X PRÉFACE
ment M. Dubuisson, s'il est mal né et s'il a été élevé pour le crime, mais on doit le punir, le châtier, parce qu'il faut satisfaire la société, parce que la répression est légitime !
Par ce rapide aperçu sur la criminologie, on voit combien son enseignement scientifique présente de failles. Nous ne parlons point des cours émanant des criminalistes classiques, qui n'ont pour ainsi dire rien de commun avec la science. Nous entendons parler de la criminologie enseignée par l'école positive italienne et ses émules plus ou moins différenciés. Des nombreux traités écrits par les Lombroso, les Ferri, les Colajanni, les Corre, les Havelock Ellis, les Debierre, les Garofalo, les Tarde, des centaines d'études spéciales faites par une pléiade de scientistes en Italie, en France, en Allemagne, en Russie, en Espagne, en Grande-Bretagne, il ressort l'existence de beaucoup de lacunes. Une seule sorte de criminels, ceux selon la loi, est examinée. Les criminologues ont emboîté le pas à la police, selon l'expression de M. Manouvrier, et il faut avouer que c'est un procédé un peu primitif pour faire de la psychologie et de la criminologie ! Le crime occulte, c'està-dire celui qui échappe à la répression légale soit parce qu'il est licite, soit parce que son auteur est au-dessus de la loi, le crime occulte, dis-je, est de