‹ Dettes de cœur piece en cinq actes, en proseChapitre 101 sur 132 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

HENRI, WURGEN. Le Guide introduit Wurgen et tort.

WURGEN, an Gnide.

Ici?

HENRI

Monsieur de Wurgen !

WURGEN, lisant snr la carte.

Monsieur Henri de Bierges?

H EN RI, sc levant.

Oui, monsieur le comte. Comment, vous prenez la peine de me rendre visite? C’est moi, monsieur, qui devais vous prévenir.

WURGEN.

Monsieur, un Parisien qui vient à Bochnia du boulevard de la Madeleine a droit à tous les égards imaginables; malheureusement, ici, j’aurai pour vous les témoigner beaucoup plus de bonne volonté que de ressources.

HENRI, lui offrant une chaise.

Asseyez-vous donc, je vous prie, si toutefois il y a de quoi s'asseoir. Cela vous étonne, monsieur, de voir ici un visage de connaissance ?

WURGEN.

Vous me connaissez, monsieur ?

DETTES DE COEliR

HENRI

Mais certainement, et vous me connaissez aussi, je crois; rappelez bien votre mémoire.

WURGEN.

Je cherche.

HENRI

Nous nous sommes vus à Paris, chez notre ami commun, le baron Chaudrav.

WURGEN.

le ne me souviens pas.

HENRI, à lui-même.

Ah ! voilà son jeu.

WURGEN.

Pourquoi, monsieur, puisque j'avais l'honneur d’être connu de vous, n’avez-vous pas eu l’idée de descendre chez moi, au lieu de vous loger ici ?... Je suis campé, c’est vrai, mais convenablement, et j’ai deux mille hommes pour vous servir.

HENRI

Merci. Non, je n’ai pas eu cette idée, je ne pouvais l’avoir. Je me trouveüassez bien ici, n’ayant pas un long séjour à y faire.

WURGEN.

Voici d'excellents cigares, votre provision est peut-être épuisée.

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