‹ Déterminisme et responsabilitéChapitre 7 sur 25 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

et pénitentiaires, des mensurations de la population des prisons, sont de suite frappées d'impuissance. Elles reposent sur des exceptions et non sur la généralité des auteurs d actes antisociaux. Je ne veux pas dire, d'ailleurs, que toutes ces conclusions soient fausses ; elles peuvent contenir une partie de vérité, surtout en ce qui concerne l'étude des facteurs : milieu social, milieu cosmique. En effet le criminel légal peut dans ce cas être justement considéré comme un spécimen d'antisocial, sur lequel agissent les milieux social et cosmique dans les mêmes conditions que sur la généralité des antisociaux occultes. Par contre, en ce qui concerne le facteur individuel, les conclusions déduites par les criminalistes sont viciées faute de terme de comparaison sûre ; de là résulte qu'on ne peut généraliser et établir un type criminel ; tout au plus peut-on établir des types criminels.

« De l'avis de tous les criminalistes contemporains, le crime reconnaît comme causes génitrices trois facteurs : milieu individuel, milieu social, milieu cosmique. Par milieu individuel ils entendent la conformation crâniale, cérébrale; le tempérament, la conformation du corps, en un mot la manière d'être de l'organisme physique tout entier. Par milieu social ils entendent l'édu-

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