures qui ont mis notre Phalwgis en renom dans la Fraiioa,

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voire même à rextérieur. — C'est une branche d'industrie, de richesse et de renom qu'elle se garde de mépriser.

La Série, dont le personnel monte à deux cent qualante membres engagés « est presque entièrement composée de dames et de jeunes filles , puis des enfants et yingt-dnq cavaliers au plus; —encore ne foudrait-il pas jurer qu'ils soat tous là par pur amour pour loi coftfitores.

Quoi qu'il en soit, la Série est formée, ailmmsi aitoB et centre, — cerises en centre, QrAHiboises et groseilks en ailes, et fhûses en {ailerons, si vous youles* -- IiCB eompétentes auront su se classer.

Somme toute, voici une branche d'iodustrie, une fabrique r^osant sur vingtrquatre Groupes fonoatit échelle bien nuancée. Les intrigues se nouent sur les recettes, les méthodes; on cabale sur la supériorité des produits, sur le zèle des Groupes et leur savoir^im; on critique, on raille, on exagère. '^ On peut s'eç rapporter à ces dames pour tout cela. Il faut dire aussi qu'on 9é rend justice et que Ton complimente fort le talent. -^ D'ailleurs la hiérarchie est organisée dans la Série , et quand l'action s'engage , chefis et soldats sont ^ leur poste.

On comprend bien, f imagine , que la Série se forme de la mftme manière quel que soit l'objet du travail , qu'il s'agisse d'agriculture, de ménage, d'instruction, <i'airt, de science, et quel que soit aussi son personnel , sa foroe^ le nombre de ses Groupes. -^ Nous allons exa^miner dans les paragraphes suivants comment se distribuent, au sein d'une Série, les Accords et les Disoords qui ne peuvent manquer de s'y manifester. ïe prie le lecteur de donner toute spn attention k l'examen de ce laécaniBme. -^ C'est la question fondamentale.

U8 0S€A1IISATI09. UV. III. CH. Y.

Kanc ad ram aeeedamoi cum Deo.

J. Kimaavs.

L'harmonie du inonde et celle de la musique d6 diffireat pat. VnuMMMU,

Quand la Série est régulièrement graduée par nuances délicates depuis le premier terme jusqu'au dernier, les produits contigus ne diffèrent pas plus entre eux que les sons successifs dans un clavier d'orgue ou de piano. Par ainsi, ses vingt-quatre Groupes — supposons-la de ce nombre — forment deux octaves successives, et nous pouvons, pour nous entendre, leur donner les noms portés par les notes auxquelles ils correspondent. — Yoid donc notre Série de vingt-quatre Groupes.

51, CT, ut*, re, re*, mi, /b, fa^ sot, sol^ la, la*, «, ut, uI*, re, re*, mi, fa^ fa*, sol, sol*, la, la*.

Considérons le Groupe mi de la première octave. Ce Groupe mi est nécessairement en violente discordance avec ses voisins re* et fa; car les produits difiërant fort peu, la concurrence est très-active. De même ut de cette première octave discorde vivement avec ut*. Quant à re — suivez bien, je vous prie, — il donne des produits trop semblables encore à ceux des Groupes mi et or pour s'entendre bien avec eux. Mais mi et ut sont asseï éloignés dans l'échelle pour n'avoir pas à se jalouser; bien au contraire, vous les voyez se liguer mutuellement contre Fennemi commun , contre les Groupes ut*, re et re*. Ut et mi se plaisent à se donner des louanges, à s'exalter mutuellement , à se reconnaître l'un l'autre comme partisans du bon goût, des bonnes doctrines. U existe entre ces Groupes mi et ut un accord de contraste ; ils forment pacte offensif et défensif , soutenant, envers et contre tous, leurs travaux et leora produits

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réciproques, se prêtant secours, s'entr'aidant à rcsuvre, et n'épargnant, à Foccasion, ni plaisanteries ni critiques aux voisins.

Mi et SOL, eux, sont en parfaite position pour s'en-tendre, car tous deux ont pour rivaux les Groupes fa et fa**. — Ut, mi , sol forment donc alliance fédérative et Accord parfait, — A Foctave supérieure, ut, mi , sol, qui occupent des rangs analogues dans la Série, ne peuvent se dispenser d'entrer dans Falliance. — Mais vous pensez que les Groupes contre lesquels cette alliance^ est dirigée ne manqueront pas de former aussi soutenance entre eux, et vous verrez une autre ligue de re, fa, la, par exemple, dans les deux octaves : re, fa, /a, re, fa^ la.

Ces nouveaux Groupes formant alliance entre eux, le ton de cette alliance sera différent, sans contredit, do ton de la précédente.

Tout ceci se produisant par effet de passion, en milieu parfaitement libre, n'a rien de raide ni de forcé. U est c^tain seulement qu'un Groupe discorde naturellement avec ses contigus ; qu'il peut difficilement s'accorder avec le sous-contigu, et qu'un intervalle de trois à quatre nuances ou demi-tons convient généralement pour former Accord. Ainsi de ut à mi nous avons eu un Accord à quatre intervalles, quatre nuances, quatre demi-tons; de mi à sol l'intervalle était plus court d'une nuance, et l'Accord total, composé de cette manière, correspond à celui qui est produit en musique par une tierce majeure et une quinte juste, c'estrà-dire à l'Accord parait majeur.

Voilà la loi générale de la consonnance naturelle, et qui vous donne les alliances correspondantes aux Accords parfaits en majeur, et en mineur, dans les différents tons. — En resserrant ces intervalles , on tombe dans des dissonances d'autant plus fortes que les intervalles diminuent davantage. Pourtant, de même que ces dissonances sont continuellement employées en musi-

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