EN ÂNGT.ETERRE AU CAMP D'ALDEHSHOT. — LONDRES L'ILE DE WIGHT
Ai'iii.s a\ ()ir montré, dans la série que je viens de décrire, la renaissance de Tarniée française, l'artiste a voulu étudier les armées étrangères. Il fait pour cela, de 1879 à 1884, des voyages en Angleterre, en Autriche et en Russie, d'où il rapporte des compositions qui tiendront une place importante dans son œuvre.
Le premier de ces voyages a été celui d'Angleterre, en mai-septembre 1879. * Auparavant je suis allé en Angleterre, me déclare-t-il, mais je n'\ avais pu faire ([ue des croquis rapides, inutilisés; je ne compte pas un voyage fait à l'âge de cin(( ans, avec mon père et ma mère, pendant lequel je barbouillais de dessins notre passeport. » Pendant les grandes manœuvres annuelles, il fut, au camp d'Aldersbot, l'hôte du corps d'officiers du premier bataillon du Rifle l^rigade, commandé par S. A. R. le duc de Connaught.
Avant d'analyser les tableaux exécutés pendant cette cam-
pagne artistique, ne quisser l'état, à ce tiire militaire dans ' ^
Pour qui étudie de cette école, la militaires de valeur Dans le catalogue de maîtres, on ne « La mort du gé- Benjamin Wœst ; néral Pearson », par vue de Wellington S a i n t e - A 1 1 i a n c e , par Maclise ; mais, ce compositions tiaitahleaux d'histoire ne se sont point fait scènes militaires, et n'ont point étudié sérieusement le soldat, ni dans ses uniformes, ni dans ses mœurs. Le catalogue de la section anglaise de l'Exposition universelle de 1889 ne fait mention que de trois peintures de cette catégorie, signées de noms, peu connus : John Cliarlton Wels et André Govv. Le peintre le })lus apprécié en ce genre est une femme : miss Thompson. Les artistes célèbres n'ont guère fait choix de sujets se rapportant à l'aimée que pour les composer au point de vue philoso- ])hi{jue et social. C'est « Dernière Revue » d'Herkomer, (|ui représente les invalides de (^helsea, assis en ligne sur les bancs de leur chapelle; et dont la scène du vieux soldat tâtant le ])ras à son ^oisin qui Ijaisse dolemment la tète sur sa poitrine et laisse tomber sa main inerte suises genoux, comme s'il venait d'expirer, caractérise l'inspiration; c est l'allégorie sentimentale du « Gueri ier heureux » de Watts, que résument philosophiquement les \ ers placés en épigraphe au bas du tableau :
Il n'esl pas vaincu, celui (jui tombe sur le champ de balaille Et cousenl à mourir, ne consenlanl pas à se rendre; Dont la mort ne peut troubler le cœur constant, Fidèle à sa loi, à son devoir, à son amour.
A PARRUST BARRAKS
serait-ilpasutiled'esnioment, de la peinl'Ecole anglaise?
l'histoire moderne pémn'ie de peintres est une surprise, général des œuvres ti'ouve guère ([ue néral Wolfe », })ar « lia moi't (hi gé- Copley; « L'entreet de Bliicher à la après Watei'loo » , sont là surtout des tées à la façon des par des artistes (|ui une spécialité des
On a éciit éloan^lais tient à loiit : à nuties, à la ps\ cliologie triotisme par l'aiitol acincs, bien loin, dans naître, qn'il est issu de familiale, ties rêveries en ee qn'elles ont de reeueilli ; qn'il pnise ses idées, les sentiments et la plus intellectuelle du maintes pages de ses ses traités d'est liéti(pie, compatriotes : « Vons ne ponvez pas, quand
Ei\ ANGLETERRE
qnemment ([ne l'art la science par ses mi- ])ar ses gestes, au j)anomie; (|u'il |)longe ses la terre qui l'a vu la vie bourgeoise et de cette vie, dn moins plus grave et de plus inspirations dans les les préjugés de la classe pays. Et, Ruskin, en livres d'histoire et de ne cesse de dire à ses êtes des Anglais et a ons même vous feriez mille
A LA TOUU UE LO.\UKI,S
A PAURLiST BAURAKS
fois mieux que vous ne faites, produire quelque chose de bon en dehors de ce que vos cœurs anglais vous inspire rout, et de ce que les cieux de l'Angleterre vous enseigneront. » (^r, ce qui est la forme la plus active, sinon la plus féconde, de la ^ie, la guerre, semble être resté inconnu ou dédaii'né dans l'ait anglais, si largement ouvert à toutes les autres nia-
A I>A TOUR IJK LONDRES
iiifestations humaisommet, compte (les poètes (l'une hante Buriie Jones, Hol- Brown, Leigliton, La canse de peintres militaires serait-elle pas dans sociale, — antithèse (jui a été l'origine de peintnre niili- (jue l'armée n'y est une simple aiii>loméet de mercenaires?
fait exclusivement par
nés, et cpii, à son philosophes et des valeur : Watts, man Hiint, Madox et Dante Rosetti.
la pénurie de en Ani^leterre ne cette particularité caractéristique de ce même de notre école taire, si brillante, — pas la nation, mais ration de volontaires J iC recrutement se le volontariat et surtout ])ar le racolai;c. L'écharpe
gi:m;k\l a. kllis
TtXLE l)t MANOEL\RK UlCS LIFK-U LARDS
de service en sautoir, à sa casquette ou sur sa toque, signe distinctif de sa fonction spéciale, un ntieud de faveurs, bleu, blanc et rouge, qui