PRÉFACE IX
cation, Tinstruction, les mœurs et coutumes de la collectivité ambiante, les conditions de la vie économique, intellectuelle, morale. Par milieu cosmique ils entendent la température, l'état hygrométrique, électrique, de Tatmosphère physique du sol où vit l'auteur de l'acte antisocial, »
Le crime est généré sous l'influence de ces trois facteurs. Le libre arbitre des métaphysiciens est, par conséquent, nié parles criminologues. Logiquement s'en déduit l'irresponsabilité des criminels. Cependant nombre de criminalistes concluent encore à la responsabilité pénale mitigée, sinon entière, des délinquants. Je ne parle pas de la responsabilité civile, car il est certain que notre sentiment de justice serait profondément froissé si un individu, auteur d'un préjudice à un autre individu ou à la collectivité, et capable de le réparer^ ne le réparait pas.
Cet illogisme des criminalistes provient de la crainte qu'ils éprouvent pour la société si l'irresponsabilité de tous les criminels était prônée. La téléologie sociale altère leur caractère de scientistes. La suppression de la pénalité entraînerait, à leur avis, une surproduction de crimes. Cela les épouvante, et alors l'homme de science s'efface devant le citoyen, le bourgeois, le privilégié social. Ce n'est pas la faute du criminel, a dit substantielle-