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HARMONIE. LIV. II. CH. II

qu'on fasse de la politique sans la savoir, avisez à asseoir la compétence politique sur quelque base solide. Au milieu de ces flots de sables mouvants, la compétence politique est à mourir de rire ! — Il y a un député philosophe^ un des Civilisés les plus éclairés de la Chambre, sans contredit, qui est monté, Tannée dernière, à la tribune (1), et qui a établi, déclaré et posé en termes claûrs et précis, « que ni le gouternement, ni Vopposiiion^ ni lui^ ne savaient ce qu'il faut à la nation. » On n a jamais rien dit de mieux que cela à la Chambre, ni avant, ni depuis ; et aucun des honorables n*a démenti ce fait, en venant dire : Messieurs^ je vais vous apprendre ce

qu'il faut au pays Hommes éclairés et honnêtes,

apportez donc votre mètre de la compétence politique. En conscience, les journalistes et les beaux diseurs qui nous inondent de théories sur la compétence politique, sur le suffrage nniversel, ou sur la légitimité de Télectiôn à deux cents francs Télecteor, devraient au moins, — car il est des badauds qui s'y prennent, — prévenir leur monde par la déclaration du poète :

Ce que je dis est bon pour les buveurs de bière Qui cassent la bouteille après le premier verre.

En résumé, nous voyons que la Civilisation étant dans Fimpossibilité de reconnaître les droits, ne pent pas, d'après sa propre logique, constituer un seul devoir. — Il y aurait bien d'autres choses encore à examiner; mais il serait trop long de donner ici le fouet à toutes les sottes théories qui le méritent. Ici la critique ne peut qu'être indiquée. — Revenons à l'élection phalanstérienne.

(1) H. Jouffroy, dans la di8eu»Ion de la loi sur ou plutdt contre lei associations*

tQOIUWUt socuox. 3SI

§iv.

Quand on adiIilioaiM les surfrages, le Jugement n'a qu'une Tsleur arithmétique; quand on le* p^, il ft'elcnd à l'ordre géumétrique, en se compiMut^

et gravilAite ferentia^ eiboniLi'e a'-^'imenloriun.

JSAV KKr* Lxa.

Dans le milieu phalanstérien, le principe de Télection s'applique franchement, et Télection confère des pouvoirs légitimes , parce qu'elle repose sur la compé* tence proportionnelle composée^ doublement basée sur la capacité de l'électeur et sur son intérêt à l'ordre général. Examinons :

CompeC?nce de capacité, 1® L'électeur appelé au scrutia pour ù^cider du rang d'un candidat, est toujours éclairé sur l'objei de sa candidature, puisque chacun, de son propre consentement, n'exerce l'élection que dans les sphères de ses spécialités particulières, dans les Croupes et dans les Séries auxquels il est affilié. Un mathématicien n'est nommé que par des mathématiciens; un chimiste, par des chimistes; un agriculteur, par des agriculteurs; et ainsi dans toutes les fonctions, parfaitement nettes, tranchées, et distinctes les unes des autres, comme nous l'avons vu.

2® L'électeur éclairé sur les matières de la candidature, est éclairé aussi sur le mérite des candidats, puisque la valeur particulière de tout candidat lui a été révélée, ron pas dans un examen et dans nn concours, mais dans cent examens et cent concours successifs. Ce n'est pas seulement un échantillon de leur valeur que les candidats ont donné à leurs collègues qui les jugent ; ils ont étalé devant eux leur valeur tout entière, manifestée par l'ensemble de leurs actes dans les Groupes et les Séries.

Le régime sériaire fournit d'ailleurs des garanties de justice et d'exactitude en surabondance ; j'en vais citer une, entre autres, fort digne de remarque.

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