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LE PANORAMA DE CHAMPIGNY

les Saxons, mis en fuite et ol)ligés de se ' retirer dans Villiers.

Au-dessus de la voie ferrée, s'étend le ' plateau de Villiers contre lequel, dans les ^ deux journées, est venu se briser l'élan des troupes françaises. Le village a été mis en état de défense vers l'est; au sud, le flanque un château crénelé et barricadé, dont l'immense parc couvre à l'ouest Villiers, en opposant à la ligne des crêtes de nos positions un nmr de 2 mètres de hauteur, et de '4'plus de 100 mètres de longueur. Les terrains sont des vergers, des jardins et des vignes; o~ cintj routes les sillonnent, venant de Joinville, de Bry, de Noisy-le-Grand, de Cœuilly

CHOQUIS POUK LE PANORAMA

et de Malnoue, au nord en pente raide, en champigny pente douce au sud.

Les mamelons entre Villiers et la Marne sont couronnés par la fumée des batteries françaises, qui, tout en souffrant beaucoup, par suite de leur position à découvert, luttent avec énergie contre les six batteries allemandes rangées de Villiers à Cœuilly. Sur les pentes, les troupes de la division Berthaud, abritées derrière les tranchées que l'on a creusées pendant la nuit, tiraillent avec succès contre les Allemands.

Puis, c'est le Grand four à chaux, pittoresque entassement de maisons, de hangars, de trous de carrières, point stratégique important, en raison de sa situation sur le chemin de Champigny à Bry, et sur le ruisseau de la Lande, qui se jette dans la Marne, après avoir suivi la ligne du chemin de fer. Sur la droite, Viollet-le-Duc, le 1"' décembre, avait étal)li une façon de redoute, d'une dizaine de mètres de relief; et, en avant, dans la nuit du i"' au 2, construit une batterie de 8 pièces de 24. On les a reliées aux batteries d'artillerie de la marine, élevées entre les Carrières et le Bois de la Lande, à la Batterie de la Plâtrière et à la Batterie blanche. Derrière, se trouve le plateau du Signal ([ui domine à la fois les Carrières, la Plâtrière et le Grand four à chaux, et

qui, toute la journée, sera le théâtre de combats acharnés. De cet endroit, le matin, après la mort du colonel du régiment des mobiles de la Côte-d'Or, Mandat de Grancey, qui s'est, de désespoir, jeté au-devant de l'ennemi pour essayer d'arrêter la panique de la retraite, et a été frappé de deux balles, le commandant d'Andelarre, chef du Ijataillon

CROQLIS POI'R LF. PAXOR.VMA DE CHAMPIGXY

de grand'garde, et le capitaine Loranchet de Montjamont ramenèrent dans les carrières la moitié du bataillon, les mobiles d'Ille-et-Vilaine ; et, réussirent, appuyés par les batteries du commandant Briens, à maintenir les Wurtembergeois; mais, ils s'étaient fait décimer par les feux plongeants des batteries de Cœuilly et de Villiers, et avaient perdu leurs chefs, le colonel de Vignerol, le commandant Le Gonidec, le commandant Le Minutier de Saint- André, le chef de bataillon Duzersene. Néanmoins, les courageux et intrépides soldats nettoyèrent le plateau

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