LE PANORAMA DE CHAMPIGÎNY
(les ennemis, les rejetèrent dans la Plâtrière, dans le Petit bois et dans le verger de la Maison-Rouge, sur le versant de Cœuilly.
Plus tard, à l'heure où la division Faron luttera dans Champigny, les Prussiens attaqueront le Four à chaux. En deçà de ce point, l'artiste a représenté le général Ducrot, escorté de ses officiers d'état-major, le général Appert, le colonel Warnet, le colonel Maillard, de l'artillerie de marine, le commandant Franchetti, des Eclaireurs parisiens. Le général Ducrot indique au général Frél)ault, commandant en chef de l'artillerie, la position à faire occuper par des batteries, en vue de
renforcer l'artillerie du i"' corps, installée dans le l)ois du I^Iant, qui cherche à démonter les l)atteries de Cœuillv.
Au centre, l'on voit Champigny, dont chaque maison est une redoute, chaque rue une barricade, où les murs des jardins et des vergers ont été convertis en autant d'enceintes crénelées.
Vient ensuite le Petit bois, entre la nouvelle et la vieille route de Chennevières, à l'est du grand parc, dominant la plaine de la Marne, où, le matin, eut lieu la fatale surprise de nos troupes par les six compagnies du 7" régiment Wurtembergeois qui s'y massèrent silencieusement dans la nuit et furent pris pour des soldats de la brigade de la
Mariolise chargés de mettre le bois en état de défense et de l'occuper. Au-dessus, sont les hauteurs de Cœuilly, garnies de l'artillerie ennemie. Le long' des pentes descendent en colonnes serrées les Poméraniens du régiment n" 9. Des hommes du 122' régiment français, renforcés par quelques-uns du 121*, bordent les Carrières; ils Tiennent de repousser énergiquement un bataillon du 6' régiment Poméranien dans le Petit bois et la Plâtrière, en leur faisant une cinquantaine de prisonniers, et en délivrant quarante de nos soldats. Les yeux s'attachent irrésistiblement sur cette Plâtrière sinistre, ovi les Wurtembergeois ont massacré les mobiles de la Côte-d'Or surpris dans leurs tentes, et que le capitaine Forest-Defage va reprendre à la baïonnette, en forçant à mettre bas les armes les ennemis cachés derrière les charrettes et les tas de charbon et de chaux.
Le colonel de la Monneraye figure là, au moment où il vient d'être frappé mortellement d'une balle dans la cuisse, en jetant de flanc trois