‹ Déterminisme de la taille de l'œil chez le mutant bar de la drosophile, Intervention d'une substance diffusible spécifiqueChapitre 20 sur 29 · DÉVELOPPEMENT LARVAIRE DU DISQUE IMAGINAE · texte numérisé non relu

DÉVELOPPEMENT LARVAIRE DU DISQUE IMAGINAE

La première partie de cet exposé a montré comment se traduisait l’action de l'extrait de Calliphora sur la taille de l'œil des mouches. Par un traitement approprié des larves, on provoque une augmentation plus ou moins forte du nombre de facettes portées par l'œil. Entre autres conclusions, on a vu que le traitement doit intervenir durant une certaine période de la vie larvaire. S'il a lieu en dehors de cette période, l’action de l'extrait est nulle. Il semble donc que ce soit au cours de la vie larvaire qu’interviennent les processus qui déterminent la taille définitive de l’œil. L'étude du développement larvaire du disque imaginal de l'œil pourra peut-être, dès lors, nous fournir d'utiles renseignements, capables de nous aider à interpréter les phénomènes qui conduisent l'œil de mouches traitées par l'extrait à augmenter de taille.

Le disque imaginal oculaire de la Drosophile est un amas de cellules, de forme déterminée, localisé entre la mâchoire chitineuse de la larve et le cerveau constitué par deux ganglions cérébroïdes et un bulbe. IL provient, de même quele disque antennaire, auquel il est étroitement soudé, de l’invagination d’un sac frontal symétrique. Cette invagination se produit durant le premier jour de la vie larvaire, mais il faut attendre le début du second jour pour distinguer les deux disques, oculaire et antennaire. A la fin de ce second jour, on identifie déjà facilement les différentes parties du complexe céphalique constitué par les deux disques antennaires attachés à la mâchoire, et les deux disques oculaires, soudés chacun à l'un des disques antennaires et reliés par les futurs nerfs optiques aux ganglions cérébroïdes (voir fig. 19,1). Entre leur apparition et la pupaison, les disques augmentent de taille, et chaque disque oculaire prend la forme d’une cupule coiffant le ganglion cérébroïde auquel il est rattaché (fig. 19, IL et IT).

Ce développement est caractéristique aussi bien du disque sauvage que des disques de Bar ou d’autres mutants intéressant l’œil, tout au moins dans ses grandes lignes. Si l’on veut saisir les différences qui peuvent exister

cependant entre le {ype sauvage et Bar, il faut examiner le comportement des disques d’une manière plus précise.

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