‹ DetailleChapitre 30 sur 59 · J) ETA IL LE · texte numérisé non relu

J) ETA IL LE

groupées, à droite, les délégations des lé piment s d'infanterie, à gauche celles des régiments de cavalei'ie. Les tribunes du public forment le fond du tai)leau. \a\ composition ne man([uait pas de caractère, par cette idée sociale et politique de l'hommage rendu par les plus hauts chefs de l'armée à la représentation nationale, incarnée dans le Président de la Républicpie élu par elle, en présence des ambassadeurs de tous les pays, témoins de cette consécration solennelle du relèvement militaire de la France; elle semblait la plus ingénieuse pour donner, dans un do(Munent historique, satisfaction à toutes les

GIÎNKRAL ZK.MZ

GENERAI. OSMOM)

exigences de l'éprotocole. Le ta- Salon de 188], Détaille, lovalequ'il s'était cument histo- ^ o r é r œ 11 \ r c le tableau, dont aujourd ' b ni , ([u'iin seul fragdes généraux, pièce icouograles figures étant exécutés d'après admiral)le prc- II faut ajoude « L'ai'mée

velle

Les

Pasteur » , du Sa-

l.f. marechal canrobert (distribution des drapeaux)

tiquette et (hi bleau, exposé au fut très critiqué, ment, reconnut trompé : Le dorique avait déd'art. Il détruisit il ne reste plus dans son atelier, ment, le groupe conservé comme j^liique, toutes des portraits, nature, avec une cision.

ter à cette série française noufuné rai lies de Ion de 1897 : le

bataillon des chasseurs (le la iiariiisoii de Paris délilant de\ai»t le Président de la Ré publique et les déléi^ations des grands (lorps de l'Etat; « Les Victimes du Devoir», exposé en i88().

An sujet de ce beau tableau, dont l'Etat a tait l'acquisition, et qui, à l'I^^xposition universelle de Bruxelles, de cette année, a valu à son auteur la drande médaille d'honneur, Détaille me dit : « Après avoir célébré l'armée de la guerre, j'ai voulu rendre un hommage artistique à l'armée du devoir, au dévouement et au courage des pompiers et des gardiens de la paix, qui, chaque jour,

M. LOClvROY

risc[uent la mort plies et les sinistres, pas plus loin, la vie calme et sans émoposition, je me suis faisant prévenir touavait quelque part c'est féroce à déclatoujours en grande sisté, entre autres, cors de l'Opéra, rue témoin tl'actes qui mutation et de respier ({u'on caricade théâtre et dans le gardien de la paix jours prête à échartre de nombreuses les casernes de pom-

r.A.MBKTTA ! insrniuuTioN des dhapeaux)

dans les catastropendant que, dix de Paris continue tion. Poui' la comdocumenté en me tes les fois ({u'il y un grand incendie; rer, mais j'y allais hâte. J'ai ainsi asà l'incendie des dé- Jlicher, ot'i j'ai été m'ont rempli d'adpect poui' le pomture dans les revues les vaudevilles, pour ([ue la foule est tonper; j'ai fait en ouétudes dans toutes piers.

dessinant et

8o DETAILLE

peignant chevaux, voitures, pompes à vapeur et à bras, soldats et officiers, portraicturant le colonel Varigault, le capitaine Marix, le capitaine adjudant-major Brûlé, et les fonctionnaires de la ville de Paris qui assistent généralement aux grands incendies, le préfet de la Seine, M. Poubelle, le préfet de police, M. Lépine, le chef de la sûreté, M. Goron, etc. Toutes ces peintures, comme les précédentes, sont des

« Choses vues », dans le but de continuer à peindre l'iiistoire de mon temps, l'œuvre que j'ai entrepris, et qui me tient fort au cœur. »

La conception de l'idée, la vision du sujet, dans « les Victimes du devoir », ont été si nettes, si précises, que la représentation a atteint une vérité et une intensité de vie, qui font de ce tableau une des pro-

PREMir.R CROQUIS POUR « LES VICTIMES DU DEVOIR » ductions les plus ori-

ginales et les plus caractéristiques de l'École française contemporaine.

Enfin, dans « le Rêve », de i88(). Détaille syml)olisera magnifiquement, par une composition de haute et poétique inspiration, l'àme de farmée nouvelle. Sur le champ de manœuvres, vaste plaine dont les blés murs ont été moissonnés, les soldats dorment en longues files, près des faisceaux de fusils et du drapeau roulé sur les baïonnettes. Dans le ciel étoilé une apparition se dessine : des fantassins qui chargent en clian-

LA NOUVELLE ARMÉE 8i

tant, des drapeaux qui frissonnent dans le vent au-dessus des têtes

Est-ce

La grande revue d'honneur Que dans les Champs-Elysées A Theure de minuit Passe le César qui n'est plus ?

Non! C'est... l'espérance qui fait battre tous les cœurs; c'est... la foi qui illumine tous les visages; c'est... ce que Dieu tient dans sa main; c'est... demain !

L'année prochaine, l'artiste nous montrera dans une grande composition — allégorie autant que page d'histoire — le réveil : L'armée française passée en revue à Châlons par l'Empereur de Russie : la France replacée par l'alliance d'un grand souverain et d'un grand peuple au premier rang des nations.

rOUR I' L AMBtLVNCE DE LA REVUE DE I.ONGCHAMPS

CIUQUE SUR LE « KLKBER

page de carnet (campagne de Tunisie)

Page 1