ANNEXE III. - THÉORIE DE LA VISIBILITÉ DES FRANGES, ETC
vibrants dans la direction de la vision, et fournit une des preuves les plus directes de la théorie cinétique des gaz.
La forme des composantes dernières de tous les groupes de raies examinées jusqu'ici concorde bien avec une courbe exponentielle ç(ic) = e~"'^"; ce qui montre que la distribution des vitesses ne peut pas s'écarter beaucoup de celle qu'exige la théorie de Maxwell.
Si la limite indiquée plus haut était due seulement au mouvement des molécules, et si l'on pouvait rendre lumineuse la substance à une température assez basse, il serait sans doute possible d'observer des phénomènes d'interférence avec une différence de marche de plusieurs mètres. Mais il faut considérer que, puisque chaque molécule vibrante transmet son énergie à l'éther sous la forme d'ondes lumineuses, ses vibrations doivent diminuer d'amplitude; par conséquent, la série des ondes n'est plus homogène, alors même que les vibrations restent absolument isochrones; il en résulte un élargissement des raies, qui impose une limite à la différence de marche pour laquelle l'interférence est visible.
ANNEXE lY.