THÉORIE DE LA VISIBILITÉ DES FRANGES DINTERFÉRENCE
donnant peut-être qu'une approximation grossière, pourra t-lre plus comniotl.que des méthodes analytiques ou graphiques.
II. L un des objets que l'on s'était proposé en entreprenant ees études était la recherclie d'une radiation d'homogénéité suffisante pour pouvoir être employée comme étalon fondamental de longueur. Les courbes obtenues avec le cadmium montrent que ce métal fournit trois raies qui peuvent être employées dans ce but. La raie rouge est d'une homogénéité presque idéale, et permet aisément l'estimation d'un changement de phase d'un centième de frange dans une distance totale de 200""", ce qui dépasse 3ooooo longueurs d'onde. Les deux raies verte et bleue sont encore assez propres à être utilisées pour ces observations, et elles fournissent des contrôles extrêmement importants. Chacune d'elles cependant est accompagnée d'une raie faible, dont il est nécessaire (!<• connaître l'effet sur la phase des franges d'interférence.
Soient o la fraction de longueur d'onde dont la position d'un niininuim est déplacée par suite de la présence de la raie secondaire, a le nombre Ae périodes comprises dans la différence de marche, et r le rapport des intensités. On aura
Ainsi, si r=\. z, sera maximum pour a voisin de ^. et l'on aura approximativement
Cette correction sera la plus forte que l'on ait à appliquer; elle est négative si la raie la plus brillante a une longueur d'onde supérieure à l'autre. 11 est théoriquement possible de déterminer par ce moyen, dans le cas de deux raies inégales ou d'une raie élargie dissymétriquement. si la partie la plus brillante se trouve vers le côté rouge ou bleu du spectre.
III. On a dit que, même si l'on pouvait surmonter toutes les difficultés pratiques que l'on rencontre dans la construction des réseaux de grande dimension, on ne gagnerait absolument rien dans la résolution de certains groupes de raies spectrales, à cause de la largeur réelle de ces raies elles-mêmes, causée par le manque d'homogénéité des radiations qui les produisent. Les résultats des recherches qui précèdent montrent que, si nous sommes encore loin de cette limite avec les réseaux que l'on construit actuellement, elle n'en existe pas moins. L'accord entre les largeurs mesurées de dix-huit raies différentes montre en outre que cet élargissement des raies dans un gaz raréfié peut être parfaitement expliqué, en appliquant le principe de Doppler au mouvement îles atomes