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TROMPETTE DE CHASSEURS D AFRIQUE

Quelles compositions, originales, vibrantes, a inspirées encore la cavalerie, dont l'uniforme si brillant dans la variété des dispositions.

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dans l'éclat des couleurs, semble être la floraison des vertus d'audace, d'énergie et d'héroïsme, qui caractérisent ce corps d'élite, toujours aux premiers rangs des grandes batailles. Les aînés sont : un beau colonel de

dragons de 1789, sans moustaches, frisé et > i

musqué, à l'élégant habit à la française, que

militarise le fier casque sans visière, à la

crinière flottante et au panache hardi ; les

hussards de Saxe, à l'allure martiale, qui

visent au prestige sur les cœurs féminins,

avec le dolman, la pelisse et le haut shako

d'une allure si cavalière. Mais, la parade fait

rapidement place à la bataille ; la promenade ^ du cours La Reine, aux marches forcées.

CLAIRON DE CUASSEl'RS A PIED

Apparaissent les chasseurs à cheval de 1796,

sabrant l'ennemi ; les hussards de l'armée du Rhin, chevauchant sous la neige; les dragons de l'armée d'Egypte à dos de dromadaires, campés sur le sable, aux pieds des Pyramides et du Sphinx; les carabiniers, les chevaulégers et les lanciers polonais des charges impétueuses dans les plaines d'Allemagne et d'Autriche, les cuirassiers géants de Milhaut et de Kellermann. L'artiste nous montre, ensuite, dans l'inaction de la paix, mais se consolant de la gloire absente par l'orgueil des riches uniformes, les carabiniers de Monsieur, les hussards de 1822, les lanciers d'Orléans, de i83o; les cavaliers du second Empire; et les nouveaux dragons, cuirassiers et chasseurs, qui défilent graves et imposants, dans leurs uniformes sévères, sous les yeux des Parisiens émus.

Dans un troisième chapitre, les corps spéciaux d'Afrique ont fourni matière à des dessins qui sont autant de pages historiques émouvantes : Pour les zouaves, le combat dans les rues dé Constantine, en 1837; le combat du col de Médéah, en 1841; les zouaves à l'assaut en Crimée, l'inauguration du théâtre des zouaves, au siège de Sébastopol, sous le feu des batteries russes; zouaves et highlanders, à la cantine, à Balaklava;

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l'arrivée à Paris du zouaves, de retour de la campagne d'Italie; le I " zouaves à la bataille de Wœrth ; pour les tirailleurs algériens, avec leur fameuse nouba et un type de sergent porte-fanion, l'épisode de cette même bataille : la mort du capitaine Descliamps, frappé d'une balle au moment où il vient de répondre à son sergent-major :

« Les enfants du désert n'obéissent pas au chef qui descend de son cheval devant l'ennemi », Vient ensuite une scène pittoresque : l'entrevue d'un chef arabe et d'un colonel de chasseurs d'Afrifjue, avec ses officiers et un interprète, dans la cour d'honneur d'un palais algérien. Parmi les hauts faits de la Légion étrangère, l'artiste choisit l'affaire des héros de Camaron, au Mexique (avril i863), et le siège de Tuyen-Quan, au Tonkin, où deux compagnies formant un effectif de 8 officiers et 890 soldats, sous les ordres du chef de bataillon Dominé, ont lutté pendant 36 jours, contre 20000 Chinois. Sur les bataillons d'Afrique, il y a trois compositions variées : un bataillon défilant par un col, une corvée de travailleurs, et le combat de Couraya, dans l'expédition du général Trézel contre Bougie. Deux sujets résument l'héroïsme chevaleresque, de tradition dans les chasseurs d'Afrique : La charge du plateau d'Illy, le 3i août 1870, sous le commandement du général de (lalliffet, après la mort du brigadier Tillard et la blessure du divisionnaire Margueritte ; le combat singulier du capitaine Morris, à la Mafrag. Le 1-2 septend)re i833, une tribu défendait un gué de cette rivière; le capitaine Morris, à la tète de ses chasseurs, força le passage. Admirablement monté, l'officier français s'était lancé seul en avant dans le ravin contre le chef de la tribu, qui le provoqua en combat singulier. Les adversaires, sous les yeux des deux troupes,

CARABINIER Dlî LA GARDE IMPERIALE (l86^)

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en vinrent aux mains. Le chef arabe était un géant. Après des prodiges de force et d'adresse, le capitaine Morris le tua et donna ensuite l'ordre de charger; les chasseurs sabrèrent tout. Les spahis sont représentés dans leur charge célèbre de Taguin, sous le commandement du duc d'Aumale (i843).

Au chapitre de l'artillerie, neuf compositions font connaître avec précision, en des scènes tirées de l'histoire des plus fameux sièges, Anvers, Sébastopol, Paris, des campagnes du premier Empire et du second, toutes les transformations successives du matériel, de la balistique, des uniformes, les types d'officiers et de soldats des diverses tlivisions de l'arme, artillerie à pied, artillerie àjcheval, artillerie de siège, artillerie de campagne, artillerie de montagne, sous les régimes qui se sont succédé.

Huit grands dessins, dont les sujets sont pris dans les annales du génie, pendant les guerres du premier Empire, les diverses expéditions d'Algérie, les campagnes de Crimée, d'Italie et de France, donnent la figuration des travaux technicpies à ces périodes historicpies : mise en état de défense d'une tête de pont, écrénelage d'une ferme, réparation d'un ouvrage avancé après une sortie de l'ennemi, établissement des fascines, ouverture d'une brèche, d'une sape pleine, etc. ;et, dix autres montrent ce qu'étaient, en tenue de campagne, en tenue de ville et en tenue de parade, les sapeurs de la garde de Napoléon, les tambours des mineurs de iSa j, les sapeurs du génie du second Empire, les élèves de l'École polytechnique et ceux de l'Ecole de Metz.

Apparaissent ensuite les gendarmes, dans les nombreux changements de

leur destination, de leur uniforme, de leur équipement et de leur armement, depuis les lanciers-gendarmes envoyés en Espagne par Napoléon, jusqu'aux audacieux éclaireurs des armées de la Guerre de 1870-71, qui, la veille, escortaient placidement les voleurs et les vagabonds; les pompiers, si éloquemment dénommés les « Soldats du devoir » ; l'intendance; et, enfin, l'armée de mer, dont les troupes variées sont représentées en seize dessins, sur les vaisseaux, et sur les champs de bataille de nos colonies.

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