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LE SIÈGE DE PARIS

Commune, — pendant laquelle il voyagea en Belgique et en Hollande — auront l'expression qui nous touche si fort parce qu'il les a notées immédiatement, grâce à cette faculté d'observation et d'analyse que l'émotion intense semble rendre plus puissante encore chez les peintres d'un vrai tempérament d'artiste.

« Je cherche surtout à faire ce que j'ai vu et ce qui m'a frappé, écrit-il à Jules Claretie ; il est cependant des scènes très grandes et très compliquées que j'ai pu voir et que je traiterais aussi volontiers que le côté intime. Une impression que l'on ne pourra jamais rendre, c'est celle des cadavres défigurés, des blessés sans bras ni jambes, de cette sorte de musée d'anatomie. Jamais l'on ne pourrait se permettre, je crois, de présenter cela au public. J'aimerais faire un tableau de ce genre et essayer de rendre l'idée d'un endroit oii ont passé les projectiles. » Ce tableau, il l'a fait, le premier de toute cette série de la Guerre de 1870-1871. C'est : « Un coup de mitrailleuse ». En rôdant, entre Villiers et Petit- Bry, il aperçut, dans un chemin creux, un tas de cadavres de soldats

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